SCÈNE XVII
Les MÊMES, UN EXEMPT, et deux gardes.
l'exempt. Monsieur le chevalier Horace de Bougival.
TOLS, désignant Horace. Le voici!
HORACE. Oui! c'est moi, je vous suivrai, mais pas devant ma femme... Monsieur le baron, de grâce, n'auriez-vous pas quelque escalier dérobé?
DIDIER, à Horace. C'est inutile, Artémise n'a jamais quitté Amiens.
HORACE. C'était un piège!
DIDIER. Et vous y êtes tombé... Monsieur l'exempt faites votre devoir...
HORACE, furieux. Eh bien! oui. (Désignant Didier.) Monsieur est le comte Didier de VarinviUe, faites votre devoir.
l'exempt, ô Horace. Alors, suivez-moi,
HORACE. Non, c'est pas ça... c'est-à-dire, oui, mais, vous savez bien, l'autre lettre de cachet... c'est pour Monsieur...
l'exempt. Quelle autre lettre de cachet?..
DIDIER, lui montrant la lettre. Ah! Chevalier, voici ce que j'ai trouvé dans votre portefeuille... cela devient inutile, n'est-ce pas? (// déchire la lettre.)
HORACE, se précipitant. Arrêt... (S'arrêtant ac' câblé devant les morceaux de la lettre.) Ah \.. (A l'exempt.) ±\.llonsà la Bastille...
LE BARON. Bon voyage. Chevalier.
DIDIER. Désespéré de ne pouvoir vous accompagner... Amusez-vous bien.
HORACE, avec un cri^de désespoir. El c'est moi qui me suis faitarrôler !.. on n'est pas bête comme ça.
(Didier prend le bras de Céline, et le Baron
celui de la Baronne. L'exempt fait signe à
Horace de le suivre*.)
ENSEMBLE
Air de Gastibelxa.
Adieu donc. . , .
Vflnp? itnnc '
a la Bastille, en famille.
Venez donc.
Rendez-vous Rendons-nous Nous restons Laissons-les
' Céline, Didier, Horace, la Baronne, le Binon.
Vous, mou cher, partez . .
Nous, Monsieur, partons ^^"^^ oi'uit.
A la loi, la raison Ici s'unit à merveille.
HORACE
La, pour eux l'amour veille, Quand moi je couche en prison.