D DE CE QUE LES HOMMES PEUVENT DIRE
d bis: En vérité, l Meu ! c'esl Lui le Roi, le Sultan,
j. Par exemple le mol « boite »> el l'espril attaché au mot boite, mais non pas la boite elle môme UOD plus qno
l'esprit attaohé a telle ou telle boite.
» le Tout-puissant, le Savant : c'est pour Lui les » noms élevés. Se prosterne devant Lui celui qui est » dans les deux, sur la terre et entre eux. En vérité » c'est lui le chéri, le bien-aimé ».
Ces versets contiennent dix neuf noms qui démontrent Dieu. Tous les noms, toutes les similitudes sont mentionnées à l'ombre de ces dix neuf.
11 y a dix neuf paroles de négation qui sont les dix neuf portes de feu, en opposition avec les dix neuf portes du Paradis. Quiconque croit au Béyân et récite ces quatre versets qui sont le lieu de la Création, de la Nourriture, de la mort et de la vie, et croit aux dis neuf lettres, dont le cœur recherche l'aide de ces noms, et se réfugie en Dieu contre les portes du feu, dont, il se détourne ; quiconque sait que toute bonne mention qui se trouve dans le Béyân retourne à ces noms et à ces exemples, tandis que toute mention autre que bonne, retourne aux lettres de négation, celui-là a récité le Béyân tout entier, et il a affirmé tout ce que Dieu a fait descendre en lui.
Ces quatre versets retournent à celui-ci : a Dieu n témoigne qu'il n'y a pas de Dieu si ce n'est lui. » C'est pour lui, l'invisible ci le visible, i>ui* lu gran- )> deuret la Toute Puissance, puis lu Souveraineté et lu » Divinité, i>uis lu Force et le Pouvoir, /mis l'Empire » elle monde d'ici l><<*. Il fuit vivre, il fuit mourir, il » tue, puis il fait revivre: en vérité ! c'est Lui le riront » (jui ne meurt i>us, le Padichah dont lu royauté n'est » jamais affaiblie, le .lutte, ,jui ne fuit pas de tyrannie, » le Sultan qui ne change /»".s, l'Unique dont In main » ne laissera rien échapper ni d<ois les deux, ni sur lu » terre, ni dans ec qui est nuire. Eu récite, c'est Lui, » le puissant sur toutes choses ».
Kl ce verset retourne à cet autre : « Dieu témoigne
» qu'il n'y a pas de Dieu ce n'est Lui. C'est pour Lui » l'ordre et la création. Il fait vivre, il fait mourir, il » fait mouriri il fait vivre. C'est Lui le Virant qui ne » meurt pas. Dans Sa main sont les invisibilités de » lotîtes choses. Il erre ce qu'il veut sur son ordre. En » vérité, il est h- Puissant sur toutes choses »,
Et tout ce verset retourne au Bism II I a h el Amnà el Aqdès, dont toutes les lettres retournent au point du B (de Bism).
Donc, ainsi qu'au début tout s'est levé de ce point, tout le Béyân n'en est que le commentaire, et la manifestation dans les miroirs. 11 est semblable au soleil, et toutes les lettres sont comme les miroirs qui Le reflètent. En aucune lettre il n'y a de commencement si ce n'est lui, en aucune lettre il n'y ade fin si ce n'est Lui: Rien n'est manifeste si ce n'est Lui, rien n'est caché si ce n'est Lui.
Donc, quiconque est entré à l'ombre de la foi au Uoran, on ne peut voir en lui autre chose que le reflet du signe du Prophète de Dieu, par le bienfait duquel il est entré à son ombre. Tout le Béyân est la manifestation du l'oint et ce point est le lieu de la volonté de la manifestation de Dieu.
Toui retourne à Celui que Dieu doit manifester, car c'est lui Celui vers lequel retourne le Béyân et ce qui est en lui, avec la plus grande obéi: aance et la plus grande déférence. C'esl Lui, qui peul être vu dans les miroirs du Béyân.
Si dans le Béyân H \ a un spectacle de la justice, Lui, le Juste. S'il y a un spectacle de bienveillance, c'esl Lui, le Bienveillant; s'il y a un spectacle de Royauté, c'est Lui, le Roi : a'il j ;i un spectacle de science, c'est Lui, le Savant ; s'il y a un spectacle de puissance, c'est Lui, le Puissant ; car dans les miroirs
on ne peut voir que le soleil, dont ils ne sont que le reflet ! l
Toutes les lettres « élliyines » du Béyân retournent à Celui que Dieu doit manifester qui est la première Porte du Paradis et le Grand Nom manifesté avec la Divinité. Toutes les lettres autres qu' a élliyines » retournent à l'ombre de la première porte qui, à l'ombre de ce nom, prend l'aide du néant.
Qu'un homme au regard minutieux regarde ! il verra tout le bien dans la main de Celui que Dieu doit manifester, et tous les mensonges il les verra en opposition (avec Celui que Dieu doit manifester) ; ainsi que cela est manifeste aujourd'hui dans le point du Béyân, et auparavant dans le point du Qoran. Aucune élévation n'est plus grande pour le Béyân et les gens qui y croient que ceci : au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, on ne puisse voir en eux que Lui. Car enfin, il n'y a pas de doute que la manifestation précédente ne soif manifeste en eux et qu'en eux on ne puisse voir qu'elle.
