‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 113 sur 138 · Jules ëbckuann. Le Pôro do la Vondde. Paris, Mansartt · texte numérisé non relu

Jules ëbckuann. Le Pôro do la Vondde. Paris, Mansartt

1868; Strasbourg, Noiriel; in-i8, 234 p. — 2 fr. 60 c.

Tableau des atrocités que certains princes allemands commettaient avant la Révolution française dans cette partie de la contrée qui appartenait aux duos de Deux-Ponts et qui a été répartie par la Convention entre les départements do la Moselle , de la Menrthe et du Bas-Rhin.

321. EBCKMANR-CnATRiAK. Lc Blocus. Épisodo de la fln do l'Empire. Paris, Uetzel, 1867; in-i8, 835 p. — 3 fr.

La scène se passe i Pbalsbonrg. Un des meilleurs romans de ces deux autours.

322. Idem. Histoire d'un paysan. Paris, Hetzel, 1868; in-18. — 8 fr.

L'action se passe en partie en Alsace et à Phalsbourg.

Histoire do l'état du peuple sous l'ancienne monarchie française, racontée par un vieux paysan, pour faire voir par quels cataclysmes un pauvre serf d'avant 1789 peut dire aujourd'hui:

J'at mon petit-fils Jacques à V École polytechnique ; j'ai ma petite' fille Christine mariée avec Vinspecteur des forêts Martin ^ un homme rempli de hon sens ; mon autre petite-fille Juliette est mariée avec le commandant du génie Forhin; et le dernier, Michel, celui que j'aime pour ainsi dire le plus, parce qu'il est le demierf veut être médecin. Il s'est déjà fait recevoir bacJulier Vannée dernière à Nancy ; pourvu qu'il travaille, tout ira bien.

Tout cela t je le dois à la Kévolulion. Avant 1789, je n'aurais rien eu; j'aurcUs travaillé toute ma vie pour le seigneur et le couvent,

«De pareils livres, a dit, avec raison, M. Sicbecker, feront plus pour l'avenir de la patrie et de l'humanité que toutes les tartines des faiseurs de phrases; c'est que le peuple y sentira palpiter son âme à lui, et qu'il verra qu'il ne doit pas, sous peine de lâcheté et de déshonneur, laisser aliéner l'héritage que ses ancêtres lui ont conquis au prix d'un fleuve de larmes et de sang* «Nous ne voulons pas terminer sans prévenir le publie contre une confusion dans laquelle certains individus pourraient avoir intérêt à l'entretenir.

• Depuis quelque temps, on aperçoit cbex les libraires des ouvrages d'un M. Jules Erokmann , et, par suite de bruits étranges, auxquels nous voulons bien croire que ce monsieur soit resté étranger, beaucoup de personnes ont la persuasion que la raison littéraire Erckmann-Cbatrian est disloquée. Il suffirait de lire un de ces livres pour s'apercevoir bien vite que les auteurs du Conterit de 1818 n'y sont absolument pour rien.

«Cependant une certaine teinte de cbauvinisme et une grande admiration pour Napoléon pourraient amener, avec cette analogie de nom, une erreur fort désagréable pour M. JÊmile £rck> manu , le collaborateur de M. Chatrian.

« Il est donc de notre devoir de prévenir le public que les auteurs des Conteê populaire* et des Romans nationaux ne sont pas près de briser une collaboration, qui dure depuis plus de quinze ans, à laquelle ils doivent leurs succès, et que tous leurs livres sont signés : Erckmann' Chatrian.

« A bon entendeur salut I •

323. Th. lUuuv. Raoul, sire do Créqui; prétendu poëmo inédit du XlIIe siècle. Étude critique. Strasbourg, lypog. V« Berger- Levrault, 1867; in-8o, 24 p.

Extrait du Bulletin de la Société littéraire de Strasbourg.

Monographie curieuse et spirituellement écrite. Elle a trait à un soi-disant pofime du XIII« siècle qu'un savant archéologue alsacien, M.Max, de Ring, crut publier pour la première fois dans le Messager des sciences historiques de Belgique en 1851 d'après une copie manuscrite trouvée dans les papiers de Dalayrac et que possédait M. Mattcr. Ce poSme, qui n'était, du reste, qu*nn mauvais pastiche du XVIII* siècle attribué au Père Daire , avait été publié en 1775 par d'Arnaud de Baculard à la fin d'une de ses Nouvelles historiques.

Ce qu'il y a de piquant dans la monographie de M. Raulin, c'est de voir un inspecteur général des bibliothèques, M. Matter, et l'érudit M. Glénin, se tromper tous deux. Ce dernier, dont on se rappelle la polémique ardente, croit le pastiche l'œuvre de MM. de Ring et Matter, et il vent y reconnaître « les tournures et les idlotismes du XIX« siècle , le langage d'une habitante du quartier Bréda ■ ; et l'autre a la certitude de posséder au moins on manuscrit remontant au XVII* siècle.

Le travail de M. Raulin est très-intéressant et il y a déployé beaucoup de verve et un grand talent critique.

324. Émilb Gruckbr. Discours prononcé à l'ouverture du cours do littérature étrangère. (S« sem. 18G7-1868.) Poitierg, 1868; in-8®, 27 p.

