‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 174 sur 255 · LIVRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIEME

un jour et une n<ait [des Pitrïs ] « ou encore la durée de deux Nakchatras un quairt; le temps que le soleil met à parcourir un sixième des signes zodiacaux, est une saison, lune des portions de Tannée.

6. On appelle marche [méridionale ou septentrionale], le temps qu'il met à franchir la moitié de la route du ciel ;

7. Et on donne les noms de Samvatsara, Pariyatsara, Idâvatsara, Anuvatsara et Vatsara, au temps qu'il met à parcourir complètement le cercle de l'atmosphère avec celui de la terre et du ciel, dans sa course lente, rapide ou uniforme.

8. De même la lune, qui est à cent mille Yôdjanas au-dessus de la sphère du soleil marchant dans, sa course impétueuse plus rapidement que lui , parcourt l'année solaire en deux Pakchas , un mois en deux constellations un quart, et un Pakcha en un seul jour.

9. Ou hien, £siisant, quand ses parties se remplissent, le jour des Dieux et la nuit des Pitrïs, et quand elles décroissent, le jour des Pitrïs et la nuit des Dieux, ce qui résulte de ses deux Pakchas, cet astre , qui est le souffle et la vie de la totalité des êtres vivants , parcourt en trente Muhûrtas chacun des Nakchatras.

lO» Cet astre est le bienheureux Punicba lui-même, qui est formé de seize parties, que constituent le cœur, la nourriture et l'immortalité, qu'on dit en un mot formé de l'ensemble des êtres, parce qu'il sait faire prospérer la vie de tous, Dêvas, Pitrïs, hommes, Bhûtas, animaux, oiseaux, reptiles et végétaux.

11. Au-dessus, à trois cent mille Yôdjanas de distance, ont été placés par le Seigneur, sur la route du Temps, les Nakchatras qui laissent de même le Mêru à leur droite , et qui avec Abhidjit sont au nombre de vingt-huit.

12. Au-dessus, à deux cent mille Yôdjanas, est Uçanas (Vénus), qui marchant comme le soleil, le précède, le suit ou l'accompagne, selon que la course de ce dernier astre est rapide, lente ou uniforme; toujours favorable aux mondes, faisant d'ordinaire pleuvoir, cette planète se reconnaît à la régularité de sa marche; elle dompte la constellation qui refuse la pluie.

15. On énumère avec Uçanas, Budha (Mercure), le fils de Sôma,

qui est placé plus haut à deux cent mille Yôdjanas; quand cette planète , ordinairement heureuse , se sépare du soleil et le précède , elle annonce des malheurs tels que des tempêtes, une grande abondance de nuages ou de la sécheresse.

ift. Au-dessus, à deux cent mille Yôdjanas, se voit Aggâraka (Mars), qui lorsque sa marche nest pas oblique, met trois Pakchas ( un mois et demi ) à parcourir chacun des douze signes ; ordinairement funeste, cette planète présage des malheurs.

15. Au-dessus, à deux cent mille Yôdjanas, est le bienheureux VrOiaspati (Jupiter), qui lorsque sa marche nest pas oblique, reste un an dans chaque signe ; cette planète est favorable à la race des Brahmanes.

16. Au-dessus, à deux cent mille Yôdjanas, est Tastre nommé à la marche lente (Saturne), qui reste trente mois dans chaque signe, et qui met un égal nombre d'années à les parcourir tous; il porte ordinairement le trouble dans tous les cœurs.

17. Au delà, à onze cent mille Yôdjanas de distance, se voient les Rïchis, qui répandant le bonheur dans les mondes, tournent en la laissant à leur droite, autour de la demeure suprême du bienheureux Vichnu.

FIN DU VIN6T-DEUXIÀMB CHAPITRE , AYANT POUR TITRE

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