PORTE DIXIÈME
Dans ceci, que ce qui est dans ce verset est dans te premier verset, de Chahed Allah, jusqu'à Qadira '.
Le résumé de cette porte est que : 2
Le commentaire de celte porte a été donné dans une porte précédente, mais l'explication que tout être doué d'intelligence peut comprendre est colle-ci. Et si je dis chaque être doué d'intelligence la peut comprendre, c'est qu'il la peut comprendre dans le lieu du Prophétisme 3 non dans le monde des cœurs4 qui est le monde de la manifestation des noms de Dieu, alors que pour ce monde il n'y avait et il n'y a ni bornes ni limites, ni manifestation, ni action d'être caché, ni haut ni bas, ni lever ni coucher, car chaque chose limitée, <lans le monde de l'esprit, se revêl 'le la chemise de la limite. Dan* le monde des cœurs (au contraire) on ne peut rien voir 'l'tc Dieu ei les noms. C'est pour FjiI l'ordre d'avant et d'après ei nous sommes tous ses adorateurs.
Si quelqu'un regarde aujourd'hui au débul de la manifestation <lu Prophète de Dieu qui est le lieu de spécialisation delà Volonté dans cette manifestation du
i. De : Dit-il témoigne .iiinqu'ii : Puissant mm- toutes choses. Voir < nii<- m. porte 8.
•2. Béyftn arabe : Ce qui est dans oe versel quand vous êtes heureu te répétez-le au nombre «le toutes
choses; et si vous n'êtes p:is joyeux, taisez vous et réfléchisses.
1 ,Mii est le monde des noms.
4 <"fst encore Lui qui <'st co B.
4o BEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
Qoran (il verra; que tout ce qui acquiert, par lui, la qualité de chose — qu'elle soit vraie ou non — s'est manifesté de la mer de Sa manifestation, et toutes subsistent sur Lui. Le but du premier verset est luimême dans le Qoran, et le sens de ceci « que toutes choses se manifestent du B de Bism Illah » c'est encore Lui ».
Que cette même personne regarde de même dans le Béyân. Tout ce qui s'y trouve de croyant en Dieu ou non, est authentifié par la manifestation du Point du Béyân, et le sens du verset « que tous sont dans ce verset » c'est Lui. Car c'est Lui le signe de la création de ce verset, et c'est lui le B de Bism Blah dans la Création, car ce B le démontre.
De même que les lettres des mots sont certifiées par le Point du Beyân et se multiplient à l'infini, de même les esprits des vérités des choses sont créés par lui et se multiplient de lui. Et si l'on mentionne « les maîtres du cœur» le sens de cette expression était et est ceux qui démontrent la parole « H n'y a pas d'autre dieu que Dieu » ; si l'on mentionne « les maîtres d'esprit » le sens en est ceux qui démontrent le Prophète ; si l'on mentionne « les maîtres des âmes» le sens en est les Imams guides, le salut soit sur eux ! si l'on mentionne les « maîtres des corps » la signification en est <r les portes ». Tous les noms, tous les attributs sont des multiplications de cette Première Unité.
Vois les lettres des mots du Béyân, toutes sont les multiplications de son unité première, même si elles sont jusqu'à l'infini ; même si dans cette multiplication se rencontrent des spectacles universels (complets) qui soient plus puissants dans leur manifestation que la
i ("est encore Loi qui est ce B.
première Unité. C'est par elle qu'ils sont certifiés, et tous retournent à elle comme ils ont tous été créés par elle. Cela ne veut pas dire que toutes les lettres <iu Béyàn deviennent ces lettres (de la première Unité). Chaque lettre, suivant sa mesure, est. un signe d'elle1, de même que chaque individu, dans sa mesure, la démontre.
Regarde le « retour» comme tu regardes la « création nouvelle » 2. Si aujourd'hui quelqu'un est dans l'orient de la création, il ne peut être créé que s'il revêt les vêtements du Béyânsur son cœur, son esprit, son âme et son corps. De même si quelqu'un est dans l'occident du retour et qu'il entende la manifestation de Celui que Dieu veut manifester, il retournera vers Lui avec tout ce qu'il aura revêtu de la chemise de sa connaissance, qui sont ses nouveaux versets. C'est ainsi que toute chose, dans sa limite, existe par le Point, sans pour cela retourner à l'essence du Point ou sans se lever de lui. Suppose que tous soient des miroirs et le Point, le Soleil des cieux. Si c'est un miroir hlanc qui soit mis en face de ce soleil, le signe du cœur y est créé ; si ce miroir est jaune, le signe de l'esprit ; s'il est vert, le
signe des â s; s'il est rouge, le signe des corps3 ; et,
s'il est d'une autre couleur, avec tout ce qui est en lui
i . De celle première Unité.
a. Vois qu'il en est de la résurrection comme il en es< de cet te création nouvelle.
'). Il ressort nettement «le ce passage '|uo la couleur blanche affectée au plus haut degré, esl celle qui est pure
el D'est mélang le rien d'étranger; la couleur jaune est
réservée à relui qui n'a pn complètement Be débarrasser des liens de ce bas monde, dont le cœur a'esl paf parfaitement pur. Le vert est relatil a celui qui se trouve dans un degré inférieur ; plus i>as encore est le rouge. Voir la Revue du Momlo musulman, l V article but le Chéïkhisme.
\l SEYYÈD ALI MOHAMMED DID LE BAB
suivant sa mesure jusqu'à ce signe, j'en demande pardon à Dieu, si un non-croyant se met en face de ce soleil, il emportera des reflets mais autres que ceux des couleurs aimées. C'est de là que vient cette parole de Fa l: « Je suis votre Seigneur très auguste ! » en face de la parole de mime - que Lui, parlail au nom de Dieu très haut.
C'est pourquoi se reflète dans chaque manifestation la vérité absolue en face de ce qui ne l'est pas ; si ce n'est auprès de ceux qui voient et ceux là regardent en toute vérité dans les vérités des choses : ils ont le regard fixé sur le soleil de la vérité. La manifestation de ce soleil, non plus que les couleurs diverses des miroirs, ne les font rester dans l'ignorance de la manifestation de ce soleil dans ces miroirs. Ceux là sont ceux qui, en vérité, craignent Dieu dans le livre d'auparavant et dans le livre d'après et ce sont eux </ui sont guidés.
Si quelqu'un eut regardé dans cette manifestation-ci, il eut pu contempler les reflets de ce Krenre dans la seconde parole île négation. Cette lettre mentionnait le soleil :i et cependant ce soleil est arrivé au lieu de son supplice et cette seconde lettre a l'ait ce qu'elle a fait, et la plume à honte de le raconter.
Etonnez-vous certes! ô maUr* Dieu, ô maîtres de soleils reflétés.
i. Pharaon.