‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 155 sur 288 · ACTE III, SCENE XX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XX

MARCELINE, courant prendre Bartholo a bras le corps, le ramène.

Arrêtez, Docteur, ne sortez pas.

FIGARO, à part.

Non, tous les sots d'Andalousie sont, je crois, déchaînés contre mon pauvre mariage !

SUZANNE, à Bartholo.

Bon petit Papa, c'est votre fils.

MARCELINE, à Bartholo (1).

De l'esprit, des talents, de la figure.

FIGARO, à Bartholo.

Et qui ne vous a pas coûté une obole.

BARTHOLO

Et les cent écus qu'il m'a pris ?

MARCELINE, le caressant.

Nous aurons tant soin de vous, Papa !

SUZANNE, le caressant.

Nous vous aimerons tant, petit Papa !

BARTHOLO, attendri.

Papa ! bon Papa ! petit Papa ! voilà que je suis plus bête encore que Monsieur, moi. (Montrant Brid'oison.) Je

me laisse aller comme un enfant. (Marceline et Suzanne l'embrassent.) Oh! non, je n'ai pas dit Oui. (lise retourne.)

Qu'est donc devenu Monseigneur?

FIGARO

Courons le joindre; arrachons-lui son dernier mot. S'il machinait quelque autre intrigue, il faudrait tout recommencer.

TOUS ENSEMBLE

Courons, courons. (Ils entraînent Bartholo dehors.)

Page 1