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le Gouvernement provisoire étend son pouvoir à cette province contestée. — Il est secrétaire-rapporteur de la commission chargée de rédiger le projet de Constitution de la Belgique. — L'âge d'éligibilité au Congrès national ayant été fixé à vingt-cinq ans, M. Nothomb fait un appel aux électeurs du grand-duché de Luxembourg. — Il est élu dépulé dans trois districts ; il opte pour Arlon.
— Il est nommé un des secrétaires du bureau définitif du Congrès.
— 11 fait aussi partie du comité diplomatique. — Il trace le programme du Congrès. — 11 débute comme orateur, réfute M. Bignon, ministre d'État français, et se fait le champion des droits du Luxembourg à rester belge. — Il se prononce pour la monarchie. — Il soutient la proposition d'exclusion de la maison de Nassau. — Il est partisan du système des deux Chambres. — Dans les débats généraux sur la Constitution, il reste attaché aux doctrines de l'Union. — Remarquable discours sur la séparation de l'Église et de l'État. — Crise produite par le protocole du 20 janvier qui prétend enlever le grand-duché de Luxembourg à la Belgique. — Protestation rédigée, au nom du Congrès, par M. Nothomb. — Rivalité du duc de Nemours et du duc de Leuchtenberg. — M. Nothomb, réduit à opter entre deux candidatures également impolitiques, se prononce pour le duc de Nemours. — Après le refus de Louis-Philippe, il s'associe au projet de proposer le prince de Ligne pour lieutenant général du royaume. — Cette tentative ayant également échoué, M. Nothomb rédige le décret instituant la régence et donne sa voix au baron Surlet de Chokier. — Il est nommésecrétaire général du Ministère des affaires étrangères. — Élection du prince Léopold de SaxeCobourg ; M. Nothomb est le plus actif auxiliaire de M. Lebeau pour faire aboutir cette combinaison par une transaction avec l'Europe. — Il fait remettre au prince un mémoire qui sert de point de départ aux négociations. — Il est nommé, avec M. Devaux, commissaire près la conférence de Londres. — Vif entretien avec le Régent. — Détails sur les négociations qui aboutissent aux dix-hv.it articles ou préliminaires de paix du 26 juin 1831. — Retour de M. Nothomb à Bruxelles. — Le comité secret du 28 juin ; M. Nothomb y révèle le projet de partage dont le roi Léopold et lord Palmerston lui avaient fait la
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confidence. - Discours qu'il prononce le 4 juillet. - Inauguration (lu roi Léopold I" . . .
II. (1831-1833). - La conférence de Londres, après la malheureuse campagne du mois d'août 1831, remplace les dix-huit articles par d'autres stipulations qui enlèvent définitivement â la Belgique la partie allemande du Luxembourg ainsi que la rive droite de la Meuse. - M. Nothomb, envoyé en mission spéciale à Londres, s'efforce vainement de lutter contre cet arrêt. — r ro jets de partage du prince de Talleyrand. - L'adoption des vingt-quatre articles est proposée aux Chambres législatives du nouveau royaume comme une nécessité pour la conservation de l'indépendance. - Dans cette nouvelle crise, M. Nothomb, comme membre de la Chambre des représentants exerce une action prépondérante ; son adjuration patriotique dans le comité secret du 26 octobre. - Création d'un journal unioniste et gouvernemental, le Mémorial devenu ensuite Y Indépendant,- Retraite de M. de Muelenaere; il est remplacé, au ministère des affaires étrangères , par le général Goblet.
- M. Nothomb, resté secrétaire général, sert d'intermédiaire entre le général Goblet et M. Lebeau dans les négociations qui aboutissent à la formation du ministère du 20 octobre 1832. - Siège de ia citadelle d'Anvers par une armée française. - Indignation des patriotes ; M. Nothomb s'efforce de faire prévaloir la raison d'État
- U combat la proposition de M. A. Gendebien tendante a détruire le monument commémoratif de la bataille de Waterloo -il fait pressentir la possibilité d'un arrangement provisoire avec la Hollande. - Il entreprend de combattre les préventions dont la révolufon de septembre 1830 est encore l'objet, -u supplée à un man.feste par l'ouvrage intitulé : Essai historique et politique sur la révolution belge. .
III. (1833). - VEssai historique et politique. - Lettre de lord Palmerston. - Opinion de lord Brougham. - Appréciation de M. Gu.zot. - Satisfaction de Louis-Philippe qui fait remettre à l'auteur la croix d'officier de la Légion d'honneur.- But de l'Essai ■ ce l,vre est à la fois une éloquente justification de la révolution de septembre et une énergique revendication de la nationalité belge
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— La première édition est enlevée en un jour ; deux autres éditions lui succèdent. — Jugement de M. J. Van Praet. — Opinion du Journal des Débals. — La traduction allemande du D' Michaelis et la traduction italienne de M. Tirelli. — M. Grattan, auteur de Marie de Bourgogne, avait entrepris une traduction anglaise. — Lettres de M. Warnkœnig, ancien professeur de M. Nothomb à l'université de Liège, de M. Le Hon, de M. Van de Weyer, de M. Desage, directeur de la division politique au ministère des affaires étrangères de France, du duc de Palmella et de M. Bresson.
