ACTE I, SCÈNE V
pie, aujourd'hui tu peux nous rendre un signalé...
(Suzanne l'examine.)
BÉGEARSS se reprend.
Je dis un signalé, par l'importance qu'il y met. (Froidement.) Car, ma foi c'est hien peu de chose. Le Comte aurait la fantaisie... de donner à sa fille, en signant le contrat, une parure absolument semblable aux diamants de la Comtesse. Il ne voudrait pas qu'on le sût.
SUZANNE, surprise.
Ah, ah!...
BÉGEARSS
Ce n'est pas trop mal vu. De beaux diamants terminent bien des choses ! Peut-être il va te demander d'apporter l'écrin de sa femme, pour en confronter les dessins avec ceux de son joaillier...
Pourquoi comme ceux de Madame? C'est une idée assez bizarre !
BÉGEARSS
Il prétend qu'ils soient aussi beaux... Tu sens pour moi, combien c'était égal ! Tiens, vois-tu? le voici qui vient.