CORRESPONDANCE
Salnt-Dié. 19 juin 1864.
Monsieur ?
A l'appui de ce que vous dites dans le dernier numéro du Bibliographie, au sujet de l'étymologie du mot La Baroche , permettez-moi de vous citer un autre exemple pris encore dans le Haut- Rhin près de Belfort, dans un pays patois-roman qui a de l'analogie avec le canton de Lapoutroie
Le village de Phaffans était, il n'y a pas longtemps encore, le centre d'une grande paroisse composée de neuf villages, savoir: Phaffans, La Colonge, Bessoncourt , Menoncourt, Eguenigut, Roppe, Denney , Vetreigne et Belhonvîlliera. C'est cette réunion de villages ayant sou église paroissiale à Phaffans , qui portait dans le pays le nom collectif de La Barouche. Aussi la cure de Phaffans avait-elle une grande importance et son curé une certaine autorité dans la contrée. Deux hommes remarquables , entre autres, occupèrent cette cure : J. B. Gobel, mort
archevêque de Paris sur l'échafaud révolutionnaire, et M. A. Berdolet, né à Délie en 1740, mort évêque d'Aixla-Chapelle le 13 août 1809.
Actuellement La Barouche n'a plus les neuf villages que je viens de citer. Depuis 1840, Bessoncourt s'est bâti une église , je crois que Roppe a aussi la sienne et Vetrcigne est la paroisse d'Offemont depuis 1847.
Agréez, etc.
Henri Hardy, autre correspondance.
Hirtingae, 21 Juin 1864.
Monsieur,
Il n'y a pas de doute que le mot Baroche dérive de Paroclàa , nous en avons une preuve très - concluante dans la grande circonscription de la paroisse de Phaffans qui était composée jusqu'à ces derniers temps, de neuf villages et qui en comprend encore aujourd'hui cinq. On appelle dans toute la partie française de l'arrondissement de Belfort la circonscription de cette antique paroisse La Baroche et les habitants de ces villages les Barochais, qu'on prononce en patois : les Baroitêchaù, et, soit dit sans mauvaise intention, les habitants de ces villages passent encore aujourd'hui pour être très-peu civilisés, et je crois que c'est pour cette raison que ce nom de Barochais leur est resté. Si l'on est en relation avec un habitant de cette paroisse et qu'on ne soit pas tout à fait content de ses procédés, on dit : c'est un Barochais, ça m Baroittchai* , et aux yeux des habitants du canton
de Dellc ce mot veut tout dire et ne se dit qu'en mauvaise part. 1
Agréez, etc. Tallon.
VARIÉTÉS
La nouvelle édition de VAlsa :t ancienne et moderne est accueillie avec les plus vives sympathie». Deux livraisons ont k peine paru, et déjà elles se trouvent entre toutes les mains, non-sculemont en Alsace, mais aussi dans les Vosges, dans la Meurthe, dans la Moselle.
La presse alsacienne s'est empressée d'annoncer l'importante refonte de cet ouvrage, faite par les soins intelligents et consciencieux de M. P. Ristelhuher ; nous nous faisons nn plaisir d'extraire les lignes suivantes de l'article que M. Mossmann vient de consacrer ces jours derniers à cette publication :
• Les douze ans qui se sont écoulés depuis la publication de la der-
• nièro édition l'avalent vieillie sous plus d'un rapport : pour tout ce
• qui concerne la statistique, l'ouvrage n'était plus à Jour; il fallait le . mettre an courant dos travaux historiques les plus récents, qui ten- « dent de plus en plus à renonveler, à présenter sous un jour plus vrai « le passé de notre province. D'un autre côté, bien des notices «e
• ressentaient d'une certaine hàtc dans les études préparatoires de
• l'auteur. M. P. Ristelhuber s'est chargé d'effacer ces défauts, de
• combler ces lacunes, d'imprimer à ce vaste compendium le cachet du
• goût et de l'unité. Tons les Alsaciens lui en sauront gré. parce que
• tout ce qui peut servir à faire connaître notre beau pays, sert en
• même temps à le faire valoir et aimer. *•
La Revue d'AUacc seule a eu, à l'égard de cette nouvelle édition , certaines réticence», qui, sur quelques observations fondées de l'auteur, so sont transformées k notre grand regret en une méchanto critique que rien ne justifiait. Nous ne voulons pas rechercher la
1. Une lettre que non» recevons de M. Stoffel , à Habsheim, nous donne comme nom allemand de La Baroche : Kirehtpiel Zell (Urbaire de Ribeaupierre), c'est-à-dire la paroisse de Zell. P. R.
