SCÈNE IV
| CAMOMILLE. LACAILLE, dans le cabinet.
camomille. Vous voilà déjà revenu?
lacaille, d part. C'est elle !.. .• et elle est seule 1
camomille. Vous n’avez pas été longtemps.
LACAILLE. L'impatience d'élre auprès de vous m'a donné dus «îles. [A part.) Où diable est donc l’autre? Ma foi qui quitte sa place la perd...
CAMOMILLE, Vous avez trouvé facilement la cuisine?
lacaille. Oh! oui, à l’odorat...
Camomille Voyons, découpez ça bien vite. (U regardant.) Qu’cst-ce qui fat donc arrivé à votre nez?
LACAILLE. A mon liez?
CAMOMILLE. Tout à l’Iieure, il était aquiliuût maintenant il est eu trompette.
I.VCAlî.i.E, d part Diable! l’autre l’avait aquilin. (Haut.) Je devine. .. c’est que je mu serai approché trop prés du fourneau, et la rliahur l’aura rri pé... (// rit en te titanl le nez.) Ah! c'est ma fui vrail J’ai maintenant un nez à h Uovelane , ah ! ah ! (Il mange)
camomille. Ça vous fait encore plus parler du nez qu’au paravtnl; vous n’avez plu* le môme organe.
lacaille. (Il rit.) Ahl ah! ab! ali! r>*t original.
CAMOMILLE, l’eudant votre absence , j’ai maug* presque toute» lus crevettes.
LACAILLE. Pi esque toutes; tau l pis, rar j’adore les crevettes !
camomille. Tiens! tout à l’heure vous ne pouviiz pa* les souffrir ?
LACAILLE, à pari. J’ai dit une bêtise.
(Haut) Al»! daine, les goût» changent.. .
mi n’aime pas une chose Jaus un moment, ut puis crac! on l'amie dans un autre. (H rit.) Ah ! ah I ah! «h !
camouili e. Ah! que vous riez bêtement.
Ver-ez moi donc à boire !
lacaille. A votre santé, mon adorable!
(Il boit.)
AlK de Xaryiot.
J'aime, A berfrerrtte,
l\s voix noirs fripon*.
CAMOaitIR.
J'aim* lo collerette,
E» 1rs tfrii* boulons.
OCMI.LI.
J'adore, 6 ma m*<*,
Ton petit menton.