‹ Le Béranger des famillesChapitre 70 sur 127 · LE CHANT DU COSAQUE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU COSAQUE

Aip. : Dis moi. soldat, dis-moi, t'en souviens-tu!

Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque,

Vole au signal des trompettes du Nord.

Prompt au pillage, intrépide à l'attaque.

Prête sous moi des ailes à la Mort.

L'or n'enrichit ni ton frein ni ta selle ;

Mais attends tout du prix de mes exploits.

Hennis d'oreueil, ô mon coursier fidèle! ,

Lis.

Et foule aux pieds les peuples et les roi-. (

La Paix, qui fuit, m'abandonne tes gui La vieille Europe a perdu ses remparts. Viens de trésors combler mes mains avides ; Viens reposer dans L'asile des arts.

Retourne boire à la Seine rebelle, Où, tout sanglant, tu t'es lavé deux fois. Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle! Et foule aux pieds les peuples et les roi-.

Comme en un fort-, princes, nobles et prêtres, Tous assiégés par des sujets souffrants. Nous ont crié : Venez, soyez nos maîtres Nous serons serfs pour demeurer tyrans.

J'ai pris ma lance, et tous vont devant elle Humilier et le sceptre et la croix.

Hennis d'orgueil, ù mon coursier fidèle! Et foule aux pieds les peuples et les rois.

J'ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivacs fixer son œil ardent.

Il s'écriait : Mon règne recommence!

Et de sa hache il montrait l'Occident.

Du roi des Huns c'était l'ombre immortelle :

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