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. La Société «1rs amis des arts de Strasbourg, «lit M. Lagrang»- , présente , avec celles dont imita avons esquissé riiistoirc. un contraste frappant. Marseille dispose d'nn budget de près de 50,000 fr. ; Bordeaux offre A l'admiration de la province les chefs-d'œuvre de l'art français contemporain ; Lyon , par ses concours et de nombreux encouragements distribués chaque année, répand et entretient le feu sacré des beaux-arts. A Strasbourg, une quinzaine de mille francs forme toutes les ressources de la société; le plus clair de cet argent est employé à acheter des tableaux allemands, et le conseil municipal, comme s'il avait peur des cinq cent quarante souscripteurs qui osent aimer les arts, leur refuse une subvention qn'il accorde à des chevaux de course. La société de Strasbourg vit par le seul effet de la ténacité alsacienne. KUe a été fondée, cela suffit; elle ne disparaîtra pas de long temps. •
M. Lagrange passe ensuite en revue les expositions de la société , et signale les achats déplorables faits chaque année par la commission. Il n'omet pas, toutefois, de rappeler qu'en 1853, elle sut distinguer les œuvres de M. Brion, et encourager ce jeune maître dont l'Alsace s'honore aujourd'hui à si juste titre, et qu'en 1858, elle eut l'heureuse idée de commander aux artistes de la localité un album strasbourgeois. Mais continuons nos citations, trop heureux que nous sommes d'appuyer notre opinion sur les appréciations d'un savant dont les jugements font autorité, en pareille matière.
• L'excentricité d'allures qui caractérise la Société des amis des arts de Strasbourg a pour cause un fait anormal qu'il est temps do signaler. Dès 1836, elle abdiquait sa nationalité en se fondant dans l'Association rhénane. Cette association dont le principe était digne d'une réalisation plus intelligente, a pour but d'organiser sur les rives du Rhin des expositions soi-disant internationales. Réduite d'abord à cinq villes , Strasbourg. Maycuce, Darmstadt, Mannheim et Carlsruhc, elle a, depuis 1853, rallié deux villes nouvelles, Stuttgart et Fribonrg. L'énonciation seule des noms de cette heptapnlo suffit a mon-
trer combien peu le but a été atteint, puisque Strasbourg y lutte seule contre bIx villes allemandes. Il y a mieux : l'Association se chargeait des frais de transport et de retour des tableaux qui veulent faire la tournée des sept villes, mais elle exigeait que la tournée fût faite, laissant tous les frais À la charge des artistes qui voulaient, après une exposition, retirer leurs tableaux. Or, on comprend que les artistes français qui envoyaient leurs tableaux à Strasbourg, se souciaient fort peu de les montrer à Carlsruhe ou i Darmstadt, alors que les expositions de Lyon et de Bordeaux leur offraient des chances plus sérieuses de vente et un accueil plus sympathique. Cette clause qui vient d'être rapportée, excluait de droit les tableaux français. Mais ce qui les exclut surtout, ce qui constitue dans la ligue rhénane une infériorité foncière pour l'art français , c'ost ce vieil esprit germanique, plus vivace sur les bords du Uhin qu'en aucun autre endroit, et toujours prêt à nous chanter : • Vous ne l'aurez pas, notre Rhin allemand! • Plût & Dieu qu'on n'eût pa* non plus leur» tableaux!
< Il suffit, au surplus, de jeter un coup d'œil sur les résultats de l'Association rhénane, pour se convaincre du vice de cette institution en ce qui touche l'art français. En 1840, la Société de Strasbourg achetait sept tableaux, dont deux français; la Société de Maycnce en achetait quatre , pas un français ; la Société de Darmstadt six , pas un français; la Société de Mannheim sept, pas un français; — il est vrai qu'elle achetait aussi une aquarelle par Finard , de Melun ; — enfin, la Société de Carlsruhe achetait vingt et un tableaux , pas un français ; il est vrai aussi qu'elle joignait & ces achats une amazone (bronze), par Gechter, à Paris. En résumé, c'est une somme de 20,425 fr. que les cinq Sociétés ont dépensée en faveur des beaux-arts, et sur cette somme la part de l'art français est de 1,160 fr.
• C'est donc un fait d'une évidence qui saute aux yeux, que l'Association rhénane, bien loin d'offrir a l'art français une occasion di» plus de se montrer et de trouver des acquéreurs, n'a d'autre résultat que de l'étouffer et de lui donner aux yeux des populations frontières d'un autre pays, un vernis montenr d'infériorité qu'il est bien loin de mériter. En s'unissant i l'Association rhénane , la Société des amis des arts de Strasbourg fait donc une œuvro antipatriotique.
• De plus, elle fait une mauvaise affaire, car il résulte de ses comptes qu'en IH40, l'excédant de dépenses sur les recettes était de
3.6*2 fr. 12 c. ; en 1853, cet excédant est de 6.695 fr. 5)6 c. ; en 1854, de 5,068 fr. 06 c. , et en 1857, do 3,760 fr. 45 c. •
• Ce déficit , la Société dos amis de» arts de Strasbourg le comble par ses propres ressources. Mai* c'est 1A un métier de dupe. Si elle peut se suffire à cllemémo. à quoi bon invoquer le bénéfice de l'association, bénéfice qui se traduit pour elle par un déficit aunucl? Dan» ce conseil de sept voix, la sicnue se perd si bien, que l'association ayant choisi pour prime, en 1854, une gravure exécutée par le professeur Felsing d'après le tableau de Kœhler , Julia , la Société de Strasbourg concourt pendant plusieurs années, par à-compte do 300 fr., au paiement de cette gravure. Il est vrai que M. Felsing est le président de l'Association rhénaue. • •
Tout cela paraîtra vif peut-être; mais n'eat-ce pas trèsconcluant? Comment, en effet, ne pas reconnaître la justesse de ces critiques, en présence de preuves aussi nombreuses, et au moment où l'exposition de 1863 vient, pour la vingtième fois, rendre plus évidente encore l'insuffisance des moyens mis eu usage par la Commission de Strasbourg? Car, il faut en convenir, jamais les envois de l'Allemagne n'ont été plus dépourvus d'intérêt, nous devrions dire, d'une plus pitoyable médiocrité. A grand'peine trouverions-nous dans ce vaste champ d'ivraie quelques œuvres recommandablee , et, toutes réserves faites en faveur de huit ou dix peintures d'une valeur
1. « Le Musée de la Société de Strasbourg , dit ailleurs M. Lagrangc (p. 165), comprend 28 tableaux. On y voit figurer un portrait attribué a Holbcin , tin effet de lune et de lampe, par M. Nahl, do Cassel, et cette fameuse Julia[grande toile, dit le catalogue) que le professour Felsing a si chèrement gravée aux frais de la Société qu'il préside.» Et le Compagnon du tour de France! cette autre erreur de la Société ; qu'en eût donc pensé l'éminent collaborateur de la Gazette, si ce chef-d'œuvre artistique n'avait pas échappé à son attention?
réelle, dues presque toutes à des artistes français, ou serait en droit de se demander s'il n'eût pas mieux valu laisser librement circuler chez nos bons voisins tout ce faux bagage artistique, plutôt que de lui donner une hospitalité qui présente pour nous plus de dangers que d'avantages.