Ainsi, aujourd'hui, personne n'a de doute au sujet du Point du Qoran : et cependant la manifestation du l'oint du Béyân est exactement celle du Point du Qoran, mais dans un degré plus noble. Peut-être est-ce Lui, qui est dans les miroirs Coraniques, manifeste, mais c'est â cause de l'élévation de sa manifestation qu'ils sont restés dans l'ignorance. A cause de la sublimité de sa lumière, il est resté caché à leurs yeux. Par exemple. aujourd'hui tous les spectacles Qoraniques cherchent,
i. Donc L'homme n'est que le miroir reflétant plue on moins complètement l'un quelconque ou plusieurs des attributs de Dieu. C'esl en sa qualité de refiel qu'il retourne à sa source car, en sa qualité «le miroir, il n'est rien.
UNITK III, PORTE 8. 35
par lui, à se rapprocher de Dieu et n'ont d'autre vouloir que son contentement : comment pourraient-ils ordonner contre ? l
C'est ainsi que celui qui est dans le Béyân ne trouvera le salut que par la vue de Celui que Dieu doit manifester dans >on être même et non dans la vue de ce qui a été manifesté auparavant. B Car c'est Lui qui est manifesté et tant qu'il est dans le berceau de la grandeur, de l'inaccessibilité, de l'élévation, de la puissance, de la souveraineté, tout ce qu'il y a, ce sont ses actes qui .•nt dans le Béyân 3.
Les noms excellents sont les preuves de son Paradis, et Les aomsqui ne sont pas excellents, qui sont ensevelis dans le feu, sont les spectacles de ce feu. Et ces noms excellents voient au moment même que le Sultan du Béyân esl le spectacle de son nom * et qu'il ne l'ait ce qu'il fait qu'en le mentionnant. Il en est de même pour les spectacles de la grandeur, de la richesse, de la puissance, de l'inaccessibilité et pour tous les rangs bons ainsi que cela est évident en ce qui concerne aujourd'hui îePoinl du Béyân. El Lui, il esl sursa montagne,
i. ("est le BAb qui est visé dans le Quoran, mais les hommes n'ont pas compris parce que leur intelligence n'était pas assez développée. < 'esl en Invoquant le Bâb sans le savoir que les Musulmans cherchent à se rapprocher de Dieu el dès qu'ils voient le l!ùi). ils le maudis
st. Au moment de la Manifestation de Celui que Dieu «toit manifester. Alors il doit abandonner sa croyance en
Seyyed \ii Moha led et au Béyân.
ii réaliti c'esl le Bab qui parlait dans le Qoran, c'est Celui que Dieu doil manifester qui i»«rle dans le Béyân.
4. ("est en se basant sur cette porte que les Bzélis rejettent Béha, disant qu'il doil j avoir au moins un Sultan Béyâni avant la nouvelle manifestation divine.
il voit qu'en tous il n'y a rien que par Sa manifestation, et cependant tous lui font, ce qu'ils lui font. Que ce -cil des spectacles Qoraniques ou d'autres ! Comme ils sont restés dans l'ignorance de leur bien-aimé ! C'est pourquoi ils restent éternellement dans le feu de l'ignorance et ne jouissent pas de la connaissance de leur bien-aimé.
Si dans les contingences quelque chose est dans le contentement, c'est Lui qui est dans le contentement et si une chose est dans le méconternent, c'est. Lui qui est dans le mécontentement. Car dans cette chose on ne peut rien voir d'autre que le soleil de la volonté par lequel cette chose est chose, était chose ou sera chose. Car si le soleil est enlevé de cette chose elle devient le néant absolu : peut-être l'existence de la parole « néant » autant que l'on exprime par elle ie néant, qui est le nonêtre et la non-existence, n'existe que par lui : car -ans cela ce mot même n'eut pas été prononcé. C'est là le sens de la parole du Prophète de Dieu : « 0 >uo>i Dieu enseigne-moi les vérités deschoses /elles qu'elles sont ».
Cela ne veut pas dire que dans la vérité de chaque chose, tu puisses voir lePointdu Béyân. Peut-être sa manifestation dans le rang de poussière n'est que poussière, dans celui de l'eau, que l'eau, dans celui de l'air, que l'air, et dans celui de feu, que feu. Ce n'est pas que de ce point quelque chose puisse être augmenté ou diminué, car si jusqu'à l'infini les miroirs se trouvaient en face du soleil, qu'ils fussent de rubis ou de diamant, ou de cristal ou de verre, ou en tout ce qu'on peut imaginer, ces miroirs rellèteront toujours le soleil, sans en rien enlever, sans y rien ajouter. C'est comme la manifestation du Prophète de Dieu après qu'il fut suscité et que vingt trois ans furent passés : si, à ce moment, il n'eut pas manifesté sa qualité de Prophète avec la permission de Dieu, toutes les créa-
tures n'eussent pas été guidées; mais rien n'est diminué de lui, rien n'est augmenté en lui, et, s'il n'avait pas manifesté sa qualité de Prophète, il serait mort quand son destin le lui avait fixé et serait arrivé au plus haut point de sa sainteté. Et, de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir, le lever de l'astre est ceci que tous existent par le hientait du Point de Vérité, sans que, de la mer de sa bienveillance, une goutte diminue ou augmente. Et il en est de même pour tout ce qui en sort (du Point) si jusqu'à l'infini on les écrivait (les paroles qui sortent du Point) de la façon la plus haute qui se puisse concevoir, et que jusqu'à l'infini ce tout fut guidé par lui, rien ne diminuerait de Lui, mais rien n'y augmenterait. Il reste tel qu'il était. C'est de cette façon que Dieu a fixé le rayonnement du soleil dans la limite de sa mention en ce qui le concerne. En vérité, Dieu est puissant sur toutes choses.