phaque portrait se vend au»»! séparément au prix do 1 fr
à la portée tic tous manquaient leur but par le peu de talent qu'on avait consacré à la reproduction des portraits. Aujourd'hui que la photographie a fait de si immenses progrès, nous espérons échapper à la fois à ces deux chances d'insuccès; une œuvre photographique coûte moins cher qu'une bonne gravure et môme qu'une lithographie, et elle a l'avantage de reproduire les anciens portraits dans toute leur originalité , sans prétendre les corriger ou les perfectionner, comme on le fait généralement pour la lithographie on la gravure.
«La collection que nous nous proposons de publier comprendra, outre les personnages les plus célèbres de la ville de Strasbourg, les principaux d'entre ceux qui ont illustré d'autres localités de l'Alsace. Il semble donc qu'elle soit destinée spécialement au public strasbourgeois, ou tout au plus alsacien: mais nous espérons qu'ailleurs aussi on l'accueillera avec faveur, car les hommes dont nous avons fait choix sont pour la plupart de ceux dont le nom est allé au delà des murs de notre ville et qui ont eu une influence marquée sur les événements de leur temps.»
Les photographies sont exécutées par M. Ch. Winter, et le texte est imprimé par M. G. Silbermann, c'est dire que cette publication ne laissera rien à désirer, tant au point de vue de la beauté des épreuves que de l'élégance et de la netteté typographiques.
Mien que nous nous promettions de n'apprécier que plus tard tout l'attrait d'un semblable recueil, nous voulons cependant, dès aujourd'hui, signaler à l'éditeur de
cette publication une omission regrettable, mais du reste facile à réparer. C'est l'oubli du nom des artistes qui ont gravé les portraits reproduits, et pour certains d'entre eux , l'indication des livres d'où ils ont été tirés. Ce renseignement est très- important pour tous ceux qui s'occupent de l'histoire de l'art, et ils sont plus nombreux qu'on ne le pense dans notre belle Alsace.
Nous tenions à faire cette observation au début de la publication, et nous osons espérer que les prochaines livraisons contiendront cette indication qui complétera heureusement un recueil auquel nous p ouvons assurer un légitime succès si , comme nous l'espérons , la plus grande impartialité préside au choix des célébrités alsaciennes, et surtout si l'on évite de donner à l'adjectif illuttrt trop d'élasticité, **
VARIÉTÉS
i Au milieu du Jeune groupe de philosophes, d'historiens et de linguiste* qui faisaient alors l'espoir de notre école alsacienne , Jung se distinguait par une érudition presque encyclopédique. En ce tempslà, les richesses de la bibliothèque de la ville, confusément entassées sur le sol de Tandon chœur du Temple-Neuf, attendaient la forta intelligence et le bras infatigable qui devaient mettre Tordre dans le chaos. Ce fut , je crois , Godefroy Bchweighssuser qui désigna le jeune collègue capable de cette osuvre herculéenne. Jung fut nommé bibliothécaire adjoint : tous les volumes passèrent par ses mains; lui-même éerivit les titres sur des cartes mobiles, classa les ouvrages et les fit insorirc dans ces beaux catalogues qui resteront comme un monument de sa rare capacité et de son énergique persévérance. Mais ce qui ne restera pas, ce que regretteront longtemps les visiteurs de nos ma-
gniâquea collections, c'est son inépuisable savoir et son obligeance sans borne*. Tons les litres des bibliothèques confiées A son gouvernement étalent rangés dans sa mémoire comme sur leurs rayons, Il en eonnalsaalt le contenu et la valeur spécifique. Grammairien*, historiens , archéologues! philosophes, naturalistes, militaires, savanté de tous ordres, pouvaient le consulter fur leurs recherches : il leur indiquait à l'instant les sources les plus sûres, les grands travaux , les monographies , le tome . le chapitre , ta page. Pour les étranger! qu'attiraient les raretés éparses dans ses galeries, il était admirable de science et de bonne grâce . Il fallait le voir choisir les manuscrits ou les incunables, mettre le doigt sur les onclales on sur les vignettes les plus curieuses , faire ressortir les mérites calligraphiques, noter l'Age, l'auteur, le prix de chaque ceuvre et toutes les anecdotes qui s'y rattachent. Comme il vous promenait d'un Vase précieux A une armure historique, d'une tablette grecque A un papyrus égyptien! Chemin faisant, il ramassait dans un coin d'odieux Instrumenta de torture, et tout A coup, pour vous distraire d'une impression lugubre, il prenait dans sa grande armoire un joyau unique en son genre ou une gracieuse statuette. Sur une fenêtre, il vous montrait, en passant, un vitrail Incomparable, et tout près, le texte authentique du procès de Outenberg; puis un tiroir, ouvert comme par hasard, vous laissait entrevoir une multitude de débris asiatiques , romains ou gaulois. Ce pêle-mêle charmant, ne vous y trompez point, ce n'était pas du désordre; tout cela était Hé dans sa pensée et coordonné par sa vive et lumineuse explication. Son successeur, héritier d'un nom doublement cher A la bibliothèque , ne laissera pas périr cette ingénieuse et naïve tradition ; il reprendra le fllmerveilleux qui nous a si souvent conduits dans ce dédale archéologique.»
