L.iqueull' zcst parmi nous
Max H URINE, n Charlotte.
Gageons qu'c'cst moi qu'y zaimc ; Vous zallcz voir.
Charlotte, à Maihurine.
Tant mieux ! vous allez voir vous-mêmî,
Mathurine, à D. Juan.
Dites î
Charlotte, à D. Juan,
Tariez ?
D.Juan, à toutes Us deux.
Cominent ! est-ce pour vous mocqucr ?
Quel besoin avez-vous de me faire expliquer > A l'une de vous deux j'ai promis mariage »
Ven demeure d'accord : en faut- il davantage ? Et chacune de vous, dans un débat si prompt. Ne sait-elle pas bien comme les choses vont ? Celle à qui je me suis engage doit peu craindre Ce que pour l'étonner l'autre s'obstine à feindre ; Et tous ces vains propos ne sont qu'à mépriser , Pourvu que je sois prêt toujours à l'épouser. Qui va de bonne foi hait les discours fcivoles. J'ai prorais des effets : laissons-là Icî paroles. C'est par eux que je sons:e à vous mettre d'accord 5 Et l'on saura bientôt qui de vous deux a tort , Puisqu'en me mariant je dois fane connoîtrc Pour iaqueile l'aniourdans mon coeur a su naître,
( Bas , à Malhurine, ) laissez-la se flatter; je n'adore que vous.
( Bas , à Charlotte. ) Xe la détrompez point ; je serai vo^re époux.
( Bas , à Jiîathurine. ) Il n'est charmes si vifs qui n'effacent les vôtres.
( Bas , à Charlotte. ) Quand on a vu vos yeux on n'en peut souffrir d'autres,
( Haut , à toutes les deux.) Une affaire me presse , et je cours l'achever. Adieu; dans un moment je viens vous retrouver.
l II sort. )