‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 171 sur 255 · DESCRIPTION DU CHAR DU SOLEIL · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU CHAR DU SOLEIL

1. Çuka dit : Je viens d^exposer, en en donnant la mesure et la description , la composition de l'enceinte de la terre. Ceux qui connaissent ce sujet, donnent d'après cette mesure celle de la sphère du ciel ;

2. De même qu'on mesure Tune par l'autre deux feuilles de Nichpâva ou d'une plante semblable ; ils placent entre le ciel et la terre , l'atmosphère qui tient à l'un et à l'autre.

3. Fixé au milieu, le divin chef des astres, source de chaleur, échauffe de ses rayons et éclaire de sa lumière les trois mondes; montant, descendant ou restant dans une situation intermédiaire, selon les temps, et suivant que sa marche, qui prend les noms de septentrionale, méridionale, équinoxiale, est lente, rapide ou uniforme, le soleil produit la brièveté, la longueur ou l'égalité des jours à l'égard des nuits, selon qu'il entre dans les Poissons ou dans les autres signes.

4. Quand il est dans le Bélier ou dans la Balance, les jours sont égaux aux nuits; quand il entre dans les cinq signes dont le Taureau est le premier, alors les jours croissent, et les nuits diminuent d'un Ghatikâ (24 minutes) par mois.

5. Lorsqu'il est dans les cinq signes qu'ouvre le Scorpion, ce sont les jours qui diminuent et les nuits qui augmentent.

6. L'accroissement des jours commence pendant sa marche méridionale, celui des nuits pendant sa marche septentrionale.

7. On donne neuf Kôtis cinquante et un Lakchas de Yôdjanas à la révolution du soleil autour du mont Mânasôttara ; c'est sur cette montagne qu'on place la ville d'Indra, nommée Dêvadhânî, à l'est

260 LE BHÀGAVATX PURÂNA.

du Mêru; celle de Yama, nommée Samyamanî, au sud; à Touest celle de Varuna , nommée Nimlôtchanî ; au nord celle de Sôma , nommée Vibhâvarî. Dans ces villes, les divisions du jour en matin, midi, soir et minuit, qui sont les causes de l'activité et du repos des êtres vivants, sont déterminées d'après le temps et d'après leur position relativement aux quatre coins du Mêru.

8. Quand le soleil est à midi, il éclaire toujours les habitants du ' Mêru, autour duquel il tourne, en se dirigeant vers la gauche et en le laissant à sa droite.

9. Quand il se lève pour un point, il se couche pour le point situé à l'extrémité opposée du diamètre de sa course; quand il échauffe de manière à exciter la sueur,' il cause le plus profond sommeil au point opposé de' ce même diamètre; arrivé à ce dernier point, il est tout à fait invisible aux hommes [du côté opposé].

10. Lorsqu'il quitte la ville d'Indra, il franchit en quinze Ghatikâs un espace de deux Kôtis un quart, douze Lakchas et demi de Yôdjanas et plus, pour arriver à celle de Yama.

U. De là il se dirige vers la ville de Varuna, puis vers celle de Sôma, pour revenir de nouveau à celle d'Indra; et de même la lune et les autres planètes se lèvent et se couchent dans la sphère des astres, ayec les Nakchatras.

12. C'est ainsi que le char du soleil que forment les trois Vêdas, visite successivement les quatre villes; il parcourt en un Muhûrta (48 minutes) trente-quatre Lakchas huit cents Yôdjanas.

15. On lui donne une roue qui est l'année, douze rais, six jantes et trois moyeux ; l'essieu , auquel est adaptée la roue du char du soleil qui marche comme la roue d'un moulin à huile, repose d'un côté sur le sommet du Mêru et de l'autre sur celui du Mânasôttara audessus duquel il accomplit sa révolution.

U. A cet essieu est fixée l'extrémité d'un second essieu, semblable à l'essieu d'un moulin à huile , qui est le quart du premier et dont la partie supérieure est attachée à Dhruva.

15. Le coffre de ce char a trente-six Lakchas de Yôdjanas de long, et quatre fois moins de largeur; cette dernière mesure est celle <lu

Page 1