Dblcasso.
(Discourt du rtetsur de l'Académie de Strasbourg , pronooeé à l'occasion de la rentrée des Facultés.)
On ne saurait trop recommander aux personnes qui s'intéresseut aux recherches de critique religieuse . VEiêtoirt des dogwut chrétittu de M. Eugène Haag. (2 vol. ln-8-. Paria, ChtrbuUu.)
M. Haag appartient A oette grande école de Strasbourg qui tient si haut, en France, le flambeau des études de théologie savante, son
livre est d'une érudition étendue et d'nnc critique très-ferme. Il te divise eu deux partiel. Dans la première . l'auteur fait l'histoire générale des dogmes chrétiens qu'il divise en quatre périodes : de Jésu» au concile de Nicée; du concile de Nicée à la séparation des deux Églises d'Orient et d'Occident; du schisme des deux églises à la Réforme; de la Réforme jusqu'à nos Jours. Dans la seconde, M. Haag. prenant chacun des dogmes l'un après l'autre, en suit les développements depuis l'origine du christianisme Jusqu'aux temps les plus modernes.
De» tables trés-développées d'une bibliographie extrêmement riche font de ce livre un véritable dictionnaire de théologie , composé selon les principes de notre temps. Les personnes qui ne peuvent consulter les livres allemands, trouveront dans l'ouvrage de M. Haag le résumé du travail de plusieurs générations savantes. L'histoire de la théo* logle protestante en particulier, histoire très-peu connue en France, y est fort bien exposée. Krxbot Renax.
(Débats.)
Un* ahkcdotb eorillardk!! — Drusenheim apostasla en 1571, ainsi qu'il appert du registre des pasteurs de l'église de cette commune, rédigé sur les documents trouvés dans les archives de cette église , par le dernier de ces pasteurs , Georges-Louis Qeck.
Ce Oeck raconte que le pasteur qui inaugura la Réforme i Drusenheim, se nommait Wolfgang Knhn , mais qu'il n'administra la paroisse que pendant une année, ayant été chassé par ses propres paroissiens, propter nimiam seortationrm, c'est-à-dire pour avoir poussé l'impndicité au delà de toutes les bornes. En effet, il s'oublia jusqu'à danser avec sa femme et sa servante dans le costume que portaient nos premiers parents avant le péché; et, lorsqu'il paraissait dans les rues, femmes et filles étaient obligées de se mettre bien vite en lieu de sûreté. Case aux.
Notice historique sur la personne et les écrits de Welslinger [Revue catholique d'Alsace, février 1864 )
Nous trouvons dans les Mémoires secrets Bachaumont, tome IV, édition Ravcncl, Paris, 1R30, uu /ait divers qui pourrait bien, sinon
résoudre la question posée par l'Intermédiaire (u* 1 . 15 Janvier 1864) , au sujet du livre Betitiana m«a, etc., du moins tenir lieu de jalon. Avis aux collectionneurs d'ouvrages facétieux.
