‹ Le bailliage du Palais Royal de ParisChapitre 5 sur 30 · Pénalités anciennes (supplices, prisons et · texte numérisé non relu

Pénalités anciennes (supplices, prisons et

grâces) .

incohérentes (1), stériles, et il faut maintenant revenir à ce que Ton avait (2), avec une trop soudaine précipitation, cru changer heureusement. Aussi, l'histoire de nos anciennes institutions judiciaires, comparées à celles dont nous jouissons, est-elle une source abondante d'exemples (3), d'enseignements et de consolations. Il faut rendre inviolable et sacré l'arsenal de nos lois et nous inspirer tous, magistrats et justiciables, des sages remontrances, vraies encore aujourd'hui, que Jehan Gerson adressait respectueusement,

1. Telles sont les réformes prétendues apportées par l'article 1781 du Code Napoléon modifié et par les articles du Gode pénal 414, 415, 416, remplacés par la loi du 2o mai 1864.

2. De Tocqueville, l'Ancien Régime et la Révolution.— Duvergier de Hauranne, Histoire du Gouvernement parlementaire.

3. 16 décembre 171 o. Arrêt de la Cour des Aydes qui défend aux officiers des élections, greniers à sel, juges des traites, dépôts de sels et autres ressortissants en ladite Cour, d'assister aux audiences , n'y faire aulcunes fonctions, autrement qu'en robe et bonnet carré, et ailleurs qu'au bureau de leur juridiction. — La tenue sévère des magistrats a une influence qu'on n'observe plus guère aujourd'hui, ni dans leur habillement, ni dans leur costume, et qui a cependant sa sérieuse raison d'être observée,

en 1405, au Roi Charles VI, sur l'état du royaume de France :

« Dieu veuille que la justice soit toujours « conservée, sans être enfreinte pour le « grand ne pour le petit, car autrement se « vérifieroit ledict d'Anastase, le philosophe , « que les lois ou arrêts des juges sont comme « les toiles d'araignée, qui retiennent les « petites mouches et laissent aller les gros- « ses. »

Vendeuil (Aisne). Octobre 1874.

DU

JURIDICTIONS RENFERMÉES DANS L'ANCIEN PALAIS ROYAL OU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS.

jous n'avons pas à écrire ici Phis- 'toiredu Grand Parlement de Paris, >dont nous avons ailleurs retracé les y annales (1), mais à parler des outres juridictions qui vivaient, comme à son ombre.

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