i. Feuille de Thann du * juillet.
source de» insinuations malveillantes du collaborateur de la Revue d'AUace, cela serait remonter le Nil sans fruit»; mais l'article de M. Kurtz méritait une réponse, et bien que toute polémique irritaute nous «oit pénible, uous ne pouvions refuser à M. P. Ristelbuber, le droit d*y répondre par l'organe de notre modeste petite Gazette
La Revus d'Alsace et M. Kuetx.
Le Bibliographe , dans son dernier numéro, a donné un extrait de la Bevut d'AUace relatif a la nouvelle édition de l'Ahace ancienne et moderne et fait suivre cet extrait de quelques remarques rectificative» toutes simples et toutes modérées. Des remarques analogue» ont été adressées au directeur do la Revue d'AUace, qui les insère aujourd'hui dans son nouveau numéro, mais les fait mlvre d'une explication qui demande une dernière réponse. . Sans nous arrêter aux deux pages de préface, dit M. Kurtz, nous avons passé au précis historique, et nous avons reconnu qu'à de petites modifications prè», le précis historique de l'œuvre de M. Ristelhubcr est la reproduction textuelle de Baquol; puis nous avons continué la confrontation des principaux articles du dictionnaire nouveau avec ceux de l'ancien; là encore nous avons retrouvé la même fidélité historique. Si le lecteur fait le rapprochement que nous avons fait, il comprendra aisément que nous devions nons croire dans la térité • Non-seulement M. Kurtz n'est pas dans la vérité, mais il se joue do la vérité en écrivant ces phrases. M. Kurtz avoue qu'il ne s'est pas arrêté aux deux pages de préface, c'est son premier tort; notre préface n'est pas un de ces morceaux à grand orchestre composés pour étourdir les badauds: c'est une note, juste assez longue pour expliquer l'indisponsahlc et mettre le lecteur au courant de la question. M. Kurtz dit que le précis reproduit Baquol à de petites modifications près; mais ces modifications se rattachent justement an travail selon lequel, à la suite du nom moderne, sont cités les noms anciens, travail que M. Kurtz feint de ne pas remarquer et qui nous a déjà valu des félicitations tant de la part des savants alsaciens que du ministère de l'instruction publique. H. Kurtz a ensuite l'audace d'ajouter qu'il retrouve la même fidélité historique dans les principaux articles; pour convaincre Ici le lectrnr, il faudrait mettre en regard l'ancien et lo nouvel article; mais comment imprimer un article de sept à huit colonnes, un article principal? Nous uous contenterons
f, vg. du 13. R., arr.
de 8av., cant. de IIochfelden,sur le Landgraben et le chemin de Wasselonnc k l'falTenhoffen ; il se compose de deux petit* villages, Eckeudorf et Oberaltorf qui ont ensemble une pop. de 757 bab.
prot.
d'un article secondaire, en nous faisant fort de soutenir l'épreuve pour les autres.
AlteokeDdorf (Kkkendorf, 1120), vg. du B. R., arr. do Rav., cant. de Hocbfeldeu, sur le Landgraben et le chemin do Wasselonne à Pfaffenhofren ; il se compose de deux petits villages, Eckcndorf et Oberaltorf, qui ont ensemble une pop. de 734 bab. (725 luth., Scath et6 diss.). Patrie de Timothée- Guillaume Rëhrirh, 1802- 1860, pasteur de l'église Saint- Guillaume de Strasbourg, auteur de : Geechichte der Reformation im El*a*M und beeondere in Strcu* burg, HeiU, 1830-1832, 4 vol. in-8*;
Kirchengeeehiehte, Strasb., Trcuttcl etWflrtx, 1855, 3 vol. in-8*; Die Kirche St. Wilhelm, ib. 1855; Zur Oetchichte der etraeehurger Wiedertâtt/er in dm Jahren 1527 1543, dans: Niedner'a Zeitechrift fùr die hieturieche Théologie, 1860, cab. I, etc.
