SCÈNE vm
JACQUELINE, CHAFFAROU.
- CHAFFAROU.
Dame Jacqueline, j’ai questionné ce rustre!... Tenez vous en défiance à son endroit! !
* Jacqueline, Chaffarou, Pivoine.
** Pivoine, Jacqueline, Chaffarou.
JACQUELINE
Ah bah ! ça s’rait-y un mauvais gars?
CHAFFAROU.
Je n’affirme rien !... Mais je le suspecte de vouloir embobiner Boulotte !
JACQUELINE
Boulotte!... allons donc !... Y n’ reste ici qu’ pour remplacer notr’ âne !
CHAFFAROU.
Quel est ce conte de la Môre-l’Oie?
JACQUELINE
C’est lui qui s’a offert !... c’est son goût à c’t’ homm’ !... il aim’ cet état là !
CHAFFAROU.
Je ne comprends pas cette vocation.
JACQUELINE
Mais, si vous restez ici au lieu d’ courir... (Elle reconduit Chnffnrou jusqu'il In porte du fond.)
CHAFFAROU.
Air : Les gandins se mettent en frais.
De Boulotte aurai-je la main,
Si je vous ramène Martin '(
JACQUELINE
Entendu! mettez-vous en ch’min,
Et tâchez d’ rattraper Martin !
CHAFFAROU.
A quel métier il se condamne !
Vouloir ici remplacer J' âne !
(A part). Je sais ce que j'en dois penser...
C'est moi qu’il cherche à remplacer t!
ENSEMBLE
JACQUELINE
Vite, allons, mettez-vous en ch’min,
Et tâchez d’ rattaper Martin !
De Boulolt’ vous n'aurez la main,
Qu’ si vous nous rattrapez Martin !
CHAFFAROU.
De Boulotte j’aurai la main,
Si je puis rattraper Martin !
Vite, allons, mettons-nous en ch’min!
El tâchons d’ratlraper Martin !
(il sort par le fond).