‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 67 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

21 . Excité cependant par Atri , il voulut lui lancer, dans sa colère , une flèche aiguë ; Indra, quittant sa figure et abandonnant le cheval au guerrier, disparut à ses yeux. •

22. Le héros, reprenant le cheval, retourna au sacrifice de son père ; les hommes de peu de science s'emparèrent de la forme coupable du ravisseur.

25. Toutes les formes que prit Indra pour enlever le cheval sont autant d'insignes du péché. Ici [dans Pâchanda] le mot Chanda veut dire signe.-

24. C'est ainsi que, pendant qu'Indra enlevait le cheval pour détruire le sacrifice du fils de Vêna, l'esprit des hommes s'attacha aux formes de péché qu'il revêtait et quittait tour à tour;

25. Et en voyant des religieux nus ou couverts de vêtements jaunes, adroits et beaux parieurs, le peuple, dans son ignorance, dit de leur loi trompeuse : Voilà la loi.

26. A cette vue, le bienheureux Prîthu, dont l'héroïsme était immense, banda son arc, et dirigea, dans sa colère, .une flèche contre Indra.

27. kes prêtres officiants, voyant le roi, dont l'aspect était redoutable et l'impétuosité irrésistible, décidé à tuer Indra, l'arrêtèrent en lui disant : Prince magnanime , nul ici ne doit être mis à mort que la victime désignée.

28. Nous allons appeler ici, par des invocations efficaces, le Dieu ami des Maruts, qui s'oppose à tes desseins et dont ta gloire anéantit l'éclat; et maîtres de ton ennemi, nous accomplirons le sacrifice en versant l'ofirande dans le feu.

2». Après avoir, à Vidura, donné ce conseil. à celui qui faisait célébrer le sacrifice, les Rïtvidjs irrités prirent en main la cuiller de l'ofirande; mais au moment où ils commençaient, Svayambhû survenant les arrêta.

50. Non, [leur dit-il^] il ne faut pas mettre à mort cet Indra que vous voulez anéantir dans l'intérêt de votre sacrifice, parce que ce Dieu dont les Suras , honorés par Toblation, sont les membres, n'est autre que Yadjna, lequd est le corps même de Bhagayat.

51. Voyez, ô Brahmanes, le tort extrême que faît.à la loi Indra en voulant anéantir la cérémoAÎe préparée par le roi.

52. Que Prïthu, dont la gloire est répandue au loin, se contente de quatre-vingt-dix-neuf offrandes; tu as assez célébré d'heureux sacrifices , puisque tu connais les lois du salut.

55. Tu ne dois pas findigner contre le grand Indra, qui est comme un autre toi-même ; car vous êtes Tun et l'autre (et puisse le bonheur être avec toi ! ) des formes du Dieu dont la gloire est excellente.

54. Ne songe plus, ô grand roi, à cet obstacle; écoute mes paroles avec respect; car le cœur de l'homme qui s'obstine à faire ce que défend le Destin, tombe, plongé par l'excès de la colère, dans l'abîme

des Ténèbres- . .

55. Cesse donc ce sacrifice peu agréable aux Dieux, et où la loi est violée par les déguisements coupables que revêt Indra.

56. .Vois le monde entraîné par ces d|^guisements coupables, séducteurs, créés par Indra ^ qui tour à tour arrête ton sacrifice et te rend le cheval.

57. Fils de Vêna, toi qui es une portion de Vichnu mêm«, sortie du corps de ton père, tu es descendu en ce monde pour protéger, d'accord avec les diverses doctrines avouées [parmi les hommes], la justice qu'avaient suspendue les désordres de Vêna.

58. Songeant, ô chef des êtres, à l'origine de cet univers, hâtetoi de remplir l'attente des Créateurs du monde , et triomphe de cette Illusion, mère de la fausse loi, qu'Indra t'oppose, et qui ouvre la voie aux violentes hérésies.

59. Ainsi éclairé par le Précepteur des mondes, le roi des hommes suivit les conseils du Dieu , et contracta de plus amitié et alliance avec Maghavan.

40. Quand Prïthu, qui avait célébré de nombreux sacrifices, eut pris le bain qui termine la cérémonie, le& Dieux, dispensateurs de tous les dons , qui avaient été satisfaits de ses offrandes , le comblèrent de présents.

&l. Les Brahmanes, ô guerrier, dont les bénédictions sont infail-

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