L'ancien article a 8 lignes, le nouveau en a 21 , sans parler de la justification nouvelle qui est plus large. Maintenant nous aurions encore à relever le* aménités qui émaillent la prétendue explication de M. Kurtz; mais qu'est donc M. Kurte? Ne serait-ce pas le pseudonyme de l'éditeur meurtri (par M. Hanauer) des Annotée dee Dominicaine, de l'éditeur malheureux dn 3* volume de Graudidicr, éditeur qui, du reste, a reçu les encouragement* de tonte la presse alsacienne, du Bibliographe entre antres, et qui, à la première observation, a su envoyer nne réponse de trois pages, insérée sans aucun accompagnement d'explication perfide et irouiqno à la façon de Barbarî mon-ami? Dans cette réponse a laquelle nous renvoyons, il est dit: «Manquer de loyauté serait aussi contraire à mes antécédent*
qu'à me* habitudes . Il paraît qu'es écrivant l'explication sur le Dictionnaire d'Alsace . M. Kurtx était hors de ses habitude* ; il lions rc*te donc à nous consoler avec le proverbe: nne foi» n'e«t pas coutume, ce que nous ferions tout do suite, si nous ne devions d'abord riposter nu trait final de M. Kurtz : «Nous réservons notre jugement , dit le Buloz de Colmar, car M. Ristelhuher n'est pas homme a attacher son nom à un livre qu'il n'aurait pas fait.» Certainement non, et après deux ans de travail sur un ouvrage qui aura un tiers de matière de plus, on ne se fait pas scrupule de signer cet ouvrage; on laisse ce scrupule, par exemple, a ceux qui lancent leurs insinuations sous le voile du pseudonyme et ne parviennent pas même à attacher leur nom à uu 3* volume qu'ils n'out pas fait.
P. RlSTRLHUBK.il.
La succession de M. Hugot est ouverte, et si nous avions voix an chapitre, nous saurions a qui l'offrir. M. Mo»*mann a déjà passé dix ans a la bibliothèque et aux archives de Colmar; c'est là qu'il s'est formé. Mais il y a tant de gens qui se croient propres i tont, surtout quand ils sont résoins A ne rien faire, comme il y en a d'autres qui se prévalent de telle origine, de tel grade, et qui ne comprendront jamais les mœurs, le génie intime de certaines populations Cependant que do sujets attendent un solide travailleur, rien que dans les archives, dont les richesses sont restées inconnues à presque tout le mondo! On a pu en juger par les Recherches sur la commune de Colmar. Sous la directiou de M. Mos&mauu , la poussière des archives de Colmar ne garderait plus longtemps sa proie. Et l'histoire de Murbach. comme elle gagnerait à une exploration nouvelle des manuscrits départementaux ! Il semble, en un mot, que tout le passé de uotre chère Alsace soit intéressé à la nomination de M. Mossmanii.
La Oalaizière à Strasbourg , créature de M. de Cholseul , désigné par ce dernier pour être contrôleur général en 1767, est d'une suffisance à croaser: quelle peine un être de cette trempe se donneroit-il pourconnoître l'Alsace? Les Vosges . l'exploitation dos forêts du roi, les limites , les luthériens , les protestants, la religion mixte est soutenue en Allemagne par loix du prince. Le cousoil do Colmar est mixte, le cardinal de Kohan a à Versailles un Inthérieu pour gentil-
homme; les mariages outre luthériens et catholique* sont autorise» par nu édit de 1*72. Un intendant adroit influerait inr les antres départements i l'aide du secrétaire d'État; quand on auroit quelques provinces frontières, il scroit facile de tolérer l'exercice libre. Le règne de Colbert a fini avec le renvoi des protestants. Parlez de tout cela i Galaitiôrc. il ne saura si vous lui parles grec ou franco!*. {L K»pion dévalue, 1773, 273 *74. Notice sur les maîtres de requêtes el intendants, cb. xvn.)
Une découverte intéressante a été faite à la bibliothèque de Bàle, celle d'an poëme de Sébastien Brandt, poète allemand, originaire do Strasbourg, qui a longtemps habité Bàle. Sébastien Brandt est Tautour du poème inconnu et si estimé Xarrenschif. Dans celui qu'on vient do découvrir, il célèbre une grande merveille arrivée à Ensisbeim, le 17 décembre 1492: la chute du premier aérolithe que l'on ait vu tomber du ciel. (Bibliographie de la France, 3 juillet 1864.)
