FIGARO, MARCELINE
FIGARO
Quel excès d'attention pour sa femme ! (il veut sortir.)
MARCELINE l'arrête.
Deux mots, mon fils. Je veux m'acquitter avec toi : un sentiment mal dirigé m'avait rendue injuste envers ta charmante femme : je la supposais d'accord avec le Comte, quoique j'eusse appris de Bazile qu'elle Pavait toujours rebuté.
FIGARO
Vous connaissiez mal votre fils, de le croire ébranlé par ces impulsions féminines. Je puis défier la plus rusée de m'en faire accroire.
MARCELINE
Il est toujours heureux de le penser, mon fils : la jalousie...
FIGARO
... N'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou. Oh ! j'ai là-dessus, ma mère, une philosophie... imperturbable; et si Suzanne doit me tromper un jour, je le lui pardonne d'avance; elle aura longtemps
travaillé... (Il se retourne et aperçoit Fanchette qui cherche de côté et d'autre.)