‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 106 sur 288 · CINQUIÈME COUPLET · texte numérisé non relu

CINQUIÈME COUPLET

Qui vous fait tant plorer?

Nous faut le déclarer.

Madame et Souveraine, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) J'avais une Marraine, (1) Que toujours adorai.

SIXIÈME COUPLET

Que toujours adorai; Je sens que j'en mourrai. Beau Page, dit la Reine, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !

N'est-il qu'une Marraine?

Je vous en servirai.

SEPTIÈME COUPLET

Je vous en servirai ; Mon Page vous ferai ; Puis à ma jeune Hélène, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !; Fille d'un Capitaine, Un jour vous marierai.

1. Ici, la Comtesse arrête le Page en fermant le papier.Le peste ne se chante pas au théâtre.

118 LE MARIAGE DE Fia\RO

HUITIÈME COUPLET

Un jour vous marierai. — Nenni n'en faut parler ; Je veux, traînant ma chaîne, (Que mon cœur, mon cœur a de peine !) Mourir de cette peine ; Mais non m'en consoler.

LA COMTESSE

Il y a de la naïveté... du sentiment même.

SUZANNE va poser la guitare sur un fauteuil (1).

Oh! pour du sentiment, c'est un jeune homme qui... Ah çà, monsieur l'Officier, vous a-t-on dit que pour égayer la soirée, nous voulons savoir d'avance si un de mes habits vous ira passablement?

LA COMTESSE

J'ai peur que non.

SUZANNE se mesure avec lui.

Il est de ma grandeur. Otons d'abord le manteau.

(Elle le détache.)

LA COMTESSE

Et si quelqu'un entrait?

SUZANNE

Est-ce que nous faisons du mal donc? je vais fermer la porte. (Elle court.) Mais c'est la coiffure que je veux voir.

LA COMTESSE

Sur ma toilette, une baigneuse à moi. (Suzanne entre

dans le cabinet dont la porte est au bord du théâtre.)

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