LES MÊMES, LE COMTE
LE COMTE , sur le perron. Qu'est-ce donc?... quel est ce bruit?
UllUAIN.
Ah! Monsieur le qoipte, faites-moi iusiico tle ce misérable.
TOUQUET
Vous avez bien placé votre confiance, Monsieur le comte... cet homme a déjà profité de vos bonlés. Voici un purleieuilie qu'il vous a dérobé , il porte vos nimes. LE COMTE , prenant le portefeuille.
Comment?..
CHAVAGNAC
Non , je vous jure... je l'ai trouvé chez Touquet dans un, cabinet.
TOUQUET
Chez moi?... cVst un mensonge.
LE COMTE, rapidement.
Dieul... c'est le portefeuille que j'ai donné jadis à Estelle , il doit être double... ( il cherche dedans. ) une lettre!.., son écriture!., pauvre Estelle... ( il paraît dans la plus grande agitation pendant la lecture de cette lettre quHlfail à haute voix . )
« J'ai peu de temps à vivre , c'est votre abandon qui me «tue... je suis allé cacher ma douleur dans le village de « Villemont...
TOUQUET, à part.
Villemont, le lieu de ma naissance 1... LE COMTE , continuant.
« Je n'ai plus de parens... après ma mort le digrx; u vieillard qui nous a recueillis vous conduira ma fille... « Il se rendà Paris sous un nom supposé ; car son fils l'a »< déshonoré. Je lui confie ce qui reste de ma fortune; ma « fille n'aura besoin que de l'amitié de son père ; le vieux « Touquet vous la conduira. {S' interrompant et regardant Touquet!...
TOUQUET, atterré.
Ah! mon père!... Et ma main...
LE COMTE , achevant la lettre.
«Adieu, Villebelle..... n'abandonnez pas la pauvre Blanche. » {hors de lui. ) Blanche cslma fille !.. Blanche!., et j'ait fait son malheur!..
( // court au cluiteau. )
URBAIN
Blanche , sa fille!... ô ciel !... elle est ici !.^.
( // l'a aussi au fond. )