‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 150 sur 255 · LIVRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIEME

duite qui consiste à honorer Bhagavat, le mâle du sacrifice, par lob* servation des pratiques, telles que l'investiture et autres, que règlent les Vêdas et la tradition; il recherche les Çûdras, chez qui le commerce des sexes nest pas sanctifié par les pratiques légales, et où l'éducation de la famille ne vaut pas mieux que chez les singes.

31. Là se livrant sans contrainte au plaisir, son intelligence tombe dans un état misérable, et il oublie le terme de $on existence, en contemplant le visage de celle qui lui rend sa tendresse , et en s abandonnant à d'autres actions grossières.

52. Quelquefois se jouant dans sa maison pleine des objets de ce monde , comme le singe parmi les arbres , il s'attache à ses enfants et à sa femme, et donne tout son temps au plaisir.

55. C'est ainsi que s'arrêtant sur la route, il tombe, par crainte de l'éléphant de la mort, dans une obscurité. où il ne rencontre que des cavernes de montagnes.

.54. Quelquefois incapable de se défendre contre le froid, le vent et les maux sans nombre qui lui viennent des Dieux, des éléments, et de son âme elle-même, il reste plongé dans un découragement sans fin.

55. Si trafiquant avec un autre, il gagne quelque chose en le trompant, il encourt sa haine. ^

56. Quelquefois dépouillé de ses biens, ayant perdu tout, lit, siège, nourriture, son esprit ne songe qu'aux moyens de se procurer les objets de ses désirs qu'il ne trouve nulle part, et il ne recueille partout que les mépris des hommes.

57. Quoique la pratique du commerce ne fasse que développer des haines mutuelles, on le voit, influencé par ses premières idées, recommencer à acheter et à vendre.

58. Tourmenté par des maux et par des infortunes innombrables, malheureux , déchu, se voyant abandonné par les autres qui marchent en avant emmenant avec eux tous ceux qui viennent au monde, livré au chagrin, au trouble, à la crainte, aux querelles, aux pleurs, à la joie et aux chants, enchaîné, éloigné des gens de bien, celui qui est entré sur cette route du monde n*est jamais, jusqu'à ce jour,

revenu au point d'où est partie la caravane des hommes, et qu'on désigne comme le terme de son voyage.

39. Cet homme, en effet, ne s'assure pas la connaissance du Yoga, que possèdent les solitaires calmes et maîtres d'eux-mêmes, qui ont renoncé au sceptre, mais que ne connaissent pas ces Râdjarchis eux-mêmes, vainqueurs du monde et sacrificateurs, qui doivent dormir sur le champ de hataiUe, et qui après s'être divisés pour la possession de la terre par des haines mutuelles, sont passés en l'abandonnant, emportés eux-mêmes [comme les autres].

kO. L'homme qui s'est attaché aux œuvres qui ressemblent à des lianes, peut bien quelquefois échapper au malheur et à l'Enfer; mais il doit, rentrant de nouveau sur la route du monde, rejoindre la caravane des hommes; et c'est aussi le sort qui attend celui qui s'est élevé jusqu'au ciel.

kl. Voici les vers que l'on chante sur Bharata : « Un prince ne peut «pas plus suivre ici-bas, même en pensée, la voie du magnanime « Râdjarchi, fils de Rïchabha, que la mouche ne peut imiter Garuda.

42. « C'est lui qui jeune encore, passionné pour le Dieu dont la «gloire est excellente, abandonna, comme des objets impurs, sa « femme, ses enfants, ses amis et son trône, ces biens si chers et si « difficiles à quitter.

43. « Si ce prince ne regretta ni des biens auxquels on ne renonce « pas aisément, tels que la terre, des enfants, des amis, des richesses « et une femme ^ ni une prospérité, objet d'envie pour les Dieux, qui « n'obtint de lui qu'un regard de pitié, cela n'est pas étonnant : car « pour les sages dont le cœur ne songe qu'au culte de l'ennemi de « Madhu , la non-existence elle-même est peu de chose.

44. « C'est lui qui , pour abandonner la condition même d'anti- « lope, s'écriait tout haut : Adoration à Yadjna, au maître de la jus- « tice , qui est accompli dans la loi , qui est le Yoga et le but principal « du Sâmkhya! à Nârâyana Hari, qui est le souverain de la Nature! »

45. Celui qui écoute, récite ou médite l'histoire du Râdjarchi Bharata dont les qualités et les actions pures sont honorées des serviteurs de Bhagavat, cette histoire qui assure le bonheur, une longue

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