‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 27 sur 102 · I.ÉAKDRE · texte numérisé non relu

I.ÉAKDRE

COMEDIE. 6i

Justcniînt ,

Oronte en a tâid.

Lisette.

Très-copieusement.

Jamais on ne souffrit de si longue torture.

11 m'a dit eu deux mots toute £on aventure.

Lisette.

Quand dans le cabinet il vous a parlé bas J'ai bien cru qu'avec vous il ne s'en taisoit pas.

L É A N DR E

Tu fais le guet pour eux , et les laisse surprendre?

Quand le malheur en veut on a beau s'en défendre. Oronte étant entre j'ai couru promptemcnt Pour réjoindre la tante en son appartement; Mais par sa défiance elle a trompé la nôtre. J'ai pris un escalier , clic venoit par l'autre.

LÉ AN D R E

Oronte cependant tombe en de bonnes mains ?

Qu'il s'en tire , s'il peut.

L É A N DR E

C'est comme tu le phins ?

Lisette.

. Si tant de charité pour lui vous inquiète , .Faites le tour d'ami, son affaire vaut faite, la tante vous adots , et vous piéfcrera.

tfi LE BARON D'ALBIKR.AC,

LÉ A N D R ï.

Elle m'aime ?

Hier encorson coeur en soupira; Et , dans ce que de vons*ans cesse elle me conte , Vous l'emportez en tout de bien loin sur OioBte : Jamais homme à ses yeux ne parut si parfait. Vous rêvez ?

Je cherchois quel grand crime j'ai fait. Pour se trouver aimé d'une vieille , et lui plaire , Il faut avoir du moins assassiné son perc. Si la tante avec moi s'expliquoit sur ce ton Je la divertirois de la bonne façon.

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