‹ Le barbier de Paris; drame en 3 actes imité du roman de Paul de KockChapitre 11 sur 50 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

BLANCHE , ENSUITE MARGUERITE et URBAIN.

BLANCHE , seule d'abord.

Je tremble î... Oh! oui,., j'ai eu tort de lui promettre... Je ne dois plus le revoir.., jo URBAIN , accoar<2«/.

Ma chère Blanche !. . .

, MARGUERITE , entrant.

Monsieur , monsieur , retirez - vous..*.. Vous ctes entré malgré moi... Vous allez me perdre.

UBDAIN.

Non , bonne Marguerite , ne craignez rien , je m'en irai bientôt... Laissez-moi obtenir mon pardon de Blanche et de vous-même; je vous ai trompées toutes les deux... C'était le seul moyen de me rapprocher de relie que j'aime... Oui, chère Blanche, je vous aimerai toujours!...

MARGUERITK.

Retirez-vous, monsieur, je ne veux rien entendre

Savez-vousquei danger vous courez?... De grâce, retirezvous.

Oui, Urbain, si nous étions surpris Je tremble à

chaque instant...

URBAIN

Je ferai tout pour vous posséder. ..Dès demain ,M. Touquet connaîtra mes sentimens.

MARGUERITE

Ah! n'espérez jamais obtenir l'aveu de M. Touquet; gardez-vous de lui rien dire au contraire. URBAIN , vivement.

Il saura tout ; il le faut.... quand il devrait me tuer

Croyez-vous que je puisse renoncer à Blanche... me priver de la voir désormais?... NoTi,c'esl impossible. Si M. Touquet n'a pitié ni d'elle ni de moi, je me flatte peut-être d'un fol espoir... mais je crois pouvoir compter sur la protection d'un seigneur puissant.... Je ne l'ai vu qu'un moment..., mais il m'a paru franc , généreux... et peut-être...

MARGUERITE

De quelle personne parlez-vous?

URBAIN

C'est une aventure qui m'est arrivée.

MARGUERITE , avec curïosité.

Une aventure?..,

URIîAlN.

Il y a trois jours, je sortais d'ici... j'éiais dans le costume qui me faisait passer à vos yeux pour une jeune fille de campagne. Il était lard ; je fus poursuivi, jusqu'au quai de la Tonrnelle, par trois hommes ri<;hement vêtus... Me prenant pour une femme, l'un d'eux m'insulta... Ils reconnaissent à ma voix leur erreur , me pressent en riant de leur raconter la cause Je mon déguisement... Je refuse, ils insistent... Celui qui m'avait parlé le premier tire son épée et me barre le chemin. Donnez -moi une arme , m'écriai-je avec colère; et je me jette sur fépée de celui îqui se

trouvait le plus proche. Lecombatue fut pas long; je blessai mon adversaire au bras. Ses amis accourent; il les arrête : C'est un brave, dil-il; il m'a donné une leçon. Alors, me tendant la main : Si quelque jour tu as besoin de moi, tr peux compter sur le comte de Villebelle.

MARGUEKITE.

Et vous espérez tout d'un homme que vous avez blesser

BLANCHE, effrayée.

No vous faites jamais connaître , au contraire.

URBAIN

Ohl Blanche! dites-moi que vous me pardonnez de vous avoir trompée... que vous m'aimez encore.

BLANCHE

Oui , Urbain , je vous aime ; mais ne restez pas ici plus long-temps.

MARGUERITE

Oui , Monsieur, partez, je vous en supplie.

URBAIN

Adieu, Blanche!

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