Qu'un simple particulier encombre ses appartements de toute cette imagerie vigoureusement enluminée, personne n'a le droit «l'y trouver à redire; mais lorsqu'une .Société qui a la mission de former et d'entretenir le goût du beau, convie toute une population à un semblable spectacle, c'est là un fait qui peut avoir de fâcheuses conséquences, et dont se préoccupent à bon droit les personnes vraiment dévouées au culte des arts.
A cette foule qui admire le plus souvent de confiance, sur la recommandation quasi -officielle de ceux auxquels elle remet si volontiers le soin de satisfaire ses besoins artistiques, ce qu'il importe de montrer tout d'abord, ce sont des œuvres saines, d'un goût irréprochable, d'une intelligence facile, mais non ces productions banales qui ne se recommandent, le plus souvent, que par une naïveté impuissante ou une dangereuse trivialité. Au milieu de ces exhibitions qui regorgent de toiles sans valeur, le goût, loin de s'épurer, court grand risque de se corrompre, et comment en serait -il autrement lorsqu'on voit, ici par exemple, les Commissions rhénanes choisir précisément, pour leurs acquisitions, les œuvres les plus insignifiantes, celles surtout qui n'ont pour.triste mérite qu'une exécution précieuse et fade.
Le danger est d'autant plus grand que l'éducation artistique du public est moins avancée; et il faut convenir que, sous ce rapport, la Société de Strasbourg a une lourde tâche à remplir. Aussi , malgré ses insuccès et ses erreurs, doit-on lui savoir-gré de ses efforts, et, tout en signalant la voie funeste dans laquelle elle est engagée , est-il du devoir de tout bon citoyen , de tout ami sincère des arts, de concourir, dans les limites de ses moyens, au progrès d'une œuvre dont le succès peut donner à notre ville un éclat qui lui manque.
Ce ne sont assurément pas les éléments qui font défaut, et dans un milieu où le sentiment musical est si généralement répandu , on ne peut admettre que le goût des arts plastiques ne puisse aussi se développer avec succès. La marche régulière et persistante de la Société actuelle est là, d'ailleurs, pour attester des moyens trèssuffisants dont on dispose. Que faut-il donc pour arriver à un meilleur résultat? Reconnaître une erreur, ce qui est toujours facile pour ceux qui veulent sincèrement le bien , et chercher une voie nouvelle. Ici commencent les difficultés , et nous n'ignorons pas que dans le sein même de la Société cette question a été discutée, mais sans recevoir de solution satisfaisante. Cependant, la cause du mal étant connue, il semble facile de trouver le remède.
Depuis vingt ans vous demandez inutilement à l'Allemagne des œuvres d'art, propres à initier le public à l'enseignement du beau; à moins d'être aveugle ou possédé de je ne sais quel engouement fanatique , il faut enfin reconnaître que ce que vous en recevez ne peut en
aucune manière remplir votre but. La pénurie de tableaux passables est même devenue telle , dans ces dernières années, que maintes fois vous avez pu, comme nous, entendre d'honnêtes amateurs se lamenter de ne pouvoir faire des acquisitions dignes de figurer dans leur modeste galerie. Est-ce à dire pour cela que le niveau des connaissances artistiques se soit abaissé à ce point dans la studieuse Allemagne? Non, assurément; mais nous n'étonnerons personne en faisant remarquer le peu de notoriété des artistes qui sont en rapport avec l'Association rhénane. A part deux ou trois noms recommandables, tous ces peintres sont parfaitement inconnus de la plupart des personnes qui s'occupent de beaux-arts.
Il ne faudrait donc pas juger l'école, ou plutôt les écoles allemandes, par les tristes échantillons qui nous viennent de Munich ou de Dusseldorf , et puisque la Société de Strasbourg tient avec raison à entretenir d'amicales relations avec les artistes étrangers, que n'entret-elle directement en rapport avec ceux qui peuvent véritablement faire honneur à ses expositions? Quelques bons représentants dévoués et officieux dans les principales villes d'Allemagne feraient assurément plus et mieux que le concours de toute l'Association rhénane. C'est ainsi qu'on a procédé à Besançon par exemple , il y a quelques années, et je ne vois pas qu'on ait trop mal réussi; car dans le catalogue que j'ai sous les yeux, je trouve du moins des noms connus; il me suffira de citer parmi les artistes suisses et prussiens, MM. Elster, Sohn , Hubner, Ittenbach , de Kalkreuth , Lindlar, Maas-
sen , Rausch , Salentin , Muck , Schotel , Tidemand , Castau , Diday, Hébert, Zimmermann , etc. A la vérité, le nombre des ouvrages exposés était bien restreint relativement à -cette avalanche de toiles que le chemin de fer nous apporte chaque année ; mais à cela le mal n'était pas grand , et d'ailleurs s'il est absolument indispensable de remplir les salles du musée, que n'ajoute -t- on aux tableaux modernes, soit un bon choix de peintures anciennes, soit quelques-uns de ces magnifiques cartons dans lesquels se révèlent si puissamment la fécondité et la science des maîtres allemands, ou mieux encore de bonnes reproductions photographiques des admirables dessins de Kaulbach , de Cornélius, de Schadow et d'Owerbeck? Cet enseignement -là en vaudrait bien un autre. Avec un peu de bon vouloir et d'activité, tout cela est parfaitement réalisable, et au moins la Société n'aurait plus à se reprocher de faire connaître sous un faux jour une école qui compte encore des artistes d'un talent incontestable.
Voilà pour l'Allemagne. On a vu comment les choses se passaient du côté de la France : tandis que des bords du Rhin nous arrivent quatre ou cinq cents toiles, parmi lesquelles huit ou dix à peine auraient pu être admises aux Salons de Paris; d'autre part, on reçoit cinquante à soixante tableaux presque tous d'un mérite réel, quelques-uns vraiment remarquables , et chaque année , nous trouvons au livret les noms des maîtres les plus recherchés de l'École française. Les œuvres dont il s'agit ne sont pas de premier ordre, je le veux bien, mais il n'en
est pas moins certain qu'elles forment encore le seul côté intéressant de nos expositions. C'est donc dans cette direction surtout que doivent se porter les efforts de la Commission. Le retour annuel des expositions' de Paris, nous le savons, rendra désormais sa tâche plus difficile; mais d'un autre côté, la création récente d'agences pour l'organisation des expositions provinciales doit aplanir bien des difficultés, et les résultats obtenus récemment à Ncvers, Moulins, Rennes, Nîmes et dans tant d'autres villes de second ordre, montrent assez ce qu'il est possible de faire à Strasbourg.
Mais ce n'est pas tout. Il est un autre point qui réclame toute la sollicitude du Comité. Depuis quelques années, les personnes qui fréquentent l'exposition ont été frappées de l'abstention presque complète des artistes alsaciens; c'est là un fait des plus regrettables et dont il faut s'appliquer à prévenir le retour. On ne doit point oublier, en effet, que la distribution des encouragements aux artistes de la province constitue une des plus belles prérogatives des Sociétés, nous dirions volontiers le plus impérieux de leurs devoirs. Tout en écartant les médiocrités présomptueuses, elles doivent être accessibles à tous ceux qui font preuve de talent, et il est inutile d'ajouter que la plus complète impartialité doit éclairer leurs décisions. Nous ignorons ce qu'il peut y avoir de vrai dans le reproche qu'on a adressé jadis à la Société de Strasbourg de n'exister qu'au profit de quelques-uns de ses membres, et il nous répugnerait de chercher là les causes de cette abstention fâcheuse. Nous nous garde-
rons donc bien de ranimer à ce sujet un débat inutile , mais il convient, dirons-nous, de profiter de l'expérience acquise, et puisque les bonnes intentions dii Comité ne peuvent être mises en doute , attendons avec confiance et espérons.