. Les voyages forment tus rois », dit M. le chevalier du Coudray dan» les Anecdote» del'ilhittre Voyageur ' ,qui n*e*t rien autre que Joseph II, empereur d'Autriche. Ce monarque , voulant revoir une sœur adorée , fit un voyage en France, on 1777 , sous le nom de comte de Falkenstein'. Ce volume, dit l'auteur, que nous offrons à l'empressement
t. Anecdotes intéressantes et historiques de l'illustre voyageur pendsut son séjour à Paris, dédiées* la reine. 2* édition. Vienne, 1777, in-12, portrait.
2. On sait que Falckeostein est un comté d'Allemagne appartenant à l'empereur au moyen de la réserve qui en a été faite dans le traité de cession de la Lorraine en I T-i5.
Ce flef de l'empire, situé vers les cou6ds de la Lorraine el de l'Alsace, est resté par les traités en propriété au feu empereur Franco,» /•', lors de l'échange de la Lorraine. Ce prince, qui n'était alors que gr.m I !u>. de Tosiane. voulut conserver un fief immédiat, un Etat d'empir» , un radical au moyen duquel il restait membre du Corps germanique, et, par conséquent, un sujet éligihle pour la couronne impériale. Ce radical fut le comté de Kalckenatein, du c«rei* de Souat* . par lequel les ducs de l orraine avaient toujours ete co-ÉMm de l'empire, comme ayant veii et séance au hanc des comtés de ce cercle. C'est, d'ailleurs . le plus ancien patrimoine de la maison de Lorraine, et plusieurs historiens et publicistes allemands qui la foui descendre de celle d'Alsace, bran. lie cadette de celle des du. »
du public, est un monument en l'honneur de l'humanité. Nous en extrayons son passage à Strasbourg: •
• A une lieue de Strasbourg, ce prince fut reconnu par quelques personne* . et quoique l'on sçut le soir son arrivée dans la ville, on ne s'avuoit pas do le cberchor à la comédie. Il y étoit cependant placé aux secondes loges. Il parlolt à une bourgeoise dont il caressoit l'enfant, lorsqu'il fut aporçu du parterre. Les acclamations et les applaudissements l'obligèrent d'entrer dans la loge de M. le marquis de Vogué.
• Pendant son séjour dans cette ville, un déserteur de ses troupes fendant la presse se jeta à ses pieds et lui demanda sa grâce avec la permission de rejoindre Bon corps. 8a grâce lui fut accordée; mais le prince, ayant sçu de cet homme qu'il étoit établi depuis longtemps à Strasbourg, lui défendit de retourner à son régiment. M. lo comte de Falckenstein n'a point voulu que le premier pas qu'il fais oit en Frauce enlevât un sujet utile à ce royaume.
• En entrant en France, par Strasbourg, le y avril, l'illustre voyageur voulut loger à l'auberge, et y manger seul. Le marquis de Vogué, commandant dans la province , aussitôt après son arrivée alla prendre ses ordres; il l'accompagna le 10 et le il dans les courses qu'il fit pour voir les fortifications de la place et de la citadelle, l'arsenal, ses chantiers et ses ateliers, les établissements intéressants pour l'humauité, tels que l'hôpital militaire, l'hôpital bourgeois et la maison des enfants trouvés. Pendant ces deux jours, M. le comte de Falckenstein fut à la parade sur la place d'Armes, et y vit défiler une partie des troupes de la garnison ; il visita la cathédrale, et fut voir le tombeau du maréchal de Saxe, dans l'église de Salut-Tbomaa; il assista, dans la salle ordinaire du spectacle, à une représentation du Barbier de Sêvtlle et de la Fausse Magie. Il partit onsuite pour aller coucher à Pfaltibourg. .
De tous les naturalistes géologues et glacialistes qui ont étudié le massif colossal du Mont-Rosa, il faut citer en toute première ligne Ghrlstian-MoritE Kngelbardt de Strasbourg.
de Zevinghcu, rroyenl que le comté de Fskkenslein était l'spsnsge de la branche «le cette maison dont fui tasu Gérard d'Alsace , premier duc H «*sre*i» de Lorraine, en 1060.
