‹ Le baril d'olives, comedievaudeville en un acteChapitre 11 sur 31 · I»S»S*IO · texte numérisé non relu

I»S»S*IO

Chacun t’a vu dans la bataille,

Partout où grondaient les mousquet», rince.

Je vous suivais, [bit) minime.

Frappant et d’estoc et de taille.

On te trouvait sous la mitraille.

rtaca , vivement.

Je vous suivais, (ter)

Frédéric, lui frappant sur l'épaule.

Sois tranquille, au surplus.... nous prendrons bientôt une revanche éclatante... Le général Fink a mes ordres, tout est prévu.... et ce petit échec va donner aux Russes une confiance qui leur sera futaie!.. Mais je suis excédé de fatigue. Pirch ( montrant la grange) , je vais me reposer «ne heure .. tu prendras ma place après...

PIRCH

Eh! quoi, sire, dans cette misérable grange?

J’y serai parfaitement ! à la vérité , je crois que je n'aurai pas beaucoup de monde à mon petit coucher; mai# e’est juste, quand cela va mal, les courtisans ne se montrent guère. ( montrant T intérieur de la grange). Dispose là tout ce qu’il faut pour écrire. ( Pirch tire de sa poche \

Un portefeuille avec une écritoirc, et entre clans la grange.)

FRÉDÉRIC, Seul.

Freemaun ! ancien hussard ! ce procès m’occupe maigre moi; il faudra que je sache la vérité, et s’il était victime d une injustice... Corhleu ! je ne le souffrirais pas!....

Air nouveau de M. Blanchard.

; , Quan J de scs jours il fît le sacrifice

Pour le maintien de mon trône et des lois ,

Il dut au moins compter sur ma justice, 1

Etc esta moi de défendre ses droits.

Her des succès de sa patrie,

tin soldat généreux oublie

Le prix qu*il devait obtenir. . . [bit.)

Mais son roi doit s’en souvenir.

Un courtisan vient vanter scs services,

Et par l'intrigue arrache des bienfaits ; *

Mais le soldat couvert de cicatrices,

Souffre en silence et ne se plaint jamais.

Ah 1 quand son courage fidèle

Se tait et jamais ne rappèle

Son sang , versé pour me servir... (bis.)

C’est à moi de m’en souvenir.

( Pirch reparaît. )

Pii ch, pendant que je vais reposer, parcours ce village, informe - toi de la situation des .Russes , et sache si ma garde s’est ralliée sur Goritz... Ah! prends aussi quelques renseignemens sur ce Freemann, dont le procès occupe tant les esprits.

PIRCH

Eh! quoi, sire, au milieu des dangers qui vous environnent.... lorsque votre propre sûreté exige...

Frédéric , sévèrement.

Monsieur, c est toujours le moment de réparer une injustice.

Am : audeville de la robe et les bottes.

Je ne sais pas si la victoire M’abandonnera sans retour ,

Bans tous les cas il est une autre gloire Que je dois briguer en ce jour.

Lorjqu’cu retraite il me faut battre ,

Aux malheureux je puis encor songer ;

Si je n ai plus d’ennemis à combattre

J’ai des sujets à protéger. '•

Allez , monsieur. ( Pirch s’incline et sort ) Et nous passons dansma chambre à coucher... elle n’est pas brillante, mats j espère bien que demain mon ami Soltikoff n au ra pas même le temps de jouir d'un aussi bon lit.

Ul entre dans lagrange ; dès qu'il a disparu, on entend

. en dehors la voix de Pélers ). 'f.

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