La Société compte dans ses rangs des amateurs éclairés, dont le dévouement sincère aux arts est fortifié par une longue expérience; on peut donc présumer que, sous leur habile direction . le comité administratif, triomphant enfin de résistances aveugles et obstinées, ne tardera pas à marcher résol Ciment dans la voie du progrès. 1
1. Ou nous communique, au dernier moment, le compta rendu de» travaux de la Société, pour l'année 1862; nous y trouverions facilement plus d'uu argument propre àappnyer nos assertions, mais nous préférons en extralro les faits qui peuvent faire apprécier les bonnes intentions dont '•ont animés certains membres du Comité. C'est ainsi que le président. If. Blanck, lui-mémo, reconnaît la nécessité de faire prédominer l'élément français dans les expositions; d'un autre côté , dans un rapport où sont exprimées, avec une convenance parfaite les sapes convictions d'un esprit éclairé , M. Hugueuy, secrétaire, propose de consacrer la plus grande partie des ressources dont on dispose, à l'acquisition des meilleures œuvres des artistes du département, afin de créer & Strasbourg un musée alsacien; il engage, en outre, le Comité à user de son influence auprès des autres Sociétésf pour que celles-ci veuillent bien faire meilleur accueil aux peinture* de l'école française qu'elles semblent exclure prcsqnc systématiquement de leurs acquisitions. Enfin, pour donner plus d'éclat aux expositions et atteindre plus sûrement le but qu'on doit se proposer, cet estimalde amateur deraando s'il no conviendrait pas de mettre, de temps en temps, sous les yeux du public, une réunion de peintures anciennes empruntées aux cabinets des amateurs de Strasbourg. — Par le même motif, M. Marcotte avait précédemment émis le vœu « de voir désormais le Comité cutrer plus profondément dans le vif des réformes , eu réduisant le nombre de* lots de la loterie pour
Sans rien changer à l'organisation actuelle, on peut, selon nous , employer d'une manière bien plus profitable les moyens d'action et les ressources dont on dispose. Il Hiiffit pour cela de s'affranchir de la tutelle onéreuse des Sociétés allemandes, et tout en conservant des relations suivies et directes avec les peintres étrangers , de chercher à obtenir le concours des artistes français , de ceux qui appartiennent à l'Alsace surtout. Une alliance avec les autres sociétés établies dans les départements de l'Est pourrait encore, ce semble, donner de bons résultats, à la condition toutefois qu'il y aurait de part et d'autre indépendance de direction et comptabilité distincte. On devrait enfin examiner s'il ne conviendrait pas de restreindre à deux années la périodicité des expositions , sauf à donner aux artistes du pays toutes facilités pour faire connaître leurs œuvres , en les exposant dans les salons de la Société. Ce système présenterait l'avantage de ménager les ressources de l'association et la mettrait ainsi à même de donner chaque fois plus d'importance à ses acquisitions; et c'est là, en définitive, le meilleur moyen d'attirer les artistes à nos expositions. Le Comité devrait aussi donner une plus grande publicité à ses travaux , et s'assurer le concours de la presse locale pour le compte rendu de ses Salons.
n'appliquer le* ressources de la Société qu'à des acquisitions d'une valeur sérieuse et d'un earaetire vraiment artistique. »
Ces tentativos et ces louables efforts témoignent , bien mieux que tout ce qne nous pourrions dire, de lanécessité de promptes réformes ; espérons donc quo d'aussi sages conseils no tarderont pas à porter leurs fruits.
Enfin , quelles que soient les mesures adoptées , il est urgent de changer de système et on doit chercher des voies nouvelles, car il ne faut pas se faire illusion, Strasbourg qui a été, du XIVe et XVIIe siècle, le centre d'un grand mouvement artistique, dont l'action s'étendait sur les deux rives du Rhin, n'occupe plus aujourd'hui, sous ce rapport, la place qui lui appartient parmi les grandes villes de France. Pourrons-nous dire seulement que nous avons un musée , tant que les quelques tableaux que nous possédons, seront relégués dans le local impropre et insuffisant où ils se trouvent depuis tant d'années? Aussi, il faut voir en quels termes* affligeants , M. le comte Clément de Ris, inspecteur des beaux-arts, parle de notre collection, dans ses Musées de France1. Mais c'est là une question qui nous entraînerait trop loin , car déjà cet article a pris des proportions inattendues et il convient d'y mettre un terme.
Revenons donc à l'exposition; il en est grandement temps. Les bonnes œuvres y sont rares, je l'ai déjà dit ; ma revue sera des lors très-courte. Tout d'abord, il faut constater les caractères généraux qui distinguent chacune des deux Écoles : chez les Allemands, absence d'idée et de sentiment, exécution précieuse, recherche puérile du détail , coloris faux et dur ; chez les peintres français , au contraire , préoccupation constante de l'harmonie de la nature, interprétation libre du sentiment poétique, grande variété dans les moyens d'exécution. Aussi, d'une part, ne trouvons - nous que des reproductions superfi-
1. Revue universelle de» arts (mare 1863) : les Musées de Metz et de Strasbourg, par le comte Clément de Ris.
CÎdUcs, matérielles et minutieuses: de l'autre, des oeuvres d'un caractère à la fois plus élevé et plus vrai. Cette distinction si tranchée me dispensera d'une étudc'détailléc des œuvres qui figurent à l'exposition, et je me bornerai à citer parmi les paysagistes allemands , par exemple , ceux qui se recommandent par des qualités plus individuelles , comme M. Van Borselen , dont V Intérieur de foret est bien composé et solidement peint ; M. Stademann, auteur d'un Effet d'hiver, dans lequel je remarque des personnages très-spirituellement traites; M. Mayerheim, non moins habile à toucher d'une main sûre les figurines dont il peuple ses Vues de Hollande; malheureusement sa peinture a un aspect sec et dur. On pourrait faire le même reproche à M. Fréd. Zimmermann, qui, du moins, voit la nature sous un jour moins faux ; mais il y a chez lui plus de manière et de parti pris que chez son parent ou homonyme, M. Max. Zimmermaun. Le paysage de ce dernier, représentant un chemin rocailleux et escarpé, est une excellente étude, d'une grande puissance de coloris, et n'est point sans quelque analogie avec la Bruyère en Hollande, de M. Vogel; c'est une lande bornée à l'horizon par un rideau d'arbres; au premier plan , une mare et un chasseur avec son chien ; peinture d'un bel effet et d'une très-bonne exécution. L'Intérieur de foret, de M. Ebel, est également une œuvre rccommandable ; l'ensemble est harmonieux et agréable sans cesser d'être vrai ; on ne peut que lui reprocher l'exagération des détails du deuxième plan. Nous avons remarqué aussi de M. Foin, un excellent Pfitnrayc, avec animaux : cette
toile est d'une-bonnc couleur, bien montée de (on; Tenu, le lointain et le ciel sont joliment traités. Après cela, je pourrais eneorc citer le Paysage hollandais de M. Van de Sande; du reste, mieux vaut n'en pas parler.
Je serai tout aussi réservé à l'endroit des tableaux historiques ou légendaires; ils dénotent, pour- la plupart, une incroyable pauvreté de style et d'invention. On peut cependant mentionner la grande Seine des états de Bohême, par M. Louis Tacke qui , malgré une exécution un peu molle , se recommando par des qualités de composition et de couleur.
