‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 96 sur 255 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

nuassent la famille de leur père, et il donna à ses filles des époux dignes d*eUes.

9. Et chacun de ces fils eut à son tour cent enfants mâles qui firent prospérer, dans le royaume de Panichâla, la famille de Puramdjana.

10. Entouré des héritiers de sa fortune qui vivaient dans sa maison et de ses trésors, le roi était attaché à ces biens par les sentiments d'une affection tout égoïste.

11. Il offrit, après les préparations convenables, des sacrifices sanglants où périrent de nombreuses victimes y en rhonneur des Dêvas , des Pitrïs et des chefs des Bhûtas, implorant chîsteun de ces Dieux, suivant les divers désirs qu'il voulait satisfaire.

12. Tandis qu'indifférent à son véritable intérêt, son esprit était absorbé par les soins de isa maison , il parvint bientôt à cet âge qui est si dur pour ceux qui aiment les femmes.

13. Le chef des Gandharvas qu'on nomme Tchandavéga et ses trois cent soixante Gandharvas vigoureux,

lA. Accompagnés d'un égal nombre de Gandharvas femelles, s avançant vêtues de noir, chacune avec squ mari vêtu de blanc, vinrent tour à tour ravager la ville où le roi avait rassemblé tous les objets de ses désirs.

15. Quand les serviteurs de l'impétueux, Gandharva commencèrent à porter la main sur la ville de Puramdjana, le gardien voulut les en empêcher. *

16. Seul , l'intrépide gardien de la ville de Puramdjana combattit pendant cent années contre les sept cent vingt Gandharvas.

17. Quand le roi vit son allié fidèle accablé par le nombre dans le combat, il s'abandonna ainsi que son royaume, sa capitale et ses , parents, à une profonde tristesse.

18. En effet, occupé dans le royaume de Pantchâla, à recueillir l'impôt qu'on lui apportait, entouré de sa suite , goûtant au milieu de sa capitale le nliel [des pldfcirs] , vaincu piar l'amour d'une femme, il n'avait pas songé au danger qui le menaçait,

19. C'est que jamais personne , ô roi , n'accueillit avec plaisir [la

vieillesse] , cette Fille du Temps qni parcourt les trois mondes en cherchant un époux.

20« Le monde voyant sa détresse, a nommé Misérable cette êUb qui satisfaite de ce que Puni , le Richi des rois , lavait acceptée , lui accorda sa faveur.

21. Un jour que j'étais descendu du ciel de Brahmà sur la terre, la Fille du Temps qui parcourait le monde me choisit pour époux, quoiqu'elle me sût livré à une continence perpétuelle; mais elle était aveuglée par ses désirs.

22. Irritée [de mon refus], elle lança contre moi une imprécation redoutable et irrésistible : Solitaire, me dit-elle, puisque. tu as repoussé ma demande, je te condamne à ne pouvoir t arrêter jamais en aucun lieu.

25. Déçue dans son espérance, elle alla trouver ensuite le chef des Yavanas nommé Bhaya ( la Terreur), que je lui avais désigné, et elle le choisit pour époux.

24. Prince des Yavanas, lui dit-elle, je choisis en toi Tépoux que je désire ; les espérances que concevront de toi les mortels ne seront pas trompées.

2!7. On plaint ces deux espèces d'ignorants qui, par suite de leur mauvaise nature , ne savent pas Tun donner, Tautre accepter ce qui , d'après la loi et le monde, doit être offert ou reçu.

26. Accueille-moi donc, ô bienheureux, et prends pitié de celle qui te recherche; le devoir d'un homme, c'est d'avoir compassion des infortunés.

27. Ayant entendu les paroles de la Fille du Temps, le chef des Yavanas qui désirait accomplir Toeuvre mystérieuse des Dieux, lui répondit avec un sourire :

28. Je t'ai trouvé , par l'effet de ma propre méditation , un époux digne de toi; le monde te repousse parce que tu es misérable et méprisée.

29. Eh bien! empare-toi, dans ta illarche insensible, empare-toi du monde entier qui est le résultat des œuvres [antérieures] ; pars avec mon armée , et anéantis les créatures:

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