‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 75 sur 288 · ACTE IV, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VIII

voulez lui faire. Les vrais magistrats sont les soutiens de tous ceux qu'on opprime.

l'alcade.

Certainement. Et cette inutile résistance au plushonorable mariage indique assez sa frayeur sur la mauvaise administration des biens de sa pupille, dont il faudra qu'il rende compte.

LE COMTE

Ah ! qu'il consente à tout, et je ne lui demande rien.

FIGARO

Que la quittance de mes cent écus : ne perdons pas la tête.

BARTHOLO, irrité.

Ils étaient tous contre moi ; je me suis fourré la tête dans un guêpier !

BAZILE

Quel guêpier ! Ne pouvant avoir la femme, calculez, Docteur, que l'argent vous reste ; e*t...

BARTHOLO

Eh ! laissez-moi donc en repos, Bazile i Vous ne songez qu'à l'argent. Je me soucie bien de l'argent, moi ! A la bonne heure, je le garde; mais croyez-vous que ce soit le motif qui me détermine ? (n signe.)

FIGARO, riant.

Ah ! ah ! ah ! Monseigneur, ils sont de la même famille.

LE NOTAIRE

Mais, Messieurs, je n'y comprends plus rien. Est-ce qu'elles ne sont pas deux demoiselles qui portent le même nom?

FIGARO

Non, Monsieur, elles ne sont qu'une.

BARTHOLO, se désolant.

Et moi qui leur ai enlevé l'échelle pour que le mariage fût plus sûr ! Ah ! je me suis perdu faute de soins.

FIGARO

Faute de sens. Mais soyons vrais, Docteur : quand la \ jeunesse et l'amour sont d'accord pour tromper un vieillard, tout ce qu'il fait pour l'empêcher peut bien s'appe- ' 1er à bon droit la Précaution inutile.

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