30 mai 1773. — On prétend qu'on a enlevé . a Strasbourg . un imprimeur, qui imprimait un livre infâme, servant de suite au Portier des Chartreux , dans lequel, par la plus coupable licence, l'auteur entrait dans le détail des amours du roi avec Mad. la comtesse Du Barry, et en représentait même les scènes prétendues dans les prescriptions soutenues d'estampes très-ressemblantes. Il paraît que, heureusement . on a prévenu à temps cette publicité , qu'on a saisi jusqu'aux gravures et au manuscrit. Personne ne dit avoir vu cet exécrable libelle. (?)
(Mémoire* tecrett de Bachaumont, t. IV, édition Raveuol. Paris , 1830.)
BULLETIN MENSUEL D'ALSATICA.
Livres.
148. Urkundllche Qesehichte der Graffschaft Hanau-Llchtenberg im
untern Blsasse, von Lehmann , prot. Pfarrer zu Nusdorff; 2* vol. ,
1" livraison. Mannheim, 1864; Stratbourg, Xoiriel, libraire; in-s ,
256 p., avec 3 tableaux généalogiques. — 3 fr. la livraison.
2* partie: Origines de l'histoire dei dynaslcs d'Ocbseustt-in. — 3* partie : Histoire du comté de Bitsch-Deux-Ponts . 1 297- i 476.
149. Hclvetus (Etal près Benfeld). par Napoléon Nicklès. Stratbourg,
typographie de O. Silbermann , 1864; in-8», 12 p.
Cette notice a été présentée à la Société des monuments historiques d'Alsace (séance du 10 décembre 1863) et a été publiée dans le Courritr éu Bat-Rhin.
150. Argentovaria. Station gallo-romaine retrouvée à Grussenheim (Haut-Rhin), par M. Coste , avec une carte lithograpbiée. Strasbourg, typographie de VBergerLevrault, gr. in-8«, 7 p.
151. Notice sur quelques découvertes archéologiques effectuées dans les cantons de Saar-Union et de Drulingen (arrondissement de Saverue) , par M. le colonel de Morlet (avec des planches). Stratbourg, typographie de F* Berger - Levrault , gr. in-8°. 8 p.
152. Une excommunication de Mulhouse au XIII' siècle, par H. Loui* Spach, architecte du département du Bas-Rhin. Stratbourg , typo. graphie de V Berger-Lcrrault , 1861; gr. in-8*, 16 p.
153. Les fortification, d'Huningue, par M. Sabourln de Nanton. Strasbourg, typographie de V* Berger-LevrauU , gr. i n - 8°, 7 p.
154. Herbltxheim. étude par Jules Thllloy avec une carte lithogra-
pbiée). Strasbourg , typographie de V* Berger-LevrauU , 1804; 81 p.
Cm cinq brochure! sont dM tirages à part du Bulletin de la Société d«i monuments historique* d'Alsace.
155. Conseil* ponr l'établissement des bibliothèques communales , par Jean Macé. Paris, Bettel. Typog. de O. Silbermann, ln-8*, 16 p.
156. Discours prononcé le 7 janvier 1664 dans la grande salle des cours du Séminaire protestant pour rendre les derniers honneurs académiques à M. André Jung, professeur 4 la Faculté de théologie et au Séminaire protestant, bibliothécaire de la ville et du séminaire, chevalier de la Légion d'honneur , par Charles Schmidt , professeur à la Faculté de théologie et au Séminaire protestant. Strasbourg, typographie de O. Silbermann , in-8», 32 p.
157. Douze années de la domination danoise dans les duchés de Schteswig-Holstein, 1852-1864. par Eugène Selnguerlet. Strasbourg, ehes Salomon, libraire-éditeur , 1864. Typographie de O. Silbermann , ln-8». 15 p. — 25 c.
Extrait de 1s Rswt gtrmstniqu* st frm*t*i$: M. Seioguerlet est peut-être de loua les Journalistes français le seul connaissant parfaitement l'Allemagne, c'eat prédire à son étude sur le Schleswig-Molslein le plut grand snecès. Les matières politiques étant interdites su BiUiogropks altaeien , il ne peut que signaler A ses lecteurs cette imponaote brochure. .Nous ajouterons cependant que la question est bien exposée et élégamment écrite.
