‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 70 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

cœur, il jouit de oe calme qui est mon état, qui est Brahma, qui est la délivrance absolue.

11. Gdui qui reconnaît ^ans cet Esprit immuable tin Srpectateur înd^Eérent placé au milieu des éléments, des organes de la comiaksance et du cœur, celui-là obtient Téclat [suprême].

12. Le courant des qualité» n entraii»e que le corps subtil, ce composé distinct [de TEsprit] que constituent la «matière, le» organes, la personnalité et Tintelligetice. Aussi les isages restent-ils également inaltérables dans la prospérité et* dans le mcdheor^ parée que le«rr affection s est attachée à moi.

15. Toujours égal, envisageant du même regard le» posnflîons éle^ ?ées, moyenne» et inférieures, mattre de ton cœur et de tes sens dans la peine comme dans le plaisir, prépare -^ toi à proftéget Funi*vers, entouré de tous les ministres que j ai créés pour [te servir].

14. Le bonheur suprême pour un roi^ c'est la défense de son peuple, parce qu il » assure ainsi la shdème partie des mérites qoé recueilleront se» sujets dans le monde futur; mai» s'il leur ^enlève l'impôt sans les protéger, U contacte leurs fautes , ^t ees fautes \\À rarissent le» fruits de sa propre vert».

15. C'est pourquoi, attentif à la loi transmise par f assentiment et par les usages des premiers d'entre les BrâhttMiaes , protège ia ferre a¥ec un entier détachement; et bientôt devenu pour le monde un objet d'amour^ tu. verra» arriver le» Siddfaais dans ta niaison.

16. Demande-moi, chef de» hommes, la faVeur que tu désires, car je sui» enchainé par tes qualités et par tes vertu». On ne m'obtient pâfô aisément à l'aide de» sacrifices, de» aMtérités mr du Yoga, parce que je me tourne vers ceux qui possèdent Fégalité d'âme.

17. Mâitrèp dk \ Aimsi éclairé par tes conseils de Vich^yaksê&a , dftt PréeepteiHT de» mondes , le roi vainqueur reçiirt en inclinant lai tête les instructions de Hari.

18. Embrassaoït ffvec affècti<Mi' Ça?iakratu, q« ,*honteu*i de »a conduite, s'inclii^ait à ses pied», il bannit de son cœut fou« ressentiment.

19. Ensuite Bbagavat, Fâme de l'univers, après avoir reçu tes-

honneurs de rhospitalit'é de Prïthu, qui embrassait avec les trans^ ports d^une ardente dévotion le lotus de ses pieds ,

20. Manifesta l'intention de s éloigner; mais à la vue du roi, le Dieu aux yeux de lotus , retenu par son a£Pection pour les hommes vertueux qu'il aime, ne put se décider à partir.

21. Tenant ses mains jointes, le premier des rois, les yeux baignés de larmes, ne put regarder Hari; il ne put, avec sa voix étouffée par les sanglots, prononcer aucune parole, et il resta immobile, embrassant en son cœur le Dieu qu il y retenait.

22. Puis essuyant ses larmes et ouvrant les yeux, il s'adressa ainsi à Purucha , pendant que ses regards contemplaient sans se lasser le Dieu dont les pieds touchaient la terre, et dont la main reposait sur l'épaule élevée de l'oiseau ennemi des serpents.

25. Prïthu dit : Seigneur! 6 toi qui es le premier des êtres généreux! comment un sage pourrait-il te demander des faveurs réservées aux Dieux qu'anime le sentiment de la personnalité, et même aux mortels condamnés à l'Enfer? Non, je ne les ambitionne pas, ô souverain maître de la délivrance absolue.

24. Je n'aimerai jamais. Seigneur, les lieux où l'on ne voit pas le nectar du lotus de tes pieds tomber de la bouche des sages magnanimes qui le laissent échapper de leurs cœurs. Donne-moi dix mille oreilles [pour les entendre]; c'est là la faveur que je sollicite.

25. Le vent qui accompagne une seule goutte de l'ambroisie du lotus de tes pieds, ô toi dont la ^oire est excellente, au moment où elle tombe de la bouche des sages, réveille la mémoire des mauvais Yôgins même qui marchent dans l'oubli de la vérité. Quant à nous, nous n'avons pas besoin d'autres faveurs.

26. Gomment, ô Dieu glorieux, l'homme qui, dans une assemblée respectable, a entendu, ne fût-ce qu'une fois et en passant, ta ^oire fortunée, pourrait-il, s'il en connaît les vertus et s'il n'est pas un animal stupide, cesser de l'écouter, quand on voit Çrî, dans son ardeur à réunir tous les mérites, préférer à tout cette gloire?

27. Aussi te recherché-je, toi le meilleur de tous les Esprits, toi l'asile des qualités , avec un empressement égal à celui de la Déesse

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