La peinture de genre ne vaut guère mieux. C'est, à peu de chose près, l'équivalent des lithographies coloriées qu'on voit chez nos marchands d'estampes, moins l'esprit et le bon goût que nos dessinateurs français savent mettre dans leurs moindres productions. Que dire, en effet, d'artistes qui usent leur intelligence et leur talent à reproduire des scènes grotesques comme cette Ménagerie, où l'on voit un galopin imprudent aux prises avec un singe, ou cet autre tableau représentant une vieille femme qui écrase son chat sous son fauteuil effondré? Malgré leur exécution si précieuse, je ne ferais pas plus de cas de la Petite Tricoteuse, de M. Dirks; des Musiciens, de M. Ender; ou des Jeunes Mendiants, de M. Marr, y compris leur caniche qui fait le beau. Au milieu de ces compositions par trop naïves , on doit distinguer toutefois une tête <X Italienne, d'un beau caractère, par M. Gratte, de Munich, les intérieurs flamands, de M. Linnig, dont le coloris chaud rappelle la peinture de Téniers,
et surtout les scènes sentimentales de M. Hollandertz qui , à sou tour, s'inspire des maîtres hollandais. A cela près , bien peu de ces toiles méritent qu'on s'y arrête , et ce qu'il y a de plus affligeant, c'est que tout ce que nous avons pu voir depuis quelques années, ne sort pas de cette honnête médiocrité; c'est à croire qu'à chaque exposition on nous renvoie les mêmes tableaux.
Avec les artistes français nous serons, Dieu merci , plus à l'aise. Voici d'abord nos paysagistes, M. Corot, en tête.
Comme sa Vue de Ville-cCAvray, si calme , si réelle et si poétique à la fois, contraste avec les peintures sèches et éclatantes que nous venons de voir; là, plus de détails, plus de couleur, dirions- nous volontiers, seulement des formes vagues et vaporeuses noyées dans cette lumière douce et argentine , dout le maître a le secret. Mais où trouverait-ou des eaux plus limpides, un ciel plus transparent, et une semblable simplicité d'effet? — Non moins remarquable est le Moulin, de M. Troyon; c'est encore un effet du soir. Ici , tout est sombre , les vêtements des deux pêcheurs forment seuls une note claire sous cette voûte d'épais feuillage , qui abrite le lit caillouteux d'un ruisseau; l'effet est grand et juste, partout on sent la touche ferme et magistrale d'un artiste qui sait rendre ses impressions.
Malgré le mérite de ces peintures, nous leur préférons encore le Paysage, de M. Daubigny, qui est, sans contredit, le morceau le plus remarquable de l'exposition. Nous n'avons pas souvenir, en effet, d'avoir jamais rencontré une page mieux réussie de l'éminent artiste. Un massif
de grands arbres, entourant une mare dans laquelle se désaltère un troupeau, voilà toute la composition. Mais quel charme pénétrant s'exhale de cette fraîche solitude qu'éclairent les douces clartés du soir; comme le lointain fuit; comme l'air et la lumière circulent dans ce ravissant paysage. Nous le répétons : c'est là un délicieux chefd'œuvre, en présence duquel on se surprend à évoquer le grand nom de Ruysdael. — Ces trois œuvres, toutes de sentiment, peuvent ne pas satisfaire les amateurs qui n'ont étudié la nature que dans les tableaux des peintres allemands ou suisses; mais elles auront causé, nous en sommes certain, plus d'une douce émotion à ceux qui savent conserver le souvenir des impressions que laissent parfois les sublimes beautés de la création.
De M. Rousseau, nous n'avons qu'une toile sans importance, et nous le regrettons, car avec lui eût été complète la réunion des maîtres du paysage moderne , à la suite desquels marchent MM. J. Rozier et Lambinet, qui sont aussi représentés par de bonnes productions. Après eux, ou peut encore citer la Marine, de M. Hoguet; la Vue de Bern-Castel, par M. Ouvrié, charmant tableau , bien que coloré d'une façon par trop capricieuse ; les paysages de M. Ponthus-Cinier, toujours bien composés et largement traités; enfin les toiles de MM. Fiers, Loubon, Briesot, Veyrassat, etc.
Puis, viennent les peintres de l'Orient: M. Ziem, avec une de ses meilleures Vues de ConstantinopU ; M. Pasini, auteur de la Caravane dans le désert; M. Frère, dont la peinture, malgré l'éclat des couleurs, est loin d'être
aussi lumineuse que celles des deux artistes dont nous venons de parler. Mais dans cet ordre d'idées, l'œuvre capitale, c'est celle de M. Fromentin, représentant des nègres qui conduisent des Chevaux arabes à la mer. Les allures fougueuses de ces nobles bêtes sont rendues avec une grande vérité, et on retrouve d'ailleurs dans cette petite toile la couleur brillante et harmonieuse, le mouvement, en un mot, toutes les qualités originales et fortes, qui ont valu au Fauconnier arabe du jeune maître un si franc succès, au Salon de cette année.
Parmi les tableaux de genre, j'ai retrouvé un Intérieur italien, de M. Montcssuy, que je connaissais de longue date; j'ai remarqué également un délicieux Trayer; un Armurier de M. de Beaumont; des scènes de mœurs de M. Ronjat, artiste de première force dans la reproduction des objets matériels ; un petit tableau de M. Lasalle, qui se recommande aux préférences de certains amateurs par une exécution précieuse, mais un peu molle. J'en passe et des meilleurs, afin de pouvoir encore signaler une charmante composition de M. Schulcr, représentant une Réunion de paysannes ahacietmes. Il y a beaucoup de naturel dans la pose de tous ces personnages, et le tableau largement peint est d'un coloris fort agréable. Je citerai, enfin, eu terminant, un très-beau dessin de M. Tourny, d'après Bernardino Luini, et de notre habile statuaire. M. Grass, un groupe en plâtre, œuvre sérieuse qui ne pourrait que gagner à être reproduite dans de plus grandes proportions.
Strasbourg. 20 juillet 18fi3. A. T.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Origines de l'artillerie française. Planches autographiées d'après les monuments du XIVe et du XVe siècle avec introduction , table et texte descriptif, par Lorédan Larchcy, de la bibliothèque Mazarine. Paris, Deutu, 18G3, in-40.1
Les perfectionnements successifs de l'artillerie moderne semblent avoir produit le besoin de se rendre un compte bien net de son passé. On connaît les grands et beaux travaux commencés par l'empereur au château de Ham , et continués aujourd'hui par l'un de ses aides-dccamp. A un point de vue plus spécial encore , car il se borne à la période comprise entre les années 1324 et 1484, M. Lorédan Larchey poursuit depuis plusieurs années des recherches actives sur les origines de V artillerie française. La rareté des souscriptions particulières et le défaut d'encouragements officiels n'ont pas retardé l'apparition de ses planches qui nécessitent, comme dans toutes les publications de ce genre, une assez grande mise de fonds. Pour s'y soustraire, l'auteur a pris le parti original de faire tout ou à peu près. Les 2f>4 vignettes de son recueil ont été non-seulement autographiées, mais collées, rcmargées et numérotées par luimême. Il a de plus colorié, toujours propriâ manu, une vingtaine d'exemplaires en sus des 125 exemplaires ordinaires qui sont mis dan* le commerce.
t. 1*5 oxi iujilrtiroa *onl mi- dan* !<• rommrrcr » 25 fr. ; 2« exemplaires colorié* A 50 fr.
