Duchesne, Antiquités de Paris, p
Louis IX y reçoit les ambassadeurs, y donne des audiences publiques et distribue la justice à ses sujets. En 1302, le petit-fils de saint Louis rend le Parlement sédentaire, mais ne lui donne pas « tribunal au prétoire certain » . Louis X pourvoit à ce soin, et assigne au Parlement « lieu ou Palais, ancien séjour et demeure des rois » (1).
Ce n'est plus la modeste résidence de « Mr. saint Louis » , mais bien « un palais royal tellement bâti, qu'en édifice et singularité d'architecture, il est encore aujourd'hui censé et réputé l'une des plus belles besongnes qui soient au monde » (2). C'est à Philippe le Bel que l'on doit ces merveilles. En montant sur le trône, il « avait trouvé le royaume si opulent, qu'il fit édifier de très somptueuses et magnifiques ouvrages : le grand Palais royal, près de la Sainte-Chapelle et du petit
Louis d'Orléans , Ouverture des Parlements , p. 275.
1. Miraulmont, p. 9.— Laroche-Flavin, p. G. — Annales de Paris, p. 63. — Corrozet, p. 98.