‹ Le babillardChapitre 36 sur 356 · C II A M P A G N E · texte numérisé non relu

C II A M P A G N E

Modérez cette ardeur trop bouillante A sa tante, avant tout, il faut qu’oa vous présente, Décoré, qui plus est, du nom de médecin.

M 0 NT VAL

Tu te moques de moi.

CHAMPAGNE

Non : rien n’est plus certain.

Ce n’est qu’à la faveur de ce nom respectable Que vous pouvez entrer dans ce fort redoutable,

Et tromper les regards des parents soupçonneux.

Un amant sans fortune est un monstre pour eux.

Son mérite ne sert qu’à redoubler leur crainte.

V* MO NT VAL

Je ne puis me résoudre à cette indigne feinte ;

Et ma délicatesse...

CHAMPAGNE

Oh ! pour la ménager Prenez la qualité d’un illustre étranger,

Qui, pour son plaisir seul, et par goût pour la France, Exerce dans Paris cette utile scicnee.

Cela vous donnera, monsieur, un grand vernis,

Et vous ne pouvez voir Lucile qu’à ce prix.

Il faut donc, malgré moi, vaincre ma répugnance.

Préparez-vous ; voilà sa tante qui s’avance.

Lisette la conduit.

MON T VAL

Je tremble à son aspect.

CHAMPAGNE

Sachez une frayeur qui vous rendrait suspect.

Drenez du médecin le front inaltérable.

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