— Appréciation de M. le comte d'Haussonville .... 45-55
iv. (1833-1840). — Convention du 21 mai 1833. — M. Nothomb accueille avec joie cet arrangement provisoire. — M. A. Gendebien propose la mise en accusation de M. Lebeau, ministre de la justice; M. Nothomb défend son ami. - Rôle de la Belgique intellectuelle d'après l'auteur de VEssai. - Il réfute l'ouvrage du baron de Keverberg, intitulé : Du royaume des Pays-Bas. - Correspondance avec M. de Lamartine ; la limite du Rhin. - Causes de la dissolution du ministère Lcbeau-Rogier. — Position exceptionnelle de M. Nothomb au ministère des affaires étrangères. — Il est nommé (13janvier 1837) ministre des travaux publics. - Il se signale par une féconde initiative. — Opinion de M. de Loménie, l'auteur de la Galerie des contemporains illustres. — Lettre de M. Michel Chevalier. - Le rapport général du 12 novembre 1839 considéré comme une histoire de ritabUstement du eliemin de fer en Belgique. - L'influence politique du chemin de fer démontrée en termes saisissants. — Services rendus par M. Nothomb comme ministre des travaux publics ; il complète la loi du 1" mars 1834 ; il fait intervenir l'État belge dans l'établissement du chemin de fer rhénan ; il fait rentrer dans le domaine de l'État les rivières navigable;-, etc., etc. ; il accorde la concession du canal de l'Espierre; il institue le conseil spécial des mines; secondé par VJsscners, il organise les caisses de prévoyance pour les ouvriers mineurs. — L'Interrègne diplomatique est brusquement Interrompu par l'adhésion du roi Guillaume au traité du 15 novembre 1831. - La Belgique est mise en demeure d'exécuter le traité.
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— Le ministère se divise; M. Nothomb reste, avec M. de Theux et le général Willmar, pour assumer la responsabilité du pouvoir dans ces conjonctures redoutables. — Efforts du cabinet pour obtenir des concessions de la conférence de Londres; elle consent seulement à réduire la quote-part de la dette imposée à la Belgique. — Débats de la Chambre des représentants. — Discours prononcé par M. Nothomb le 4 mars 1839 ; il fait une profonde impression. — Accusé par les députés du Limbourg d'avoir eu, le premier, l'idée d'échanger une partie de cette province contre une partie du Luxembourg, il reprend la parole le 9 mars pour sa justification personnelle. — Le 12 mars, il parle de nouveau sur l'impossibilité de trouver au dehors un appui quelconque contre l'exécution du traité. — Le lendemain, il reprend la parole sur le véritable intérêt luxembourgeois dans l'exécution du traité. — Il est adjoint officieusement à M. Van de Weyer ; le 19 avril 1839 il est présent au Foreign-Office lors de la signature de l'acte qui constitue définitivement la Belgique. — Le 18 mai, il défend à la Chambre le projet de loi par lequel l'État se charge provisoirement de rembourser le péage de l'Escaut. — Par l'influence de M. Nothomb, Arlon reste chef-lieu du Luxembourg belge .... 57-81
v. (1840-1841). — M. de Theux pose la question de cabinet, malgré M. Nothomb ; défection de quelques membres de la droite ; retraite du ministère.— Formation d'un cabinet libéral (18 avril 1840) par M. Lebeau. — M. Nothomb est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près la Confédération germanique, etc.
— La convention de Londres du 15 juillet 1840. — M. Nothomb sert d'intermédiaire entre le roi Léopold et le comte de Munch Bellinghausen, président de la Diète. - Le prince de Metternich et son influence sur la Diète. - Retour de M. Nothomb à Bruxelles.
— Causes de la retraite du ministère du 18 avril 1840. — M. Nothomb, qui s'est prononcé contre la dissolution des Chambres, est chargé de la formation d'une administration nouvelle. — Le ministère du 13 avril 1841 83 88
VI. (1841-1845). - Ministre de l'intérieur et chef de fait du cabinet
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ilu 13 avril 1841, M. Nothomb expose ses vues dans une circulaire aux gouverneurs des provinces. - Appréciation de ce programme.
- Premières mesures du ministre de l'intérieur. - Il développe à la Chambre des représentants les théories déjà exposées dans la circulaire du 13 avril. - Il s'efforce de transiger avec- les partis.