Il a commencé »e* exploration» en 1840, a fait de» séjour» prolonge» toute» les années (15 campagnes do hautes région»), Jusqu'en 1856, où il a été surpris par le tremblement de terre à Stalden. Cet admirateur de» œuvres du grand architecte de l'univers, avec une persévérance hors ligne, avec un vouloir voir et savoir voir, a étudié ces hautes région» sou» ton» le» rapport»: le» mœurB de» habitants, l'orographie de» montagne» , géologie et minéralogie , le» pasoages des cols; il a visité ton» le» glaciers et escaladé grand nombre de pic» qui le» dominent, observé la faune et la flore, etc. Rentré dan» la civilisation , il classait et mettait «es notes et observations consciencieusement au net et san» se laisser influencer par une idée préconçue, sans corriger le» lois immuables de la uature et leur donner les allure» qui confirment les théorie» hasardées, méditées et souvent imposées. Il a publié ses Recherche», accompagnées d'uu panorama complet dn massif du Mont-Kota et plusieurs autres illustration» de détail.
M. Kngelhardt a fait aussi plusieurs séjour» à Zennatt, avec le projet de composer une monographie de ces montagnes. Il a publié, il y a une douzaine d'années, un premier ouvrage qui a eu un certain retentissement à cause des détails nouveaux qu'il renferme sur le» traditions du pay» et les diverses branches de son histoire naturelle. Ce volnme , accompagné d'un atlas , contient aus»i des poésie» de M** Kngelhardt qui allait avee son mari chaque année et charmait le» enuuis des jours de pluie par des travaux littéraire».
M. Engelhardt, continuant ses recherches, a publié en 1852 uue nouvelle étude avec une carte et des vues. Une de» difficultés que présentent les cartes ordinaires à ceux qui n'en ont pas une grande habitude est celle de »e représenter les reliefs en imagination : pour y obvier, l'auteur de celle-ci l'a faite eu même temps topograpbique et en relief, c'est-à-dire qu'il a dessiné les montagnes de manière à ce que leur relief »e profilât clairement «oit à l'horizon , soit sur les contrées voisines. C'est en même temps une carte et un panorama. L'auteur a traité la vallée de Pons avoc autant de détails que colle de Jermatt. Ce dernier volume est une suite d'impressions, de descriptions de lieux . sans ordre systématique et portant chacun le cachet de» circonstances du moment. C'est un recueil de documents intéressant surtout pour les touristes qui séjourneraient quelque temps dans ce» vallées.
BULLETIN MENSUEL D'ALSATICA.
Livres.
243. Hommage à Philippe Hœrter, compositeur. Sa vie, ses œuvrea et ses obsèques. Strasbourg , imprimerie l ■ Simon, 1864 (Juin) in-8*. :H> p. avec uu portrait dessiné par llossert et lithog. par Simon.
Brochure publiée par l'inion musicale de Strutbovrg. Funérailles de Hœrter. — Biographie — Discourt prononcé à l'église du 1 • m\ !> -Neuf, par M. Lehlois, pasteur. — Discours prononcé par M. Th. Porst, président de l'Union musicale. — Paroles prononcées par M. Ilasselmans, chel d'orchestre du théâtre de Strasbourg. — Abschiodsruf ron Friedericb, Bildbauer. — Am Crabe Philipp Hoerter's. J. Léser. — Erinnerung an Ph. Hœrter. Strobal. — Ph. Hœrler's Jehovah. Poésiede J. Léser. Œuvre» de Hœrter. Musique instrumentale , 13 compositions. Musique vocale, chœurs d'hommes, 48. Chœurs mixtes, 21. Œuvre» diverses. fU.
Hœrter est né à Strasbourg le 30 août 1 795; il y est mort le 6 novembre 1863. « Sa réputation n'a guère franchi les murs de sa ville natale; mais la postérité saura lui reudre justice. . Voir VlUuttruUon (de Paris) du 16 janvier 1801 qui contient une biographie et un portrait.
241. L,e capitaine Maréchal. Notice biographique. 2 p. in-8». Typog. de 0. Silbermann. (Mars 1864.)
Al. Maréchal laisse en manuscrit une Ilitlotre dé la tampagnt à K$pagnt. Cet ouvrage foimc deuv voluim s grand in-4° qui renferment une foule de dessins et de vues prises sur les lieu* , avec toutes les pièces à l'appui concernanl cette campagne. La Société d'horticulture de Strasbourg perd en lui un habile dessinateur et un botaniste distingué.
245. Christllehe Lebensbilder fOr Fraucn und Juugfraucu, von M. G. J.Brandt, 2te verbeaserte Auflago, 2 vol. ln-8\ KarUruhe, 1864, librairie V* Berger-Levrault et Filt. — 6 fr. 75 c.
