Le Bailli de Suffren dans l'Inde
Les. éclatants services que vous avez rendus à la France, l'admiration que vous professez pour le grand homme de mer dont j'ai tenté de retracer Thistoire, et votre exquise bienveillance à mon égard , m'encouragent à vous offrir la dédicace de cet ouvrage.
Mettre nos fastes militaires et maritimes |i. la portée de toutes les intelligences , fut aussi le but d*un beau livre dans lequel vous avez étudié les révolutions que Tenchaînement des siècles a fait subir aux tactiques des armées et des flottes.
Nul ne fut mieux autorisé à entrepfendre une pareille tâche.
Mogador I St-Louis I Sébastopol .1
Qui peut désormais évoquer les glorieux faits d'armes que ces trois noms rappellent, sans y joindre le souvenir de la part que vous y avez prise ?
Votre belle conduite sur les côtes du Maroc vous valut la noble mission de rapporter en France les étendards qui flottaient sur Mogador.
Administrateur des plus habiles, vous avez su, plus tard, faire du Sénégal la plus productive de nos colonies.
Chacun sait , dans la flotte , le rôle brillant que vous avez joué dans la mémorable expédition de Crimée, où vous avez eu Theureuse fortune de planter le premier pavillon français sur le sol ennemi.
Votre savoir et votre expérience vous ont fait tracer, pour nos vaisseaux à hélice, une tactique navale devenue rapidement populaire dans notre marine.
En daignant accueillir avec bonté une étude historique sur l'illustre amiral de Suffren , dont vous avez si bien caractérisé le beau génie, vous acquerrez un titre de plus aux yeux de tous ceux qu'enthousiasme un passé glorieux.
Marseille.^ Février 1863.