YVONNE, DIDIER
naître!
YVONNE. — C'est fait.
DIDIER. — Pas comme ça.
YVONNE. — Vous êtes gourmand!, vous en prie, lâchez-moi la main.
DIDIER. — Je vous fais mal ?
YVONNE. — Non, mais enfin...
DIDIER. — Alors regardez-moi.
YVONNE. — Et quand je vous regardé ?
DIDIER. — Pourquoi dites-vous cela en fermant les yeux?
YVONNE. — Monsieur Didier, voyons,,, nous ne sommes pas seuls... Ça n'est paa
— Vous êtes charmante '
— Et vous curieux.
— Je voudrais tant vous con-
aurai
raisonnable... lâchea-moi la main encore de clermont. — Je voyais qu'il lut-
une fois! tait depuis quelques instants, il jouait en
DIDIER. — Ça vous fait donc quelque dépit du bon sens. chose? NAUDET. — Moi, aussi j'ai eu d^s
YVONNE. — Oui, non, enfin... je vcuy ctourdissements, il y a cinq ou six ans, en conjure... Laiseez-moi. {Elle se lève et vous souvenez-vous, Yvonne? aperçoit l'aul, qui vient vers elle. Très yvonne, nerveuse. — Mais oui, je me
souviens.
i<AUDET. — Mais grâce à vos bons soins...
Yvo.NNE. — C'est entendu.
YVONBÏ. — On, non. enfin... L.^issez-mci
émue.) Vous avez perdu, monsieur Renaud.
PAUL, trèj émit, lui aunsi — Oui, oui, madame... le mot est juste, j'ai perdu et viens vous demander la permission de mo retirer.
YVON.VE. — Comment?
PAUL. — Oui, j'ai parfois des ôtourdissements et le mieux pour moi lorsque cela m 'arrive...
MARSEY. — Prenez donc... du. . du...
ah! fichtre le nom ne me vient pas! c'est rue... rue...
YVONNE, hfis. — Je sais ce que tu as!... Si tu t'en vas... je te jure que je ne te revois de ma vie '
PAUL. — Au revoir donc, chère madame et tous mes remerciements pour l'agréable soirée que vous m'avez fait passer. (.4 Didier.) Mnm^ivur...
DIDIER. — Enchanté d'avoir fait votre connais.sance, cher monsieur.
PAUL. — Vous êtes trop aimable, monsieur... et ma place est libre.
Il sert.
iCENE X
Les MÊMES, moins RENAUD -
AGATHE, se levant. — Oh! puis, j'en ai assez, là c'est clair! (.4 Cleimopt) Tu es tout le temps à regarder dans mon jeii... et quand je gagne un pauvre petit COU])... tu reprends immédiatement ce que tu as mi:,.
de cleiîmont. — Oh! mais dis donc...
ag.ytiie. — Il n'y a pas de : « dis donc ». Si tu t'imagines que tu me traite- ~A'- toujours en ma.rchand d'esclaves... tu i6 trompes! A la fin moi. tu sais, je me l'évolte.
de clermont. — Ma chère Yvonne excusez-la... je ne la reconnais plus... elle est folle! (Bas.) Je t'attends à la sortie!