T. X, 2° période, août 1874, p
LA COLLECTION DAV1LLIER.
de fabrique espagnole, appartenant au premier tiers du xvr siècle1, publié dans les Arts décoratifs en Espagne. La troisième est un verre à
J,A VIBI1GE ALLAITANT 1,'eNFANT JÉSUS.
(Ivoire flu xiyc siècle,)
boire de fabrication française, datant du xvr siècle et portant la devise svr tovte cohvse (pour chouse, c’est-à-dire, chose). Ce verre est orné d’un
». Grave dans 1 Art, t. XVIII, p. 69.
GAZETTE DES BEAUX-ARTS
buste de femme. La Gazette l’a également signalé et fait graver en 1878 G
Nous rattacherons à cette classe un groupe intéressant de verres églomisés, les uns montés en pendeloques et en bijoux au xvie siècle, les autres datant même du xivc siècle ; par exemple, la belle Vierge digne d’être comparée à quelques-unes des plus célébrés pièces de la collection d’Azeglio, au Museo civico de Turin.
Majoliques. — Comme nous l’avons démontré déjà, l’histoire de la céramique n’a pas cessé d’être une des plus constantes préoccupations du baron Davillier. Aussi voit-on figurer au premier rang dans sa collection de très nombreux et de très importants monuments de cet art. L’auteur des Faïences hispano-moresques avait formé une suite des produits de la fabrication hispano-arabe avec laquelle peu de collections publiques pourraient lutter. Quelques-unes de ces pièces sont bien connues pour avoir été prêtées à diverses expositions rétrospectives2.
La céramique italienne n’avait pas été oubliée. Ses principaux ateliers se trouvent représentés. Nous attirerons seulement l’attention sur deux pièces exceptionnelles : l’une est le seul spécimen connu delà fabrique de Ravenne3, et l’autre est un fragment de plat de Faënza avec la date de ïhlb. On sait combien sont rares les majoliques du xvc siècle à date certaine. Le baron Davillier possédait à lui seul sept pièces de cette porcelaine des Médicis, dont il avait retracé l’histoire dans une monographie qui est un chef-d’œuvre d’érudition et qu’il venait de terminer quand il est mort.
La céramique française n’avait pas été l’objet de recherches moins ardentes et moins heureuses. Les fabriques de Moustier et de Marseille doivent au baron Davillier la célébrité de leur poterie émaillée des xvne et xvm° siècles, et c’est pièces en main que celui-ci en a écrit l’histoire. L’auteur possédait à domicile les archives parlantes de ces deux centres de fabrication. Les plats signés du maître faïencier Clérissy sont fameux. La Gazette des Beaux-Arts les a déjà fait connaître4, ainsi qu’un
'). T. X, 2e période, août 1874, p. 1,36.