SCÈNE X
Les Précéderas, JEANNETTE,
JEANNETTE
Eîi mon dieu! qu'y a-t-il donc?
THIBAUT
N as-tu pas vu à la maison un papier que j'ai laissé traîner ?
JEANNETTE
Oui , monsieur... c'est moi qni Ta pris.
t ni d a ut, à Jennj.
Vous le voyez Lien. ( a Jeannette) Donne le moi vite, notre fortune en dépend.
JEANNETTE
Moi!,., vous le donner ! ...fi, monsieur, ii , vous dis-» je!., je me le suis fait lire, ce papier; et vous devriez avoir honle... qu'est-ce que cela signifie?., un homme marié avoir des valeurs comme celle-là, en porte-feuille.,, ( pic urant. ) Ah bien ! si mon père le savait.
THIBAUT
Taisez-vous , madame Thibaut... c'est un recouvrement!... et vous qui parlez, si ce matin vous n'aviez pas fait de dépenses... je n'aurais pas éîé obligé de prendre des effets comme ceux-là en payement.
JENNY
Enfin, Jeannette, voyons ce papier... j'espère qu'à moi, vous pouvez bien me le confier.
JEANNETTE
Oh ! mon Dieu , madame , je ne demanderais pas mieux... mais je ne l'ai plus.
THIBAUT
Elle ne l'a plus... je suis ruiné.
dfrville, à parl% Je respire.
JEANNETTE
C était une petite feuille en lonçr... maïs pire qu'un billet doux ordinaire, parce que c'était sur papier timbré
THIBAUT
Et comment savez-vous cà?
JEANNETTE
Parce que j'ai rencontré le major Valbrun, que j'ai prit de me le lire.
JENNT-
Le major!
DEllVILLE.
C'est fait de moi.
Alors... il m'a dit en riant : « Mon enfant, si vous » voulez me passer ce billet-là à mon ordre... je vais vous » l'escompter». Moi qui ne savais pas ce que c'était... je lui ai dit : je ne demande pas mieux... alors , c'est drôle, il m'a donné un baiser.
THIBAUT
Bravo!... c'est le second danjourdhui.
JEANNETTE
Et moi , je lui ai laissé le papier.
DERVILLE
Ah! grands dieux!... entre les mains du major. .. um billet au porteur.
JENNT.
Là, monsieur... vous en convenez donc?...
JJEB.VILLE.
Oui, morbleu; mais je vais retrouver le major.
VILLE DE BRUXELLES - STAD BRUSSEL Archives - Axchief
MOttCEÀU D'ENSEMBLE.
Àm : Pour tromper un pauvre vieilland (du Tableau
parlant . )
jennt et jeannette, à De/ville et à Thibaut.
jijftrr.
C'est affreux ! c'est indigne à vous!
Abuser du cœur le plus tendre !
Non , je ne veux plus rien entendre , Je n'écoute que mon courroux.
IIARM ttk , à 77; ibau t .
C'est affreux ! c'est indigne à vous1.
Voyez quel mari doux et tendre !
Mais je ne veux plus rien entendre , Je me moque de son courroux.
», derville, à Jcnny.
C'est affreux ! c'est indigne à vous l Mépriser l'amant le plus tendre !
Ce billet. . . je veux le reprendre , Ou s'il refuse de le rendre , Qu'il redoute tout mon courroux.
Thibaut, à Jeannette.
C'est affreux ! c'est indigne à vous ! Quand ma fortune en peut dépendre !
Ce billet, vous le laisser prendre!
Je n'écoute que mon courroux.
( Derville sort par le fond. Jeannette par la gauche , et Thibaut par la droite. )