158. Académie de Strasbourg. Séance annuelle des facultés, le 16 novembre 1863. Strasbourg, typographie de Huder. 1864; in-8*, 83 p
Discours du Recteur et rspportx des divers doyens de l'Académie de Stras-
159. Les eaux acidulés des Vosges et de la Forêt-Noire , au point de vue de leur histoire scientifique (depuis 1550 Jusqu'à 1789), par le D'Kirschlegér. Strasbourg, typogr. de G. Silbermann, 1863; in-8*, 28 p.
160. Société des loyers de la ville de Strasbourg, statuts, ln-8*, 24 p.
Typog. de O. Silbermann.
Cette société s pour but : 1* d'obtenir des propriétaires le bon entretien et I assainissement de petiU logements ; 2' de faciliter aux locataires d* ces logements le psyement de leur loyer; 3* d'encoursger les familles peu aisées autant à l'ordre, à l'économie et à la préroysnee. qu'à la bonne tenue d* leur logement; 4« d'étudier aérien sèment, pour les mettre en prstique. les moyens qui servent à attacher l'homme a ton intérieur et à développer en Ini la *ie de famille.
161. Le Gymnase catholique de Colmar, par le vicomte de Busslerre. Typog. de Ed. Huder, i n - s*. 8 p.
Extrait de VAItaeUn.
165». Mémoire sur laeulturede la vigne dans les départements du Hautetdu Mus- Khi n , et de la Bavière rhénane, par Ch. H. Scbattcnmann. Typog. dé G. Silbermann, 1863, gr. in-8*, 3* p. (Voir n'8«.)
163. Polémique entre A Pollak, de Prague, et G. G. F. Beckeuhanpt, de Bischwfller, relativement à la qualité propre et essentielle des houblons d'Alsace, comparés à ceux d'Allemagne. Dernière réponse de M. Beckenbaupt dans laquelle il cherche à trancher le nœud de la difficulté , de redrosser le jugement faux et téméraire que M. Pollak porte sur les houblons d'Alsace , en prônant avec ostentation les productions de la Bohême , lesquelles , selon les aveux de ce dernier même , seraient mal cueillies et de qualité ordinaire. Bitchwiïler, in-8«, 1863; typographie de Potth , 30 p.
164. La Journée de MU. LUI. Vignettes de L. Frdhlicb , texte de P. J. Stabl. Parie t collection Hetael (1863), gr. in-8». Typog. de O. Silbermann. 80 p. — 4 fr.
Le mène ouvrage en allemand , en anglais ,en danois. Typog. à* G. Silber-
165. Création et Créateur. Quelques observations adressées à M. Keppelln, par M. l'abbé A. Guthlin. Strasbourg, typog. de Le Roux , ln-8-, 18 p.
Extrait de la Rreui talkoliq** d'Âltact
166. Bernhard. Compte rendu du classement et de l'inventaire des anciennes archives de Ribeauvillé (Haut-Rbln), in-8*, 35 p. Colmar, imprimerie Deeker.
167. Lettre i M. Leblois, pasteur A Strasbourg, ou Examen de son livre de prières, par £. Saigey, pasteur de l'église réformée de Wesserllng. Typog. de V' Berger Levrault , 1864; in-8», Si p — 50 c.
«Votre foi n'est point la foi chrétienne, Totra prédication n'est point la
• prédication chrétienne , votre prière n'est point la prière chrétienne, de
• votre Christ an ChrUt des apôtres, au Chritt des réformateurs . au Christ . de nos pères, au Christ de toute l'église rivante (!!!) , il y a toute la dis- . unes qui sépare les ténèbres de la lumière , l'ombre de la réalité , le néant i de la vie ! »
168. Erinnerungen aua dem heiligen Lande, von J. B. Scebnlin, Pfarrer in Dldenbeim. Mulhouse, Perrin; 1 vol. In-88. — 40e.
169. De la conciliation des principes de l'ancienne et de la nouvelle
critique littéraire, par Antoine Campaax, professeur A In Faculté des lettres de Strasbourg. Parit, Durand ,1863. Tgpog. de G. Silberwann, in-8', 36 p.
Extrait du Courrier du Bai-Rhin.
170. Fleurctto, opéra en deux acte». Paroles de Edmond Febvrel. Musique do V. E. Nessler; in-8*, 48 p. Lithographie Fasaoli, à Strasbourg. — 60 e.