Une date trop moderne (1516) a fait vivement regretter à M. Larchey de ne pouvoir reproduire le superbe canon envoyé jadis par les magistrats de Strasbourg à ceux de Bâle et conservé dans l'arsenal de cette ville où il représente, sans contredit, l'un des plus beaux produits artistiques des fondeurs du XVIe siècle. En revanche il a figuré avec détails deux pièces bourguignonnes fort curieuses conservées au même lieu, et il a reproduit, d'après un manuscrit remarquable donné aux anciens magistrats de Strasbourg, deux modèles de fusées de guerre auxquelles il reconnaît une identité complète avec des fusées signalées dans des textes bien antérieurs (1416).
Une continuation manuscrite du célèbre ouvrage de Wulturius, conservée à la bibliothèque de Colmar, a enfin fourni à M. Larchey sept modèles des plus curieux ; leur texte, écrit en vieil allemand, en garantit l'origine.
Les planches de ce recueil, an nombre de 105, comprennent 264 sujets , 88 ont été dessinés dans les musées et les collections de France, de Bâle et de Bruxelles. 110 d'après des manuscrits conservés à Bruxelles et en France, 36 d'après des gravures anciennes. 29 d'après des gravures modernes.
Les précieux monuments que M. Larchey a recueillis dans ses nombreux voyages , visitant les musées , les bibliothèques, les hôtels de ville, frappant aux portes des collections particulières , lui font un devoir et un plaisir de remercier, dans son introduction, les conservateurs des principaux dépôts qui, par leur bienveillance, lui ont facilité ses recherches et prêté leur appui. Les noms de
MM. Jung, bibliothécaire, et Alfred Schweighœuser, archiviste de la ville de Strasbourg, et Hugot, bibliothécaire de Colinar, devaient figurer au nombre des confraternités réelles sur lesquelles M. Larchey a pu compter. Bien que l'amabilité et la courtoisie do nos savants conservateurs des dépôts publics aient été souvent l'objet d'hommages publics, c'est une satisfaction bien douce pour nous que de les mentionner. Nous le faisons avec d'autant plus de plaisir que M. Larchey n'a pas rencontré partout la môme bienveillance. «Nous pourrions, dit- « il dans son introduction , citer à un point de vue tout «opposé, certain secrétaire de mairie alsacienne qui «nous a caché les richesses archéologiques de sa cité, «avec l'eflroi bien naturel, d'ailleurs, du provincial qui « voit un émissaire de la centralisation dans tout amateur « de Paris. »
Dans un moment où tout ce qui a trait à l'artillerie excite à un haut point l'intérêt de tous les hommes spéciaux de l'Europe , nous ne doutons pas que les planches de M. Larchey, qui touchent à un côté aussi curieux du développement de la nationalité française, n'obtiennent un légitime succès. Archéologues et hommes de guerre vont se disputer les 125 exemplaires mis dans le commerce. **
Essai typographique et bibliographique sur l'histoire de In gravure sur boù\ par Ambroise Firmin-Didot , faisant
1. Pari», 1868, in-8» à deux colonne*, 158 pp., titre jrravé.
suite aux Costumes anciens et modernes, de César Vccellio. Paris, 1863, in-8°, à deux colonnes, 158 pp., titre gravé, 5 fr.
Nous appelons l'attention toute spéciale de nos lecteurs sur ce volume qui contient des renseignements précieux sur les ouvrages à gravures imprimés aux XVe et XVI0 siècles.
Le chapitre relatif à Strasbourg est de nature surtout à intéresser les bibliophiles alsaciens. Ils y trouveront des renseignements bibliographiques sur le Déliai de Henri Knoblotzer1, sur les livres imprimés par Griiningcr, entre autres le Térence*, Y Horace3; le Virgile le Bcetius*, la Logica niemorativa', le Stulti/era navis 1 , la Passion*, les Bornons du Hug Schapler et d'une princesse de France9
1. 1478. — 2. 1495, in-folio. — 3. 1499, in-4*. — 4. 1502, in-folio. — 5. 1501 , in-folio. — 6. Jeu do cartes inventé par Thomas Murner , 1509, in-8'. - 7. Par Sébastien Brandt, 1498. - 8. 1508, pet. in-folio avec gravures d'Urso Oraff. — 9. Pet. in-folio à deux colonnes, dont voici les titres :
• Ein lieplicha leaen und ein wahrhafftigehiatory teie einer (d' da hieaz Hug Schapler und wz metzgera gachlecht), ein gewaltiger K&ngzu Franckrich ward durch acin grotse rittcrUchc manheit und al* die geacrifft xagt ao iat zu d' neat gewiaaen nnch CaroUia Magnna aun Kiinig Ludivige.* 1540, titre et table (S ff. non cbiff.), 54 ff. chiff., 41 ligneB la page. (Il est écrit eu prose)
Le titre du second est : « Von einea Kunigea Tochter vô Frûckrich cin htibachca leaen wie d'Knnig aie aelb zu d'Ee tcolt /ton, dea aie doeh gol vor im behitt vH darUb aie teil triibeal vu not erlidt, su létal ein Kûngin in Engcllant icard. > 1540 , 72 tf. signal. A-M.41 lignes la page, lli est écrit eu vers.)
M. Didot a pu réuuir ces ouvrage* qui °out tre* rare* , dans sa bi Miothcque.
et YHortulus anime*. René Beek qui imprimait en camaïeu, genre d'impression reproduit de nos jours et si bien perfectionné par M. 6. Silbermann, Hans-Ulrich Vœchtleiu dit Pilgrim, à qui on attribue cette invention, Jean Scott, Riehl , Bernard Jobin, Jean Knoblauch, Balthazar Bcck , figurent également dans cet essai qui pour M. Didot n'est qu'un cadre qu'il espère remplir plus tard , en mettant à profit les lumières de tous ceux qui , par des études spéciales , d'heureuses découvertes et une position exceptionnelle , voudront bien lui venir en aide dans ce long travail.
M. Didot , à la tête d'un établissement célèbre daus les annales de la typographie, sait que noblesse oblige; il possède, du reste, toutes les qualités pour une entreprise aussi hérissée de difficultés, c'est un écrivain élégant, un
bibliographe érudit et surtout un bibliophile passionné.
Rapport sur la pisciculture et la pèche fluviales en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, considérées au double point de vue des procédés de production tant naturels qu'artificiels et de la législation qui protège le peujjlement des cours d'eau, par M. Coumes, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chargé des travaux du Rhin et de
1. In-8*, 1503, 57 gravure» de Ilans Sprinkléc et de Ehr. Schopn. ProKpcr Marchand reproche à ce livre do couteuir a la page 119 une planche remarquable par non indécence et »a Hingularité: mIbU Ursule et quelques-unes de* onze mille vierges «ont exposée», toute*, nue- aux regards ln«cifs d'un cavalier.
GUIDIÎ ALSATIQUE.
L'Académie dcH inscriptions et belles-lettres vient de décerner unimention honorable à M. Louis Spach , pour ses Lettre* tur les archive»
départementale* du Bas-Rhin.
