‹ Le bal du sauvage folievaudeville en trois actesChapitre 31 sur 48 · I.E BAL DU SAUVAGE · texte numérisé non relu

I.E BAL DU SAUVAGE

FRIQUET. O ciel!

camomille. Non, pas au ciel, à la cuisinc.

friquet, à part. Que s’est-il passé en mon absence?... Dissimulons.

CAMOMILLE. Eh bien, ce plat?

FlUQl’ET. Il est dans la friture.

CAMOMILLE. La sahde de homard dans la friture!. . Ah çà, décidément vous êtes doue toqué.

friquet. Non, je confondais avec les goujons.

camomille. Des gou'ons ?.. . vous en avez demandé?... Tant mieux ! j'en raiïole, FRIQUET, regardant la table et les deux e urent. Deux couverts... (Avec exclamation,; oh t je suis frit!

CAMOMILLE. Oh ! oui, bien friis, bien rissolé*, c'est excédent! Ah çà, mais qu’esl-ce qu’est donc encore arrive à votre ne/.?

friquet. A mon ne»?

camomille. U voilà cornard, à présent!. ..

tout à l'heure il était ù la Roxelane ... avant aiuilin... ci vous êtes camard, maintenant?

friquet, à part. Oh ! tous ces nez se dressent devant moi I

CAMOMULE. Je vous demande ce qui est arrivé à votre nez? ou demande les mémoires de votre nez ?

FRIQUET. C'est le froid qui l'aura ratatiné-

camomille. Tout à l'heure, c’était le chaud. En voilà un nez impu>sionnablc.

FRIQUET, ôtant son faux nez. Je m’y perds! néanmoins continuons à dissimuler.

camomille. Tiens! vous vous décidrz donc à l'ôter, votre piiïard ? vous n’étesdonc plus enrhumé du cerveau?

friquet. Non, non. (A part.) C’est tout un drame qui se révèle!... mon rival était pris du uez.

camomille. Oh ! qu’il me larde d'avoir soupe, pour aller danser ensemble, mon petit Friquet !

friquet, à part. L'usurpateur avait pris mon nom, à ce qu'il parait.

camomille. Nous danserons tou les lus polkas, et entre deux contredanses, vous me payerez un soldat.

friquet. Un soldai?

CAMOMILLE. Il y a si longtemps que jVn ai envie.

friquet. Comment? Camomille, vous avez du goût pour les soldats ?

CAMOMILLE Oh 1 oui, je n’en ai pas encore goûté; mais on dit que c’est délicieux, un foldat à la groseille, avec de l'eau de Seltz.

friquet. Ah! bon! un soda!... un sodawat r. .. Oh! je vous en payerai deux de ceux-là! (.4 part.) Je respire!... Ah! qu’elle * st bcFe en bergère. [// veut l'embrasser . , Hum ! ! !

CAMOMILLE, le repoussant. Ah l vous allez encore m’embrasser. .. non, monsieur, je ne veux plus.

friquet, effrayé. Encore! vous avez dit :

encore !

camomille. Je vous répète que ça m’ennuie. ..

friquet, à part. O ange!... tu me rassures. (Haut.) Camomille!.. . Camomille !...

camomille. Qu’est-cc qui vous prend?

friquet. Il me pousse une idée. Celte année, le paillas-e est très-bien porté. 11 pourrait sc faire qu’il y en eût pas mal au bal. Pour éviter dos quiproquos désagréables, ô ina Camomille ! donnez-moi la rose que vous avez à votre corsage; j’en ornerai mon chapeau, et vous me reconnaîtrez toujours à ce panache.

CAMOMli.LF, détachant son Ifouguet. Je le veux bien.

FBIQCKT,

Al* : Foulon Je n<$e.

Que celte ro*e

Soit l'offrande de Ion amour .

J'a' tond» que ton canif en di«po*i>.

Four que je piiw dire an jour :

J’ni pri* «a rote. 1 6 j«.)

ctuouii tt, fa lui do nnen*

Même air.

Oui, eetlc rote

Eit l’image de no* btaux jour*;

Four tous, si mon cœur en dispose,

Tâche* de ma faire toujoure Voir tout en ro*e.

Voici ma rote,

friquet. O bonheur incommensurable !...

[Se mettant à table.) Oh ! je vais manger du saucisson !

FRIQUET. Il va venir. [Buvant.) A votre sauté, ô un bien-timée !

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