- Retrait de la demande des évêques ayant pour objet d'accorder la personnification civile à l'université catholique de Louvain. - M. Nothomb et Mgr Fornari. - Convention du 8 novembre 1841 conclue avec la ville de Bruxelles ; le bourgmestre (le chevalier Wyns de Raucourt) se rend l'interprète de la gratitude de ses concitoyens. - Organisation légale de l'instruction primaire ; la loi du 23 septembre 1842. - Bienfaits de cette loi et reproche qui lui est adressé. - L'épiscopat intervient-il par voie d'autorité?
- Le traité de la Haye du 5 novembre 1842. - Lutte entre le chef du cabinet et les libéraux groupés autour des anciens ministres de 1840.— Discours prononcé par M. Nothomb le 18 mars 1843.
- Le cabinet est modifié (16 avril) . - Désir de M. Nothomb d'employer les hommes capables sans acception de parti. — Élections du 13 juin favorables aux libéraux. — Vaine tentative d'union douanière avec la France ; pourquoi M. Nothomb s'est prêté à une négociation solennelle? - Ce qu'était réellement la loi du 21 juillet 1844 dite des droits différentiels. — Traité avec le Zollverein du 1« septembre 1844.- Enquête surles octrois communaux. -Autre enquête sur l'emploi des femmes et des enfants dans les manufactures. - Pourquoi cette question est restée sans solution ; les réclamations des fabricants et la crainte de l'instruction obligatoire. - Les élections de 1 843 rendent plus difficile la situation parlementaire du chef du cabinet. — Le jury universitaire ; échec essuyé par le ministre de l'intérieur. - La question de confiance est posée lors de la discussion du budget du ministère de l'intérieur pour 1845. — Victoire vivement disputée ; des |membres importants de la droite se joignent aux adversaires de M. Nothomb. - Journée électorale du 10 juin 1845; elle est fatale aux deux centres. — Entretien de M. Nothomb avec le Roi ; il offre sa démission. — Démarche du nonce Pecci ; elle fortifie M. Nothombdans sa résolution suprême. - Conseil de cabinet tenu à Laeken; M. Nothomb réitère et maintient
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sa démission. - Il est nommé ministre d'État. - Sa gestion intérimaire du ministère de la justice; procès du général comte Vander Meere, etc. - Cause réelle delà retraite de M. Nothomb ; M. d'Huart refuse de lui succéder. - Jugement de M. Thonissen sur M. Nothomb. - Celui-ci disparait de la scène parlementaire. . 89-121
vu. (1845-1874). ~ M. Nothomb est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près les cours de Prusse, de Saxe et de Hanovre. - Léopold I» persiste à vouloir faire un nouvel essai du système unioniste ; courte et honnête tentative de M. Van de Weyer. - Fin du système unioniste ; les cabinets homogènes. - En restant en Belgique, M. Nothomb se serait condamné à l'impuissance. - Il refuse, à plusieurs reprises, de reprendre le gouvernement. - Transformation de l'Allemagne. - Berlin après Sadowa et Sedan. - Les traités de Londres du' 9 et du 11 août 1870 sont suggérés par M. Nothomb. - Part qu'il prend au rachat du péage de l'Escaut. - La réforme postale allemande. - Le traité de commerce de la Belgique et de l'union allemande du 22 mai 1865. - Rapports avec Saint-Pétersbourg; traité de navigation et de commerce signé, le 14 février 1850, avec le baron Pierre de Meyendorf. - M. Nothomb et le Luxembourg ; il n'a pu empêcher un morcellement inévitable; services qu'il a rendus depuis à ses compatriotes. - Relations de M. Nothomb avec le roi Léopold I«. Le marjage du comte de Flandre avec la princesse Marie de Honenzollem. - M. Nothomb est frappé dans ses plus chères affections ; il perd le plus jeune et le puiné de ses fds. - L'archéologie, la numismatique elles livres. - Goût des voyages. - Une grave maladie empêche M. Nothomb d'assister au jubilé de vingt-cinq ans du roi Léopold I-. - Lettre que lui écrit ce souverain le 20 juillet 185G. - Guillaume I", roi de Prusse, lui adresse de son quartier général de Reims (septembre 1870) une lettre pour le féliciter à l'occasion de son jubilé de vingt-cinq ans de résidence à Berlin. Honneurs reçus dans une carrière qui embrasse presque un demi-siècle. - Léopold !•' détermine M. Nothomb à accepter le titre deibaron. - m. Nothomb apprécié comme écrivain. - Dès 1840, l'Académie royale de
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. Belgique (classe des lettres) s'empressait de l'admettre parmi ses membres. — Conclusion 123-139
APPENDICE
I. Projet de constitution présenté au Congrès national (novem-
bre 1830) U3