LES GAULOIS ET LES FRANCS
Janvier 181+ Air : Gai ! gai ! marions-nous.
Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!
D'Attila suivant la voix,
Le barbare,
Qu'elle égare, Vient une seconde fois Périr dans les champs gaulois 2.
Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!
1 A l'époque de la première invasion, on engagea tous les membres du Caveau à faire des chansons pour ranimer l'esprit public. I -augiers en fit une, qui, je crois, commençait ainsi :
Il reviendra, le fils de la Victoire ! et que la police s'empressa de faire répandre. Celle-ci n'était que patriotique; elle n'eut point de succès et peut-être n'en méritait-elle pas, quoiqu'elle ne lut pas le fruit d'une inspiration de commande. (Note de Béranger.)
- S 'avenir de la bataille de Chàlons, dans laquelle, au cinquième siècle, les Gallo-Romains et les Francs forcèrent les Huns à rebrousser chemin vers le Danube. (Note de l'Éditeur.)
DES FAMILLES. J'ï
Renonçant à ses marais,
Le Cosaque,
Qui bivaque, \ Croit , sur la foi des Anglais ,
Se loger dans nos palais.
Gai! gai! serrons nos rangs,
Espérance
De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs I
Le Russe, toujours tremblant
Sous la neige
Qui l'assiège , Las de pain noir et de gland, Veut manger notre pain blanc.
Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!
Ces vins, que nous amassons
Pour les boire
A la victoire , Seraient bus par des Saxons M Plus de vin, plus de chansons I
1 La manière dont les Saxons se conduisirent en 1813. lorsqu'à la bataille de Leipzig ils sortirent de nos rangs et déchargèrent leurs canons contre nous, voua pendant longtemps leur nom à l'indignation de la France. [J\'ote de l'Éditeur.)
Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!
Quoi! ces monuments chéris, bistoire
De notre gloire, S'écrouleraient en débris!
Quoi! les Prussiens à Paris!
Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!
Nobles Francs i et bons Gaulois, La paix , si chère A la terre, Dans peu viendra sous vos toits Vous paver de tant d'exploits.
Gai! gai! serrons nos ram- ,
Espérance
De la France; Gai! gai! serrons nos rang-; En avant, Gaulois et Francs!
* Les Franks, qui conquirent la Gaule au cinquième siècle, passent pour avoir formé le corps de noblesse dont la Révolution de 1789 détruisit les privilèges. Les Gaulois devinrent le tiers état. Béranger chante l'union de tous les citojens devant l'ennemi. (Xote de l'Éditeur.)