FRIQUET, CAMOMILLE
priqult, au fond, un paquet d la main.
Peut-on entrer. Camomille ?... Etes-vous seule?
camomille. Oui, entrez, mon onde est sorti; mais comme il ne peut tarder à revenir, dites-moi tout de suite ce que vous avez à me dire.
FRIQUET. Laissez- moi d'abord vous donner votre paquet.
CAMOMILLE. Hein I
FRIQUET. Vous allez me comprendre ; mais puisque les moments sont précieux, autoriscz-moi à vous dérober rapidement an baiser.
camomille. Non, monsieur, je ne veux pas.
fuiquet. Si vous refusez, ça nous retardera, {»/ f embrasse} et les moments sout précieux.
pinson, qui a levé son couvercle, l'n rival?
lacaille, même jeu. Un concurrent ?
pinson. Nous sommes deux I lacaille, apercevant Pinson. Nouitora»
mes trois 1 [Les deux couvercles se referment avec bruit.)
friquet. Hein ? qu’est-ce qu’il y a ?
camomille. Rien, c’est dans la rue. — Voyons, parlez t
friquet. Voilà la chose. Quand, tout à l’heure , j’ai vu passer le père Chiendent devant ma boutique, presto, je suis allé vous louer le superbe costume de bergère qui est ci-inclus.
camomille. Un costume de bergère I friquet. La toquade de vos rêves se réalise.
camomille. Il serait possible !
friquet. Ne m’interrompez pas. Alors, je suis venu chaud, chaud, pour vous dire ceci: Camomille, je me suis juré d’étre votre époux; vous pouvez donc, sans accroc pair votre honneur, venir avec moi, au bal du Sauvage, le mieux composé du quartier.
camomille. Au bal du Sauvage?
friquet. Ne m’interrompez pas. Quand dix heures sonneront, j'arriverai, dard, dard, en paillasse, gratter à la porte de l'allée que vous aurez laissée ouverte, et je dirai : Bergère et Paillasse, ça sera le mot de passe.
camomille. Mais si mon oncle...
friquet. Ne m’interrompez pas. Votre oncle n'a rien à faire là dedans, et écoutez mes dernières instructions.
lacaille, sortant du bahut. J’en sais assez, et j’ai mon plan... sauvons-nous. (// se sauve par le fond.
PINSON, même jeu. Je sois suffisamment instruit... cl j'ai mou trac. Décampons. (Il «>rf.)
rniuorr, 4 Camomille.
Air : Une fUU ut mu oiimu.
|)l« que l'heure tonnera,
Vmm aerex mit* en bergère ;
ht p»uf rua» ravir, p»« ebère,
En pailla#*' l'amour viendra.
La carnaval noua invile,
Obéissons-lui bien vite.
CtnOMILLK.
Pouriaul la frayeur m'agite.
raïQurr.
Chut! na m'interrompez pas.
Puisque le* ouit* de folie Sont lea beaux jours de la vie,
Fêtons donc le mardi-gras t Mardi-gras,
Se t'en va pas’!