‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 108 sur 288 · CHÉRUBIN, LA COMTESSE, SUZANNE · texte numérisé non relu

CHÉRUBIN, LA COMTESSE, SUZANNE

SUZANNE entre avec un grand bonnet.

Le cachet, à quoi ?

LA COMTESSE

A son brevet.

SUZANNE

Déjà?

LA COMTESSE

C'est ce que je disais. Est-ce là ma baigneuse?

SUZANNE s'assied près de la Comtesse (1). Et la plus belle de toutes. (Elle chante avec des épingles dans sa bouche.)

Tournez-vous donc envers ici, Jean de Lyra, mon bel ami.

(Chérubin se met à genoux. Elle le coiffe.)

Madame, il est charmant!

LA COMTESSE

Arrange son collet, d'un air un peu plus féminin.

SUZANNE l'arrange.

Là... mais voyez donc ce morveux, comme il est joli

en fille ! j'en suis jalouse, moi ! (Elle lui prend le menton.)

Voulez- vous bien n'être pas joli comme ça?

LA COMTESSE

ou* elle est folle ! Il faut relever la manche, afin que ïamadis prenne mieux... (Elle le retrousse.) Qu'est-ce qu'il a donc au bras? Un ruban?

SUZANNE

Et un ruban à vous. Je suis bien aise que Madame Tait vu. Je lui avais dit que je le dirais,déjà!Oh! si Monseigneur n'était pas venu, j'aurais bien repris le ruban ; car je suis presque aussi forte que lui.

LA COMTESSE

Il y a du sang! (Elle détache le ruban.) CHÉRUBIN, honteux.

Ce matin, comptant partir, j'arrangeais la gourmette de mon cheval; il a donné de la tête, et la bossette m'a effleuré le bras.

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