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| saht des efforts.
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actobre et jours suivants, — » Étoülement. purulent par dr. Ç
droite; yeux chassieux ; lèvre supérieure gonflée ; aspect typique
des scrofuleux, La dyspnée, qui était légère d'abord, devient plus intense, au point que le malade se tient toujours assis pour la facilité des mouvements respiratoires.
Phonation difficile ; le malade ne parle qu'à voix HSE et en fai
Toux légère ; quelques crachats visqueux, verdâtres. Esamen clinique des poumons : à la percussion, sonorité normale et peut-être un peu diminuée. L'auscultation dénote de l'affaiblissement du murmure vésiculaire, des ronchus et des râles muqueux plus nombreux à droite et à la base. La difficulté de la phonation rend impossible l'étude des vibrations thoraciques et des modifications de la voix.
Le cœur ne présente rien dè particulier ; pouls généralement pelit, rigide, irrégulier.
Appareil digestif. — Langue normale; appétit conservé, pendant
Ja plus longue partie de la maladie; vers les 8 ou 9 dérniers jours se
plaint d’inappétence ; soif plus vive. La fièvre commence d’ailleurs à s’allumer, sous l'influence probablement de la phlegmasie bronchique. Selles régulières.
Appareil urinaire. — La miction a lieu deux fois par jour, sans difficulté, les urines sont claires, assez abondantes et ne contiennent pas d’albumine. Vers les derniers jours, les urines deviennent rou-
geâtres, rares et présentent un dépôt floconneux assez épais de muco-
pus; pas d’albumine.
Le malade éprouve une céphalalgie intense et continue, Il dort peu. Le matin, la température oscille entre 36° et 37°. Le soir elle est toujours assez élevée.
Voici quelques observations thermométriques prises le soir (tempéralure axillaire).
400 gr. d urines rougeâtres fortement chargées d'acide urique.
muscles décolorés, mous, mais non atrophiés. : =
a partir de Sir les râles deueneut plus nombreux. Se | dème des pieds semble un peu diminué ; l'œdème des ie à
Bientôt la dyspnée devient très-intense ; constriction violente. Ales 4,1, 248
région épigastrique ; faiblesse considérable, soif vive. Le maleutine
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La respiration s'embarrasse de plus en plus, et le malade expireenfin dans la nuit du # au 5 décembre. RES
Autopsie. — Rigidité cadavérique nulle. Jofiltration générale, du tissu cellulaire, plus abondante dans le tissu cellulaire intermusculaire ;
Canilé que: — Congestion de vaisseaux péricrâniens et des sinus qui sont gorgés de sang noir. L'œlème sons-arachnoïdien existe quoique peu accentué. Consistance molle de lencéphake, le bulbe ne présente rien de particulier.
Cavilé thoracique. — Les plèvres contiennent environ 300 gr. de sérosité. Poumon gauche : congestion hypostatique de la base et de la face postérieure, coloration rouge, lie de vin de ces régions. A Ja SECTE coupe, on retrouve aussi cette coloration rouge, et de la sérosité spu- Che meuse en abondance qui témoignent d’un certain œdème inflammatoire É Ée
des poumons. Les primières ramifications bronchiques Dane des RE arborisations vasculaires et des mucosités. : D: Poumon droit : mêmes lésions, mais plus accentuées encore, sur- Tate
tout celles de la bronchite. j LS Le péricarde contieat 50 gr. de sérosité environ. Le muscle cardiaque est un pet pâie, mais d'un tissu assez ferme.
Le cœur droit et gorgé de caillots fibrineux ; les valvules et les orifices
sont absolument sains. | ee.
dant jusque dans la gaine du grand psnas. Hi - .: présente t aucune lésion. E + À Foie hypertrophié pèse ! 1795 mr. {coloration ne en mm: 7 La capsule de Glisson se détache très-facilement de la … faceconvexe. à Rate hop, pois UE gr. Coloration normale ; consis-
de sang UP ÉNRE .
Rein droit : poids 148 gr. ; consistance ferme ; un peu de congestion de tout l’organe qui présente à la coupe une teinte rouge foncée
- uniforme. 7
Rein gauche : poids 175 gr. ; ici le parenchyme est plus pâle, la congestion est limitée au niveau de la pyramide.
La vessie contient environ 1/% d'urines, moins foncées que celles des jours derniers. La muqueuse qui la tapisse présente les traces d’une légère congestion. 3
ia
Le Béribéri type est caractérisè par l'invasion soudaine d’une faiblesse extrême, de burmillements. ons les jambes
et de lœdème. De C’est une maladie infectieuse, endémo-épidémique, propre aux zones tropicales, déterminant ane augmentation
brusque du liquide céphalo-rachidien, et des troubles
fonctionnels dans le domaine du sympathique, troubles pouvant aboutir d’ailleurs à des ENT permanentes des fibres nerveuses. | |
Si l’action de linfectieux s’est fait surtout sentir sar le système spina}, les troubles sensitivo-moieurs des membres inférieurs domineront alors la scène pathologique. On aura le béribéri paralytique.
IF appareil sympathique et l'appareil médullaire sont-ilstouchés dans une égale mesure, les troubles vaso-moteurs (œdème) et sensilivo-moteurs marcheront de pair. Le malade sera enflé ; on aura le béribéri hydropique.
Il y a une variété de lhydropique, reconnaissable à la. soudaineié de son invasion, à la rapidité de sa marche, et à l'intensité toute particulière de ses symptômes. Nous l'avons appelée hydropique aiguë, par opposition à l’hydropique chronique, qui demande plus ‘de temps à s’établir. Dans ce dernier cas, un lemps assez long s’écoule avant que la maladie soil arrivée à la période d'état, avant queela triade béribirique : faiblesse, œdème et four-
” ee au débi
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, soit 2 au ru ‘Ces trois sn mes ( at, la faiblesse précédant d’une façon constante l'apparition des troubles sensilivo-moleurs et Sym
© pathiques. En général, Vœdème Ê établit ensuite, et vien. |
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nent les fourmillements. l
Lorsque la maladie est arrivée à son ‘apogée (ce qui arrive d'emblée pour le “béribéri hydropique aigu), il Sy. ; joint une constriction violente de la région épigastrique (ceinture béribérique du Dr Miranda Azevedo), accompa- gnée d’une dyspnée intense. La face est cyanosée, el Je
malade meurt asphyxié. ; | ;
L'hydropique aigu, et surtout le béribéri facial aigu, ga È
droie le malade en quelques heures, à la façon du choléra sec. | > Le béribéri est fréquent à Poulo-Condore, puisqu’en
4880, sur 70 décès fournis par un personnel de 800 con-
damnés, il yen a eu 43 par béribéri. En 1881, sur un per-
sonnel de 772 prisonniers, nous relevons 45 béribériques,
dont 22 décès.
Enfin, deux fails nous ont frappé et que nous avons fait ressortir dans le courant de ce travail. C’est : 1° le rapport constant de certaines formes de plaies avec le béribéri à
venir: 2 l’influencè nocive des opérations chirurgicales,
même insignifiantes, dans le cours des épidémies, justifiant ainsi l'aphorisme de Verneuil : « le traumatisme sonne le réveil des diathèses.
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