Rosette Schrumpf. gcb. Vor»ler, den 3ten April I S 13. gest. den 2 'tcuMarx Bt>2. *• vol., p. 271-33'.». Karoliun Levrault, geb. Scherli, den Isten M»n 1775, gest. den 23ten November 1S50, p. 340-352.
246. Das Leben und Wirken von Johann Friedrich Oberlin, Pfarrer im Steinthal, Klsass. Cincinnati , 1860. Librairie C. F. Schnidt à Stratbonrg , 2 fr. in-18 cart. en toile. 182 p.
Chap. i-'. Oberlin selterliches Haus, Kindbeit uud Jugeud. Chap.n Oberlin» Inivcrsitatsieit uod Bund mil Gotl. Seine Lehrerjahre und Ernennung iijiii Feldprediger , 1767. Chap. Ut. Dus Steinthal utid Uberlin's Berofung doitlnn, 1767. Chap. n, Oberlin'» erste F.rfahrung un Pfarramte und Verhei-
ralhung. Chap. * cl n. Oberlin's geistliche Wirksamkeit in semer Gcmcinde. Cliap. tu. Die franiOMische dévolution, mil dem wa» aie ubcr daa Sleintlial unit Oberli» bringt, und andere eigine Begebenheiten sus Oberlin's Lebeu. Chap. vin. Oberlin's seliges Endc nul feierliches Brgi&bniss.
247. Les Miunesinger. Waltbcr von der Vogelweide (1190-1240), par Louis Spach, archiviste du département du Bas-Rhin. Strasbourg, ttjpog. de V Berger-Levrault , in-8<>, 34 p.
Eïlrait du Bulletin de la Sortit» littéraire de Strasbourg, tome H.
248. Die falschen und flngirten Druckorte. 2" vol. Dictionnaire des ouvrages français portant de fausses indications des Houx d'impression et des imprimeurs, depuis le XVI* siècle jusqu'aux temps modernes, par Km il.- Wcller. Leipzig, 1864. Strasbourg , librairie V Berger-Levrault et Fils, in-8« , 309 p. — 10 fr.
Une bibliographie spéciale n'a d'intérêt que par les notes dont elle est enrichie; il est très -regrettable que le dictionnaire de al. Weller, qui parati bien complet et bien eisrt, n'en ait pas. L'auteur nous dit bien, par exemple, que la Béponst de* trit-illustre* électeurs tt princtt du taert Empire romain a Vambastadevr du pape Pie /F, qui poite l'indication de Strasbourg, a été imprimée a Lvon; niais pourquoi et quelles preuves donne-t-il de son assertion? Cette bibliographie n'est qu'un canevas, très-utile du reste, mais qu'il faudrait maintenant remplir.
249. Wallcnstein, de 8chiller, traduit en vers par Théodore Braun. Strasbourg, Treuttel et WUrtz, 1864, lypog. de 0. Silbermann. Or.in-8-, VIII-488p.
Préface. — Le Camp de Wallenstcin. — Les Piccolomini. — La mort de WallensUio. Notes.
c Ce volume continue ma traduction des oeuvres que Schiller a écrites en
• vers pour le théâtre. Commencée voici plus de vingt et un ans, interrompue . pendant sept, imprimée partiellement en 1858 et en 1861 , à compléter de
• la Fiancés ds Messins, elle sera réunie un jour en une seule publication, si
• vie et santé me restent. »
(Le prochain numéro da Bibliographe contiendra un article de critique sur cet* remarquable traduction.)
250. Le Mercure de Bade. Moniteur illustré de la saison des eaux,
publié par Ch. Lallemand et Félix Mornand. Dessins de Ch. Lal-
lemaud. Gravures de J. Lévy. En France, 2 fr., en Allemagne, 1 fl.
Saison 1864, 4' année. Strasbourg, typog. de O. Silbermann, in-4»,
96 p. et 32 p. d'annonces. (Juin.)
Revue de la saison 1863. — Courses de Bade. — Bade thermale. — Le château de Louisbourg, roman par Méry. — Benseignements divers sur Bade et les
251. Prospectus. Tableaux «le l'histoire ecclésiastique du P. Ignace Mnuooi, traduits de l'italien par l'abbé Sattler , professeur d'histoire ecclésiastique au grand séminaire du Strasbourg; in-4°, 4 p. Typog. et lith. de E. Simon, à Strasbourg. (Mai 1804.)
