‹ Le Baudet perdu, paysannerie en un acteChapitre 25 sur 25 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

Les Mêmes, PIVOINE.

PIVOINE, ayant poussé la fermeture du four et montrant sa tête.

D’ l’eau, d’ l'eau ! éleignez-moi !

TOUS

Pivoine !

ENSEMBLE

Air : Quelle conduite abominable.

Ah ! l’aventure est incroyable !

Au fond du four aller s’ blottir!

Ayons pitié du pauvre diable!

Hàtons-nous d'aller. 1' secourir!

(Pendant cet ensemble, Pivoine est sorti de sn cachette, aidé par tous les autres personnages, et s’est assis.)

BOULOTTE

Y r’ssemble à une écrevisse ! **

PIVOINE

Ab ! mais ! vous fait’s trop chauffer vol’ four...

FAUCHEUX

Ah ! gredin... lu t’élais fourré là pour commetlr' un

assassin /...

* Faucheux, Chaffarou, Jacqueline, Boulotte.

Jacqueline, Pivoine, Boulotte, Faucheux, Chaffarou.

LE BAUDET PEHDU.

PIVOINE, se levant.

Moi ?

CIIAFFAROU, ayant pris le couteau sur le buffet et le montrant.

Voilà l'instrument du crime !...

Mais non !... c’ n’est pas ça...j’vas vous expliquer...

BOULOTTE

Oh ! m’sieu Pivoine, soyez franc... Vous m’avez dit : « Boulotte, j’en liens pour vous, que *j’ n’ai plus ma tète... et si vous n’ m’épousez pas, j’ vous tue morteU’ment. » PIVOINE, fl part.

J’suis roulé !

BOULOTTE

C’est-y vrai, oui z-’ou non ?

PIVOINE

Dam! c’était pour vous elfraytr, mais j’n’avais pas l’intention... j’ fais queuqu’ fois peur aux femm’s, mais j’ les tue ben rar’mcnt !

CIIAFFAROU.

Ton forfait n’en mérite pas moins les plus grands supplices, et je vas te livrer aux gendarmes !

PIVOINE

Aux gendarmes ?

BOULOTTE

Pourquoi l'air’, pisque j’ l’épouse

CHAFFAROU.

Vous, Boulotte ?

PIVOINE, à part.

Ail’ me sauve !

CIIAFFAROU.

Eh bien, et moi ? .

BOULOTTE

Oh ! vous ! m’sieu Chaffarou, vous n’ m’aimez pas assez fort pour me tuer. . . et pis vous ét’s trop vieux !

JACQUELINE, fl part.

C’est égal, c’est heureux ppur monhomm’, que ça tourne comm’ ça !

PIVOINE

Bonne idée qu’ jai eue de m’ fair’ friser ! Boulotte est gentill’... (n lui caresse le menton) et j’ ne r’grett’ pas les trois sous qu’ j’ai donnés au coiffeur !

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