‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 257 sur 288 · BEGEARSS, FIGARO · texte numérisé non relu

BEGEARSS, FIGARO

BÉGEARSS, raillant.

Eh, eh ! c'est mons Figaro ! La place est agréable puisqu'on y retrouve Monsieur.

FIGARO, du même ton,

Ne fût-ce que pour avoir la joie de l'en chasser une autre fois.

BÉGEARSS

De la rancune pour si peu ! Vous êtes bien bon d'y songer : chacun n'a-t-il pas sa manie ?

Et celle de Monsieur est de ne plaider qu'à huis clos î

BÉGEARSS, lui frappant sur l'épaule.

Il n'est pas essentiel qu'un sage entende tout, quand il sait si bien deviner.

FIGARO

Chacun se sert des petits talents que le ciel lui a départis.

BÉGEARSS

Et Vintrigant compte-t-il gagner beaucoup avec ceux qu'il nous montre ici ?

FIGARO

Ne mettant rien à la partie, j'ai tout gagné... sfje fais perdre Y autre.

BÉGEARSS, piqué.

On verra le jeu de Monsieur.

FIGARO

Ce n'est pas de ces coups brillants qui éblouissent la galerie, (il prend un air niais.) Mais chacun pour soi, Dieu pour tous, comme dit le Roi Salomon.

BÉGEARSS, soupirant.

Belle sentence î N'a-t-il pas dit aussi : Le soleil luit pour tout le monde?

FIGARO, fièrement.

Oui, en dardant sur le serpent prêt à mordre la main de son imprudent bienfaiteur, fil sort.

2TZ l.A HÈRE COUPABLE

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