PINSON, CAMOMILLE
rtxsosr, il entre en ehoatnm.
J'ai longtemps parcouru le nnnd*
Et Ton m'a vu de toute part.
Courtisant vt U brune et la blondi-.
Aimer etd'antur etd'acbnr'
camomille. Encore cet original !
<■( nson .It« bonjont ài’nimahli' Ciiinumillt'. . . j,-» vous trouve seule, tant mieux ! mon langage en sera plu* explicite et plu* pasiionné.
Camomille. Est-ce que voua voulez encore du tilleul?
PINSON. Non... je veux savoir, jolie Camomille, combien de temps moi, Pinson, c'est mou nom.. » profe#*eur de utaziuka.
c'est mon état, je dois encore pal|»iier A) eut ■l'attendrir le caur dont vous faite* l’ornement?
CAMOMII.it. Alt ! voilà donc le grand mot l lâché!..*
pinson. J'ai tâché le grand mot; je joue 1 1 * m jmns cartes sur table...
I (.VU0MIU4- Ecoulez...
U BAL l>L SAUVAGE.
m>CK, chanta»*.
IfftiH», éemU. èeaule, quand en e»t bien aiiuifcm», |nM|
camomm.i.e , f in/rrromjwof. Emulez , monsieur Ho-oignol.
PINSON, l'iuson, mademoiselle, Pin sou.
camomille. Si c’est pour me dire de ces lié i i m'n -l j que tous Me» Tenu , je dois vous dire aussi, caries sur labié, que v< us perdez votre temps.
PINSON. Ce n’est pas mon avis... Je sais fo t bien qu’il tic suffit pas que je me jette il vos pieds pour que vous vous jetiez 5 ma tête; mais le temps est un farceur qui fait bien des miracles, (// rhnnte.)
Ab! prends garde k toi.
T'a* beau taire des manière», *
P inton U pincera, œn cl.ère.
Il te pincera quelque jour.
CAMOMILLE. là tout ce qo’il faut vous I si rvir!
pinson. Ah! c’est juste, il faut consommer ; alors, donnez moi des télés de pavots. . .
camomille. Mais vous êtes déjà venu en chercher hier.
PINSDN. Je sais qne je suis à la télé de pas mal de lôtcs; mais pour avoir avec vous un léle-à-lête, je jette l’or par les fenêtres. (// chante. )
Oui, l*or ni une chimère ;
Il u ut bon que pour payer C*« gueux de propriétaire*
Et CM gredin» de botliera.
camomille, il est amusant ! Dites donc, monsieur Sut sonnet...
i -’nso.v Pinson, mademoiselle. Pinson.
camomille. Je vous trouve amusant et pas dangereux du tout.
pîkson. Tantmhnx! c'cst toujours comme ça que tes femmes se laissent pincer.». Vous voyez, je vous montre mes dominos... Et pourtant, faut-il vous dire le fin fond de un pensée?... Eh bien , depuis trois semaines, j’achète tous les matins un sou de braise d . ni je fais collection. .. J’en ai déjà rempli n ais vieux chapeaux mis à la retraite, et si dans quinze jours je ne vous ai pas enflammée, j'allunie les fumerons, et je pars à toute vapeur. (7/ imita le bruit d'une locomotive ) po.ir l’éternité. {Il chante.)
Bon voyage,
Moniteur DumiUl !
Je ne «ai* oh d<M>arqu»r «an» naufm,*.*.
Bon voyage.
Monsieur DumoUt,
P»»r l'autre Blond* fa il»'» votre paqxn.
(I/Jinc iMOation.)
camomille, Ecoulez, monsieur Colibri.
PINSON. Colibri!... un oisrau-mouc'ie...
Ab! mademoiselle, voici la première fuis qu'on m'appelle mouche...
camomille En voilà assez pour une première déclaration ; il faut en garder pour demain.
riBto*, chantant.
J*uui« a*«*< quand on parle à amour,
C'«*t le refrain d‘i»n galaot troubadour 1
camomille. Je vais vous donner vos pavots, et VOUS allez filer bien vite. (Elle ta ou comptoir.)
PINSON. * Filer, jamais! (Il chante.) 4
Je veux rester k cette place.
Je ma cramponne k celle place.
C'eut relie où me liie l'amour,
C’evt celle où. . .
{S' or réunit tout ci coup ru rtfarAan t au fond. •
(a. I ! que vois-je?. .. Césariae!.. . ma Diau de Lys qui se dirige par ici S. .. Enfer et bitume!. .. où me fourrer?... Ah! dans ce bahui. ( Il $e fourre dam le. bahut (fui ett à droite. J Escamotons-nous . 1 II referme te courerele et diupuratt. )
CAMOMILLE, se retournant. Kcvoilit vos pavois... Oh! bien, où est-il passé?