«Nous mentionnerons, dit M. Alfred Maury dans son rapport,
• M. Louis Spach , pour ses Lettre* tur It» archive* départementale* du
• Ba*-Rhin. La forme de ces lettres n'est pas tout à fait celle que la
• science demande et qu'appelait la sévérité du sujet. L'auteur écrit
• pour les gens du monde , et il s'o»t de préférence attaché aux parti-
• cularités qui peuvent les intéresser. Mais il a semé «on livre de
• renseignements curieux dont les paléographes et les historiens fe-
• ront leur profit ot qui ajoutent véritablement à nos connaissances. »
La distinction honorifique qui vient d'être décernée à M. Spach Ml justement méritée. Tous ceux qui out lu, et le nombre en est grand , les ouvrages et les nombreuses monographies publiés par notre savant archiviste, y applaudiront.
M. Spach, parla forme heureuse qu'il a su donner à ces Lettre* et grâce à son style souple, fin. pittoresque et toujours élégant, nous a initié à un dépôt dont on ignorait les richesses et i dos phases importantes de notre histoire. Si son livre n'a pas tout a fait la forme que la scient demande, s'il n'est pas aride pour le grand nombre, pédant, lourd et ennuyeux, quo l'auteur s'en console ; sous l'enveloppe de l'arrhiviste il y a un ppâte. M. Spach, en offrant aux paléographes et aux historiens nue mine féconde, a atteint un double but, puisqu'il a aussi vivement Intéressé les gens du monde et, sous ce rapport, il est à désirer que sou livre serve de modèle, dût la tèvèritê du »ujet en souffrir.
Une vente de livres provenant de la succession de M. Mabru de Ilaguenan . a en lien les 14 . 15 et 16 juillet . i la librairie de M. Kd. Piton
Le catalogue de cette bibliothèque, composé d'environ 500 numéros, ne contenait que très-peu d'ouvrage* dignes de fixer l'attention des amateur» et trè*-pcn i\'al*atica.
Nous n'avons remarqué parmi les livres de cette bibliothèque que trois ouvrages ayant trait à l'Alsace.
Le n» 166. Album a Lac leu . Strasbourg, 1838 1839. 2 vol. ln-4». relie» en 1 , Ûg. . bel exemplaire qui a été adjugé au prix do 24 fr.
Le n* 247. Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de I» congrégation de Saint-Maur. in-4*, 1717, 2 part, eu 1 vol. adjugé i 8 fr.
Kt le dernier numéro du catalogue. Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la convalescence du roi, à l'arrivée et pendaut le séjour de S. M. (Louis XV) en cette ville. Inventé, dessiné et gravé par J. Weiss. Paru, 1744 . gr. in-fol. . 11 gravures et 20 pages de texte gravé en taille-douce. (Deux exemplaires.)
Le 1" exemplaire, richement relié par Pasdeloup. en maroquin rouge, doré sur tranche, avec fileta, dentelles, arabesques, les armes de France et les armes de la ville de Strasbourg, aux quatre coins des plats du volume , mis sur table & 10 fr. et adjugé à 32 fr.
Le 2*. rel. en v. br. avec les armes de France, a été vendu 25 fr.
Un exemplaire du Roman de la Ro$e, 1526. pet. in-4». mais en mauvais état, a été vendu 31 fr.
fînlde de l'amateur de faïences et porcelaines, poteries, terres cuites, peinture sur la lave et émaux, par Auguste Demmin. 1 fort vol. pet. in-8» de 580 pp. avec 850 flg. dans le texte. V Juiet Renouartl, à Pari». — 10 fr.
I .es pages 356 à 358 ont trait aux fabriques de porcelaine criées a Haguenan ei .i Strasbourg, par llanong père et ses fils, Paul et Joseph, 1730 à 1753. M. Jubinal a Paris possède une belle collection «le poteries de Strasbourg et de Haguenau.
Die astronomisehe Uhr îm Strassburger Mfinster. allemanische Gedichte von Wilhelm Dilharz {Lahrer hinkender Bote, Muttrirte norjzeitung, n»' 27 i 31. 1863 )
Das siebente Samgerfest der elsarssiscbcn Oesangvereine in Strass burg. (Berliner Mtuik-Zeitung Echo, 13ter Jahrgang, H« 27, 5 juillet 1863.)
Der Raub Ktrassburgs Im Jahre 1681 . von Heribert Rau , article critique, par Hermann Ncuraanu. (Rltttter fnr titterarurhe Unterhaltnng, n» lt». 7 mai. p. 349-352.)
BULLETIN MENSUEL D'ALSATICA.
Livres.
1. Knne Bescbreibung der astronomlschen Uhr des Strassburger Munsters, von Ch. Schwilgué, 4te Auflage mil elnor Zeîchnung. Typographie Lt Roux à Strasbourg, 1863; pet. ln-8», 62 pp.
2. Inventaire sommaire des archives départementales antérieure» à 17!», rédigé par M. Louis Spach , archiviste. Bas-Rhin. Archives civiles. — Séries A à E. Tome I". Strasbourg, typographie de F* Berger-Levrault, 1863; in-4* i deux colonnes, 242 pp. ê fr.
Cet important travail de bénédictin e st précédé du rapport de M. de Permit ny h l'Empereur et d'une introduction aux Archives civiles du Bat-Rhin . de li p.
Série A : Actes du pouvoir souverain. — Domaine public. — Apanages. — Famille royale ,2 p. — Série B : Cours et juridiction ; paraîtra ultérieurement. — Série C: Administration provinciale. — Intendance». Subdélégation — Élections, Bureau des finances. États provinciaux. -- Principautés. - Régences, 67 p. — Série D : Imslrurtion publique. — Sciences et ans. — Universités. — Facultés. — Collèges. — Sociétés académiques, 18 p. — Série E : Féodalité — Communes. — Bourgeoisie et familles. — Titres féodaux. — Titre» de famille. — Notaires et tabellions — Communes et municipalités. - Corporation» d'arts et métier». — Confréries et tociété» laïques , 13'» p
3. Urkundliche Oeschlchte der Qraflachaft Hanau-LIchtenberg 1m
unteren Elsasse , von J. O Lehmaun. prot. Pfarrer *u Ruszdorf.
Erstcr Band. xweito Lieferung. Mannheim, 1863. A Strasbourg, chez
Xoiricl, libraire-éditeur, place Outenberg, tn-8\ p. 193-368.
Ahschnill IV. DieSchick»ale des jûngeren Zweiges der Ludwig'»chen Linie der Herrcn von Lichtenberg, bis zum Erlosrhen des gamen Stammes, vont Jabr 1335 bis tum Jshr 1480. A la fio de cette livraison se trouve le tableau généalogique de» Lichtenberg.
4. Odilia. Nach ciner altdcatschen Légende, von J. v. K. Regensburg.
1863, ehez C. F. Schmidt , rue des Grande*- Arcades, à Strasbourg:
ln-18, 208 p., cart. d.s. t. 2 fr.
Poème divisé en trois partie», précédé d'un avant-propos en ver» et suivi de notes historique».
5. Huningne et Bile devant les traités de 1815. Considérations politiques et historiqnea sur la nullité de Fart. S de ces traités, par Franck Lairtiffe, ln-8'. VIII-395 pp. Parts, Uhr. P. Dupont. 6 fr.
6. Le géuéral Barbanègre au blocus de Huuingue, 1815, par Sabourin de N union , in-8", 6 pp. Colmar, imprimerie Decker.
Extrait de la Revu* d'Alsace.
7. Bulletin de la Société littéraire de Strasbourg, tome I", 2' et dernière livraison, in-8\ Typographie de V Berger - Levrault , 1863, p. 147 à 406.
