SCÈNE IX
EUSTACHE, BLAVET, puiJ CAMOMILLE.
EUSTACHE, en cocher , un fouet et une lanterne à la main. Il est un peu gris. Non, père B’avet, je crains de voui déranger.
blavet. Allons doncl n’étes-vous pas une vieille connaissance, et en môme temps une vieille pratique?
eustache. Alors, j’allumerai, sans façon, ma lanterne chez vous.
blavet, ap{)elont. Camomille! Camomille!
CAMOMILLE*, apportant de la lumière.
Voilà, mon oncle; j'allumais la chandelle.
Bonjour, père Eustaclie.
eustache. Mademoiselle, à tous rendre mes devoirs. ( Lui prenant la chandelle et allumant ta lanterne. ) Vous permettez!...
C’est qu’un jour de mardi gras, on n’aimerait pas à se faire mettre en fourrière.
blavet. Voyons, mon enfant, il faut fermer la bou tique. Aujourd’hui, la pratique songe plutôt à attraper des rhumes de cerveau qu’à se soigner. ' camomille- Ëa porte de l’allée est déjà fermée à double tour, mon oncle.
blavet. Alors, je me chargerai de la. devanture. Rentre dans ta chambre... Ah! liens, voici ta galette. Il ta Tu vois
que je pense à les plaisirs.
camomille. Merci, mon oncle.
blavet. Couche toi tout de suite pour être levée au petit jour. Va ronfler, ma fille, va ronfler.
camomille. J’y vais mon oncle**.(// pari.) Oui, comme je danse.. . Je vais me costumer.
[Haut.) Bonsoir, mon oncle... Bonsoir, père Eustache.
eustache. Mademoiselle, à vous rendre mes devoirs. ( Camomille rentre dans ta chambre. )
* Eustache, Camomille, Blavet.
*’ Eustache, Blavet. Camomille.