AVANT-PROPOS
Parvenu au terme de nos études médicales, c’est avec émotion que nous pensons à la dette de reconnaissance contractée par nous envers notre père et envers notre vénéré maitre le D' RIEFFEL.
Nous aurons, en effet, toujours présents à la mémoire les sacrifices énormes que notre père s’est imposé afin de nous permettre de mener à bien nos études en radiologie, tandis que notre maître, le D' Rieffel, ne cessait de nous prodiguer ses savants conseils, de guider nos travaux, dans son laboratoire de l'Ecole pratique ou à l’hôpital, nous évitant ainsi tout motif de découragement. Si notre reconnaissance est sans borne, notre affection pour l’un et pour l’autre est également sincère et inébranlable.
Il est encore pour nous un devoir impérieux et particulièrement agréable à remplir : celui d'adresser à nos différents maitres de la Faculté et des hôpitaux l'hommage
de notre profonde et sincère reconnaissance. Nous ne pou-
ae vu:
vons, en effet, oublier que l’exemple, l’enseignement, les bienveillants conseils de nos maîtres nous ont le plus sûre- ment aidé, au cours de nos études médicales, à prendre conscience de la dignité, des devoirs et des responsabilités de la profession médicale.
Nous avons été tout d’abord attaché en qualité de stagiaire au service de M. le docteur TaLamon à l'hôpital Tenon (1895-1896).
Puis, nommé externe, nous étions attaché au service de M. le docteur DanLos (1896-1897); MM. les docteurs Bazy et Ricarp (1897-1898) ; M. le professeur TERRIER et M. le docteur JAcQuET (1898-1899).
Durant nos trois années d’externat, nous étions de plus, l'après-midi, attaché en qualité d’externe au laboratoire d’électrothérapie et de radiologie de l'hôpital de la Charité.
C'est à ces dernières fonctions que nous devons de nous être spécialement Livré à l'étude de l’électrothérapie et de la radiologie.
Depuis janvier 1905, notre Maitre, M. le docteur Rir- FEL, à bien voulu nous confier la direction de son laboratoire de radiologie à l'hôpital Trousseau, il nous a ainsi permis de démontrer pratiquement l'utilité d'un tel laboratoire dans un hôpital.
Que M. Mesureur, directeur général de l’Administration générale de l’Assistance publique, veuille bien croire à notre vive reconnaissance pour l’extrème bienveillance qu'il a bien voulu nous témoigner!
De janvier à avril1906 nous accomplissions notre stage d'accouchement dans lé service de M. le PROFESSEUR BAR.
Que M. le D' BRINDEAU, professeur agrégé, accoucheur
= 9 es des hôpitaux, veuille bien croire à l’expression de notre vive reconnaissance pour l'extrême indulgence et la bonté qu’il veut bien nous témoigner.
Nos remerciements s’adresseront encore à M. le D° O. Macé, accoucheur des hôpitaux, qui nous a toujours donné d’inoubliables témoignages de son extrême bienveillance à notre égard.
M. le Dr Porak, accoucheur en chef de la Maternité, membre de l’Académie de Médecine, a bien voulu nous confier l'exécution des radiographies de plusieurs de ses malades de la Maternité, nous l'en remercions bien sincèrement.
Nous prierons encore M. le D'NeTrer, professeur agrégé, médecin de l’hôpital Trousseau et M. le D° TRIBOULET, médecin de l'hôpital Trousseau, de vouloir bien croire à notre vive reconnaissance et à notre sincère dévouement pour l'honneur qu’ils nous ont fait, en voulant bien nous agréer pour la direction du laboratoire de radiologie de l'hôpital Trousseau.
Nous adresserons à M. le Dr PARMENTIER, médecin de l'hôpital Tenon, l'expression de notre reconnaissance particulièrement affectueuse, pour la bienveillance qu'il nous
a toujours témoignée et les intéressantes recherches qu'il
veut bien nous faire exécuter.
La durée de nos études médicales peut, pour qui n’est pas prévenu, paraître un peu longue. Notre seule excuse est d’avoir passé notre temps soit dans le laboratoire de la Faculté de notre vénéré maitre, le D' Rieffel, soit dans les hôpitaux, à étudier consciencieusement cette branche spé-
ciale et si passionnante : la radiologie. Nous n'avons cer-
tes pas cherché, à l'exemple de beaucoup, à créer une méthode spéciale, nous avons seulement essayé de tirer le meilleur parti possible de l'application des rayons.de Rüntgen au diagnostic ou au traitement des affections médico-chirurgicales. Nous l’avons fait sans aucun parti pris, ne cherchant nullement à renverser la radioscopie du piédestal trop accessible sur laquelle elle semble placée, pas plus que nous n'avons cherché à donner à la radiographie une autorité qu'elle ne méritait pas. Nous avons simplement étudié ce qui est visible ou ne l’est pas, et, suivant les conseils de notre maitre, M. le D* Rieffel, sous sa haute direction, nous avons étudié l'anatomie humaine à l'aide de la radiographie ou de la radioscopie. Pour ce faire, nous avons exécuté des radiographies d'os secs, profitant de ces renseignements pour la radiographie du cadavre et enfin comparant ces différents résultats avec les radiographies du sujet vivant. Nous étions ainsi amené à rechercher le point de repère anatomique par lequel doit passer, pour chaque région, le rayon normal à la plaque.
Dans un de nos mémoires, paru dansla Æevue d'Orthopédie en juillet 1907 « l'articulation de l'épaule en radiographie », nous avons exposé nos idées sur l'exécution des radiographies, exécution basée sur des considérations anatomiques permettant d'orienter une région donnée toujours dans le même sens et d'obtenir une radiographie comparable avec toutes celles de cette même région. Pour nous résumer, nous pouvons dire qu'un point de repère anatomique judicieusement choisi pour le passage du rayon normal à la plaque, la détermination exacte de l'orientation anato-
mique du sujet, permettront d'obtenir des radiographies
précises et comparables entre elles. Nous avons commencé à rechercher pour chaque région le point de repère anatomique et notre thèse sur la radiographie du bassin est l’exposé d’une partie de nos recherches.
Nos études anatomo-radiographiques nous ont enseigné que l’anatomie seule permet d'orienter convenablement une région, et de démontrer pourquoi une telle orientation doit lui être donnée. C'est encore l'anatomie qui, les preuves abondent,, devient notre seul quide pour le développement du cliché. Quant à la nécessité de l'anatomie pour l'interprétation des radiographies, elle est de toute évidence. Pour l'examen des organes mobiles, nous nous adressons uniquement à la radioscopie, toutefois nous ne partageons pas l'opinion de ceux qui la déclarent plus rapide, plus maniable que la radiographie. Nous nous proposons de nous expliquer sur ces paroles dans un travail ulté-
rieur.
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