Procèt-verbaux des séances. — Études sur les poêles alsaciens et allemands du moyen âge (suite). Wolfram ron Eschenbach (1 180-1225) . par M. L. Spach. — L'Odynsée d'Homère, par M. Ed. Goguel. — Critique littéraire. Quatre tragédies de Schiller, traduites par M. Braun , et l'histoire de la Guerre de trente an* de Schiller, traduite par H. Langhans , par M. L. Spach. • - Dante et sa Comédie, par M Bergmann. — Le surnaturel et la critique du XVIII» siècle, par M Matter. — Burkard Waldis. Notice bibliographique, par M. L. Spacb.
76is. Les constitutions des villages de l'Alsace au moyen âge. Recueil de documents inédits publié par M. l'abbé Hanauer. Colmar, typogr. Decker; in-8', 40 pp. 1- livraison 2 fr.
8. Wolfram von Eschenbach, par Louis Spach. Strasbourg, typographie de V9 Berger- Levrault, 1863. in-8% 62 pp.
Extrait du Bulletin de la Socikt littéraire de Strasbourg.
9. Dante et sa Comédie, par F. G. Bergmann. in-8". Typographie de V Berger-Levrault, 35 pp.
Extrait du Bulletin de la Sociiti littéraire de Strasbourg.
10. Nicolas d'Amsdorf. Écrits et influence d'nn controversiste luthérien du XVI* siècle. Thèse de théologie protestante, par Ch. Fischer. Strasbourg , typographie Silbermann , in-8*. 50 pp.
11. Association strasbourgeoisc des amis de l'histoire naturelle. Compte rendu de la 13' séance générale du 13 avril 1863. Strasbourg, typographie de Q. Silbermann, 1863, in-8% 10 pp.
12. Société philanthropique et d'assistance fraternelle de Strasbourg. Projet de statuts révisés Typographie d'Ad. Christophe à Strasbourg, 1«63, in-8', 22 pp.
13. Statuts de la société fraternelle Israélite, in-8*. Strasbourg, typographie Christophe à Strasbourg, 16 pp.
14. 8tatuts de l'association des anciens élèves du collège de Bonxtvlller. 4 pp., In-8*. Typographie de Silbermann.
15. Rathsel fOr Jung und Alt. Rischwiller, typographe de Porth, lHH.i. in-8», 62 pp. — l fr.
16. Sermon du jour de Pique*, par D. W. Strasbourg, typographie de Le Roux, 1863, in-8", pap. vélin , 16 pp.
17. Manuel du libraire cl de l'amateur de livre», par J. Ch. Brunei. 5* édition , tome V, 1" partie. — 10 fr. Librairie et typographie de FirninDidot frères, à Paru , 1863 , 480 pp.
Scheriii. — Schœpflinut. — Scliolt (Pelru»). — Hcidamu Sliraimr (Tobias), etc.
18. L'Arithmétique du grand-papa, histoire de deux petits marchands de pommes, par Jean Macé. 3* édition, in-18, jésus. 200 pp. Pari», imprimerie Claye, librairie Hettel. — 3 fr.
19. Conte* du petit château , par Jean Macé. Nouvelle édition . in-18. Jésus, 304 pp. Paris, imprimerie Claye, librairie iletsel, 3 fr.
20. Histoire du canon de» écriture» sainte» dans l'Église chrétienne, par Edouard Reu»», professeur à la faculté de théologie protestante de Strasbourg. Strasbourg, typographie de O. Silbermaim, 1863 , grand in-8', 335 pp.
Extrait de la Revue de théologie.
21. Département, par F. Duboi», ancien préfet. Strasbourg, typographie de VBerger-Levrault, in-8', 8 pp.
22. Droit naturel, par A. Foucher de Careil. Strasbourg, typographie de V' Berger ■• Leerault , in-8*, 8 pp.
Ces deux brochures sont extraite* du />.. n m. général de la politique.
23. Budget départemental de l'instruction primaire (exercice 1863). Strasbourg, typographie de V' Berger- Levrault, iu-4\ 4 pp.
24. Théorie simplifiée du calcul des fraction» ordinaires et décimale*, par C. H. Payen, inspecteur de l'instruction primaire de l'arrondissement de Strasbourg. Strasbourg, typographie Christophe. in-8% 16 pp.
25. La Pologne et la diplomatie, par M. l'abbé A. GHtlilin, professeur au gymnase catholique de Colmar. Strasbourg , typographie Huder, 1863, pet. in-8«, 18 pp.
Elirait du journal l'Ai— fis*. La même brochure nn allemand.
26. Annuaire de l'administration française, par Maurice Block, «• année, 1863. Typographie de VBerger-Levrault, in-18, 376 et 146 pp. 4 fr.
Cet annuaire fait tuile au Dictionnaire de I adminisiiaii n fian^ui , il >r divise en deux parties: la première eompirnd rmgarmatiuii et le personnel de l'administration, la seconde U léçirJation H la Jurisprudence administrahve de l'année' I»ft2.
27. Annuaire rii|>lomalii|ue de l'empire français pour l'année 1863, 6* année. Typographie «le V- Berger-Lecrault , ln-18, 218 pp. — 4 fr.
Cet annuaire contient une notice biographique sur le comte Louit Sérurier. par M Michel Chevalier, sénateur, une nécrologie de l'année 1862 et une bibliographie.
28. Guide pour l'organisation et l'administration des sociétés de secours mutuels , par M. V. Robert, 2* édition revue et augmentée. Typographie V* Berger- Levrault à Strasbourg, in-18, VIII-220 pp. 2 fr.
29. Rapport de la commission de la caisse de retraites pour la vieil lesse * 8a Majesté l'Kropereur sur les opérations et la situation de cette caisse, par E. de I'aricu, président, année 1862. Typographie de V' Berger- Levrault , in-4*, 32 pp.
30. Des effets de l'absentéisme sur le pays d'élection et sur le pays abandonné, par du Mesntl-Marlgny (extrait du Journal de la Société de statistique). Strasbourg, typographie de V Berger- Levrault , 8 pp.
31. Le Blois. Les Suites de l'esclavage des nègres . iu-8«. 12 pp. Saint- Dénie, typ. Moulin. Paris, libr. Cherbuliez.
Elirait du Disciple de Jésus-Christ.
32. Licbtenberger. L'Eglise de la Confession d'Augsbonrg en France ; in-8*. 31 pp. Paris, tmp. Meyrueis et comp.
Extrait de la Revus chrétienne du 15 juillet 1863.
33. L'Art de convertir le fer de fonte ou le fer cru eu acier, joint i un traité sur l'acier d'Alsace, par M. le baron Espiard de Colonge, général d'artillerie française, mort on 1788; in-8". pl. — 5 fr. Chez Corréard, libraire à Paris, place Saint- Andrédes- Arts, 3.
34. La vie et l'œuvre de Charles Frédéric Gerhardt, suivies de notes et de développements relatifs aux doctrines unitaires, par J. H. Fernand Papillon, in-8». 1863. — 1 fr. 50 c. Libr. de Mallet-Ba chelier, à Paris.
35. L'abbaye et la ville de Wissembourg , avec quelques châteaux forts de la Basse-AI«ace et du Palatinat. Monographie historique, par J. Rbcinwald, régent au collège de Wissembourg, officier d'académie. Wissembourg, typ. de Wentxelfils, 1863; in-8\ XIX -509 pp. - 1 fr
Division de l'ouvrage — Ouvrage» romulte». — Liste de» pièce» jusriftcatives — Seite des abbés de Wissembourg al de» cvéquci. — Prévoi» , leur), successeur». — Série de» évèques de Spire, depuis Jcssé jusqu'à Philippe 11. baron de Florrshcim. - Celle moungraphie est divisée en Irois période». I.» première comprend les année» C13-ttt3, depuis la fondation fie l'abbaye
jusqu'à la mort de l'abbe Edeliu . la deuxième, les année* Iâ93 * IVZ4, h sécularikalion de l'abhaye , et U troisième les année* 1524 à 1789.