I/ont rage sera composé de 18 fascicules de GO, 70 à 80 pages environ, renferma ni chacune un siècle et coûtant i hacune 6 fr., payables apiès réception. Il paraîtra trois à quatre livraisons par an.
On peut souscrire au grand séminaire de Stiasbourg.
252. Bericbt liber die internationale Kunstausatellnng in Mflncheu 1803. Ein Beitrag sur neueren Geschichte der Malerei , von Uustav Wittmer. M&nchen, 1864, ln-12, librairie V Berger-Levrault et FiU , -2fr.
Appréciation de deux toiles de H. L. Scbûtxenbcrger : VAttronom*. le Witdàitb.
253. Sport nautique de 1*111. Société autorisée le 25 septembre 1803. Statuts; in-8*, 11 p. Typog. de G. Silbermann. (Mars 1804.)
Cette société a pour but d'encourager et de développer le goût des exercices et les courses uautiques, de provoquer l'émulation parmi les concurrents et le progrès dans la construction des embarcations, de prêter à l'administration son coucoiirs pour les régates données à l'occasion des fêtes publiques.
254. Recueil de documents sur l'histoire do Lorraine. (Tome IX do la collection.) Lettres et instructions de Charles III, duc de Lorraine, relative» aux affaires de la ligue précédées d'un avertissement de M. Henri Lepage. Nancy, Wiener , libraire , 14; in-8', VIII -338 p. — 7 fr. papier vergé.
Publication de la Société d'archéologie lorraine tirée à 1 25 exemplaires numérotés. On a fait un tirage spécial de cet ouviage sur papier «élin ordinaire.
255. Association strasbourgeoise des amis de l'histoire naturelle. Compte rendu de la quatorzième séance générale du 21 avril 1804. Strasbourg 1804, typog. de G. Silbermann, in-8% 12 p.
250. Festival choral de Strasbourg des 20, 21 et 22 Juin 1803. État général des recettes et dépenses; in-4', 3 p. Typ. de G. Silbermann. (Mai 1804.)
Total des dépenses 71.128U5*
Becelles 44,837 .
Excédant des dépenses 27,291 IS (Couvert par la «die.)
257. Das Lebcn Calviu'a des franzSsischon Reformater*. Ein Reitrag zur dreihundertjahrigen Feier seines Todcstages, von C. Nied. Slrastburg, bei C. F. Sehmidt , 1804. Typog. de G. Silbermann. (Auszug ans dem Evangelitehen Samêtagsblatt.)
258. Examen médico-légal d'uue présomption do teutatlvo d'homicide par G. Tourdes. Strasbourg , 1864, typog. de G. Silbermann , ln-8*, idT p.
Affaire Armand .le Monlpellier.
259. Observations de vagin et do col do l'utérus double» et d'absence dn vagin , par le docteur R. Viliemin. Stratbourg , 1864, typog. de G. Silbermann, in-8*, 20 p.
260. De quelques faits relatifs à l'histoire du sous-nitrate de bismuth, par E. Ritter, docteur en médecine. Stratbourg, typog. de Heiùt, 1864, ln-8% 28 p.
261. Mécanique rationnelle par P. J. E. Finek , professeur , chevalier de la Légion d'honneur. 1" partie. Laeinématique pure. II* partie. La mécanique du point matérioi. Strasbourg , Dérivaux , libraire , 1864, hjpog. de O. Silbermann, in-8', VIII-227 p. — 6 fr. 50 c.
262. Préfectures, par Maurice Block. Tgpog.de V* Berger- Levrault , in-8*. 1 p. , 2 col.
Extrait du Dictionnaire gênerai dr la politique.
263. Pondération de» pouvoirs, par Casimir Perler. Typog. de F* lierger-Levrault , in-8», 3 p.
Elirait du Dictionnaire général de la. politique.
264. Annuairo militaire de l'Empire français pour 1864. Stratbourg, F* Berger- Levrault et Fil» , Ubrairet-idUeuri ; tgpog. de F* Berger- Levrault, in-12, LXXI-1198 p. - 6 fr.
