‹ Le BergsonismeChapitre 128 sur 171 · I. L'Inttttlhn Philotophiqmt in Retxte M M^ p · texte numérisé non relu

I. L'Inttttlhn Philotophiqmt in Retxte M M^ p

familiarité avec les faits auxquels elle s'applique. « On n'obtient pas de la réalité une intuition, c'est-à-dire une sympathie intellectuelle avec ce qu'elle a de plus intérieur, si l'on n'a pas gagné sa confiance par une longue camaraderie avec ses manifestations superficielles ^. » Par manifestations superficielles M. Bergson entend ici les données scientifiques, tout ce matériel de la science positive de leur temps, que tous les grands philosophes s'étaient assimilé, et que la science compliquée et éparpillée d'aujourd'hui ne leur permet plus si bien d'acquérir. Par dessous cette couche intellectuelle, il y a des couches intuitives de plus en plus profondes, jusqu'à ce qu'on arrive à un centre qui n'est qu'un point, mais un point de force ; — une force intérieure qui coïncide avec notre propre force intérieure, et qui, à l'intuition (d'ailleurs impossible) qui coïnciderait aussi avec elle, ferait recomposer, en une « procession » alexandrine, les couches successives déposées par son mouvement et dépassées par ce mouvement : mouvement créateur qui existe en tant qu'il va devant lui, invente, fait effort, et tire, inépuisable Antée, de toutes ses chutes dans l'automatisme, une vigueur nouvelle.

Page 1