36. La Russie eu 1812 , Rostoptchine et Kutuaof. Tableau de moBur* et essai de critique historique, par M. Schnitzler, in-8» — 7 fr. A Paris, chex Didier, 1863.
• Nous ne prétendons pat faire un crime à M. Schnitiler de se* sympathie* pour la Russie, mais nous le répétons le niomeut est mal choisi pour les exprimer. Du reste, il ne peut que perdre son temps el son éloquence* .vauler les progrès réalisés par le rouage gouvernemental de la Russie, il ne gagnera personne a la cause. L'histoire de la Russie n'est qu'une longue et sanglante tragédie, presque tous les rôles y commencent ou finissent dans le »»ng. • FasftciSQGB Dicaos [SiècU du 30 Juillet 1863).
37. Aide-Mémoire à l'usage de» sou» -officiera d'artillerie. Librairie militaire de V' Berger-Levrault et Fil», ln-12. XLXI-654 pp. , 47 pl -5 fr
38 Mabienthaler Kalbsdeb auf dan Schaltjahr 1864, y aunée. Typ.
Edler,à Haguenau, 68 pp , pet in-4» avec flg. sur bois. Page 27. Légende der heiligen Odilie.
3». Krumm-Schnabelchen Strasbourg. 1868, ryp. de V' Berger-Levrault
Zu haben in der Siederlage christlicher Schriften, Alter Fitchtnarkt, 30,
in-8\ 23 pp.
Périodiques.
1, Revue d'Alsace. Juin et juillet 1863. - Véron - Réville. Tableau historique de la vie sociale en Suisse. — Ch. Orad. Étude* géographiques : I. L'isthme de Panama. — A. Ingolt. Nouveaux renseigne ments sur le blocus de Uuningue. — Jean Fiscb. Document histo rique. Incendie des établissements de MM. Japy de Beaucourt. — L. Spach. Cours d'études historiques au point de vue philosophique et chrétien , par Ch. Cuvler. — Simonet. Lettres alsaciennes, IV. L'ancienne Alsace à table. - Quignerea. Les monuments de l'an clen évôché de Bâlc. J. F. Un exemple i propos de la formation des bibliothèques communales.
2. BULLETIN DE LA SOCIETE HOtJR LA CONSEBVATION DBS MONUMENTS
historiques d'Alsace (2* série, l* vol.. 8' livr-aison). Procès-verbaux des séances du 7 juillet an 22 décembre 1869.
Le cimetière fortifié de Dttrrenbach . par M. A. Stoffcl. - Le» églises de Sainte-Madeleine, de 8aint-Louis et de Sainte-Catheriue à Strasbourg, par feu M. Fries. - Notice »ur quelques monuments .le l'époque gallo-romaine trouvés sur les sommités des Vosges près
de Saverne. par M. de Morlet . avec 3 planches. — L'église abba tiale de Saint- Pierre et Saint- Paul et sea peintures murales, par M. V. Guerber. — Notice sur quelques antiquités de la montagne de Sainte-Odile et des environs, par M. C. P. Oppermanu. — Lettre d'indulgence en faveur du Chapitre de Strasbourg, par M. L. Spath, avec une planche. — Fouilles exécutées dans les t o m belles celtiques de la forêt communale de Desseuhcira, par M. de Ring, avec une carte. — Note sur l'aucienne commandcrie teutonique de Dheu, par M Siffer. — Note sur les tumuli de la forêt de Brumath. par M, de Morlet, avec une planche.
Celte livraison termine le I" volume de la 2* série. La première partie, comprenant les procès-verbaux , contient 166 pages La deuxième rompreuant les mémoires , 203 pages. Ce volume contient en outre 65 gravures . 8 planches lilhograpbiées, 3 planches chromo-lithographièes, I photographie et ï cartes. Le prix du volume pour les non-sociétaires est de 14 fr.
3. Curiosités d'Alsace, pages 193-314, 2» année. 3' livraison. Colmar, Harlh. Strasbourg , Xoiriel.
La Rosière de Bloliheini , comtesse de l.aw (1775). — Règlement des affaires criminelle* à Saverne, I.V'6. — Siège et capitulation de Saverne. I»>36. — Hohenack , document* historique». — Un jugement arbitral du magistrat de Strasbourg, 1474. — Lettre iuédite de Gaston d'Orléans au magistrat de Calmar, 1631. — Mémoires des souffrance* de la ville de Saint- Hippolyte pendant les guerres. — Chanson «tir la guerre des paysans, I52î».
Les Dominicaines de Schaiiensteiubach et les sires d'AnJlau , XVI* siècle} — Rotules latins decolonges alsaciennes (M. l'abbé llanauer). — Le Pfeiffertag a Ribeauvillt! (avee la reproduction d'une gravure du XVI* sii>cle — V attirés : Défense de chasser sur les terres de l'évèque de Strasbourg , 1692. — l n marc d'or du aux huissiers de la chambre du roi par les villes ou le roi fait sa première entrée (1746). — Lettre du maréchal de Coiitades a M. de Mayerhoffcu, commandant Saverne, sur les honneurs dus au margrave de Bade (1761), avec réponse — Deux lettres de M. de Lucé au magistral de Saverne, relative à VM*Ma ïlluttrola , 1754. — Revenus et dépenses de l'évèehé de Strasbourg (1766). — Décret de bannissement rendu par le conseil de la régenre de l'évèehé de Strasbourg runtre les bourgeois de Saverne, qui ne se sont pus confessés et n'ont pas communié a F'âques, 1635. — Extrait d'un registre paroissial de llunawihr, 1700. Culture de la vigne Règlement du magistral de Riquewihr, 1644. — Confédération de plusieurs seigneuries de la Haute-Alsace pour défendre les mariages entre Fiançais et Alsaciennes. 1580. Dm requête du comte de Falsenstein au roi Louis XV (âpre. 1715)
Suite de la liste de» admissions à la bourgeoisie de Colmar, p. xxv-xxxii
4. Kt,ft JC8SI8CHK8 Samht.iosrlatt, n** 21 à 28, 23 mai à 1 1 juillet 1863
Ans der Légende des heiligen Aredius. A Stwber. Noch ein mal da* 8angerfe>t. - Die Belagerung des Bruekenkopfa von Hû nlngen (26 octobre 1796 5 février 1797). - M. Klein. Strassburger
Briefe. — Bcdcutung und Ursprung des oberelsàssichen Worte>> Kelte. A. stôber. — Briefe au» Algérien , von C. Bose.~ Dcr fcierlichc Kinzug de* Krzhcrzogs Lcopold von Œstreich in Zaberu. — Dag. Fischer. Dan Schellcuwerk von Benfeiden. — Volksabcrglaubc.
— Der Cula, das lotbringischc Dorfthier. — Kin scltsamer Zwei kampf, Qeurebild von Fr. Steinbach. — Scherz und Ernst au- Johann Fischarts Scbriften gesamraclt, von A. Stoeber. — Die Ornnd- «tcinlegung desneucn Gymuasiumsin Strasbourg, von M. Kleiu.