Calendrier et épbétuérides militaires. — Liste chronologique des ministres de la guerre depuis 1589, époque de leur création. — Dons cl lea;* faits a l'armée. - Famille impériale. — Ministère de la guerre. État-major général et
265. Bibelgesellschaft zu Strassburg. 47' rapport annuel, 1863. Tgpog. de F* Berger Levrault, in-8», 63 p.
266. Statistique do la France. Prix et salaires à diverses époques. 2e série, tome XH. Stratbourg , imprimerie administrative de F* Berger-LevrauU, 1863. (Juin 1864.) XXXII 'il p., ln-4«.
Note préliminaire. En 1858, l'administration . vivement préoccupée de» conséquences économiques de la cherté qui sévissait depuis le second semestre de 1953, eut la pensée de rechercher: I* la mesure dans laquelle le prii des principaui ohjei» de consiomiualiou alimentaire n'était accru depuis quelques années; 2* l'influence que cet accroissement avait pu sur les salaires.
On trouve dans ce volume , d'anrex un document extrait des archives des hospices de Strasbourg, les prix moyens annuels du froment sur le marché de cette ville depuis l'année 1268.
267. Annuaire du Bas-Rhin, par Edouard Dnrry , chef de division à la Préfecture. Année 1864. Strasbourg , typog. de V Berger-Levrault. (Juin.) In-12, 4W p. — 4 fr. 50 c.
268. Annuaire diplomatique do l'KrapIre français pour l'année 1864. 7* année. Strasbourg , typog de V Berger-Lerrault (16 avril 1864) , in-12, CXXVI-220 p.
269. Histoire abrégée de la prédestination jugée par la raison et saint Paul aux Romains, par J. Barthe. Strasbourg, typog.de O. Silbermann , in-8# ,9 p.
Thèse pour obtenir le grade <ie bachelier en théologie.
270. Les chants religieux composés pour quatre voix mixtes (soprano, alto, ténor et basse), par F. Helmseh. NeufehAtel 1864, typog. de Vm Berger-Levrault , oblong, 10 p.
271. Notice abrégée sur les eaux acidulés gazeuses d'Antogast dans la vallée de la Rench (Bade), par M. le doctenr Aimé Robert. 2* édition. S tr ai bourg , typog. de O. Silbermann , in -24, 48 p.
272. A Meyerbeer. Cantate composée pour la représentation au théâtre de Strasbourg à la mémoire de Meyerbeer , le 22 mai 1864. Paroles de M. Edmond Febvrel , musique de Victor Elbel. Strasbourg , typog. de O. Silbermann , ln-8', 2 p.
273. Association polytechnique. Entretiens populaires publiés par Êvariste Thévenin. Parié, Hachette, 1864; in-18. 2 fr.
Pag<*t 269-2 "7 Lt Pont du Rhin , par Pardonnât.
274. De la mission philanthropique du ministère public. Colmar , imprimerie Hoffmann , in -8', 39 p.
Discours prononcé par M. Pochonnet , substitut du procureur général impérial, à l'audience solennelle de rentrée, du 3 novembre 1863, de la Cour impériale de Colmar.
275. De l'économie du salut étude sur le dogme dans ses rapports avec la morale, par A.Weber. Typog. de O. Silbermann, in-8*, 210p.
276. Adolphe Monod considéré comme prédicateur, par A. Richardot.
Typog. de O. Silbermann . in-8% 36 p.
ff« 239 et 240. Thèses présentées a la Faculté de théologie prolestante d«- Strasbourg pour obtenir le grade de docteur en théologie.
277. Qu'est-ce qu'un christianisme sans dogme et sans miracles? ou étude critique des doctrines d'nne théologie prétenduo nouvelle, par N. Poulain, pasteur. Paru, Oreuearl; Strasbourg, typog. de V* Berger-Levrault, ln-18, 255 p.
278. Les sociétés de secours mutuels complétées, exposé de» iustitu-
tions qui peuvent leur être rattachées, par M. V. Robert. Strasbourg, V' Berger- Ltvrault et fils , libraire*- éditeurs. Typog. de V* Berger- Levrault', ln-18, 128 p. — 1 fr. 60 c.
279. Arrêté portant règlement général pour la culture dn tabac, en 1864, dan* le Bas-Rbiu. Strasbourg, typog. de V' Berger- Levranll , in-4-, 63 p.
280. Annuaire administratif, judiciaire, industriel, commercial et agricole du département du Haut-Rhin, pour 1864, 11* année. Calmar, typog. de Hoffmann, librairie Barth, in-18 , 240 p. 1 fr. 60 c.