SCÈNE XII. — LE BARON, GLÉON MONTVAL, LA MARQUISE, LUCILE
CLE O N, au baron, à la marquis* et à Lun'l-'
Approchez tous les trois; venez, soyez témoins Du prodige nouveau qu’ont opéré ses soins :
Lucile n’a plus rien à craindre de ma flamme Dun amour ridicule il a purgé mon àme; ’
Nous voilà tous guéris par son art souverain;
N en soyez plus surpris, il n’est plus médecin.
LE BARON
Ma tille nous l’a dit, ma sœur est détrompée,
Dt je suis enchanté qu’il soit homme d’épée Il est toujours poète, et c’est ce que je veux.
, . CLÉON
ss aiment; permettez que je les rende heureux; iis auront tous mes biens.
LUCILE
Quel bonheur !
MONTVAL
Quelle gloire!
, , . LE BARON
u générosité qu’on aura peine à croire !
LA MARQUISE
J ai lait une méprise et viens de m’égarer;
C est peu de l’avouer, je veux la réparer.
LE MÉDECIN PAR OCCASION
(A Cléon.)
Votre exemple, monsieur, est des plus héroïques; Je le suis: ils seront mes héritiers uniques.
LE BARON, à Clé in.
Nous devons...
CLÉON
Vous devez me faire compliment D’allier aujourd’hui ce qu’on joint rarement,
Et qu’on devrait toujours joindre par préférence : J’unis le vrai mérite à la rare constance,
La gloire à la beauté, l’esprit aux sentiments,
Les grâces au savoir, les vertus aux talents; Puis-je de mes trésors faire un meilleur usage?
(A Montvol et à Lucile, qu’il unit ensemble.)
Mes enfants, formez vite un si bel assemblage; Soyez riches tous deux par mes justes bienfaits : Ce don vous manquait seul, et vous voilà parfaits.