Littérature allemande au XVIII* siècle. — Influence de la littérature française. -^ Rôle de Lessing.

M. Émllo Grucker, professeur de philosophie an Qymnase protestant de Strasbourg, agrégé de philosophie et de langues étrangères , ancien secrétaire de Cousin , a été appelé récemment i la chaire de littérature étrangère de Poitiers.

325. Louis Ratisbohkb. Auteurs et livres. Variétés littéraires. Paris, Amyot, 1868; in-l8, 839 p. — 3 fr. 60 c.

Réunion d'articles qui ont paru dans les Débat», On y trouve un remarquable essai sur M. Louis Veuillot. M.Ratisbonne a rencontré un mot charmant pour définir le rédacteur en chef de VUnivers, et c'est M. Veuillot lui*méme qui le lui a fourni : 11 l'appelle le boulevardier de Rome.

326. A. CuuQUBT. Gulyas Hus. Strasbourg, typog. K« Berger- LevrauU, 1868; in-12, 23 p. avec gravures.

édition tirée à petit nombre sur papier chamois.

• Un plat historico-culinaire • , dédié aux amis de l'auteur.

Le Oulyaê Hum, ou OolUacht ou viande des bouviers, est un mets particulier à la cuisina hongroise.

Cette curiosité littéraire a été publiée à l'occasion de l'ouverturc récente, à Strasbourg, d'un estaminet-restaurant viennois qui a mis à la mode un plat désigné par les amateurs soas le nom de Paprika.

Paprika est le nom que les Hongrois donnent au poivre d'£spagne ou de Cayenne.

La brochure de M. Chuquet est pul)liée avec beaucoup de goût ; c'est une petite plaquette qui fait honneur à la typographie strasbourgeoise. L'auteur nous promet toute une série de petits volumes : le CimttièTt de* vivant» j Ouvre-Vail et le Wagonneur,

327. GiHiH. Le XIXe Siècle comparé aux époques de Poriclôs, d'Auguste et de Louis XIV. Paris, Machette; Haguenau, typog. Edler, 1867; in-12, 352 p.

828. Dahibl. Promenade burlesque dans le quartier de cavalerie do Colmar (vers), par Daniel, porto-étendard du 3« régiment de lanciers. Colmar, autog. Million; in-8», 16 p.

329. Ed. Fbbybel. A sainte Cécile, patronne des chanteurs. A la Chorale de Strasbourg. (Poésie.) Strasbourg, typog. V« Berger-Levrault , 30 novembre 1867; in-8®, 4 p.

330. Ph. Eb. Fétc de famille de Schiltighcim, le 23 juin 1867. Strasbourg, typog. Silbermann ; iu-8'», 4 p.

331. Hélène à la solitude. Roman épistolaire. Paris, Tardieu, 1866; Mulhouse, typog. Bader; in-i8, 215 p.

352. Dklcasso. L'École normale supérieure en 1816. Épitro ;\ Victor Cousin. Strasbourg, typog. F® Berger • Levrautt ; in-8°, 8 p-

333. Idbic. Les Sirènes, d'aprùs George Kastncr. Strasbourg, typog. F« Berger-LevrauU ; in-s®, 10 p.

334. EscHBHAusB. La Patience ; poésie d'après le poète allemand Spitta. Strasbourg, typog. F« Berger-LevrauU; in-8S 2 p.

335. L. Spach. Le Moine Lamprecht et son poème d'AJcxandre le Grand. Strasbourg ^ typog. F« Berger-LevrauU; in.8», 24 p.

Lamprecht est un moine néerlandali qni a vécn au XIII« siècle et qni s*est fait le biographe d'Alexandre le Grand.

M. Spach, en érudlt savant, snit, dans son analyse dn po6mc de Lamprecht, le développement dn mythe d'Alexandre en Orient et en Occident, sans négliger les traditions persanes et talmndiqnes, et il fait ressortir avec talent le fond réellement historiqae de ce po6me.

336. loBM. Eulogo Schneider comme poète et «écrivain. Strasbourg, typog. F» Berger-LevrauU; in-8o, 25 p.

Cette sinistre figure de notre histoire révolutionnaire est étudiée sous un aspect tout nouveau. Cet homme ambitieux , dévoré de passions ardentes, et dans la vie duquel la religion, la poésie et la politique ont tour i tour Joué un grand rôle, a été étudié par M. Spach avec un rare bonheur.

Les cinq numéros ci-dessus sont des tirages à part du BulUtin de la Société littéraire de Strcubourg.

337. b>Bu. Hamlet. Metz, typog. Rousseau- PaUez ; in-8<>, 26 p. Tirage à part de la Revue de VEêtf janvier et février 1868. Conférence tenue à Strasbourg, i l'Hôtel de ville, eu janvier 1867.

338. Cu. Dubois. Marguerite. Nouvelle strasbourgeoise (1789).

Strasbourg, typog. Christophe; in-S», 74 p. Tirage i part do l'Indicateur du Dcu-Bhin.

339. Idkm. Un vieux conte. Strasbourg, typog. Christophe; pet. in-S", 60 p.

Extrait de V Indicateur du Boi-Bhin.

340. Éd. Schubé. Histoire du Lied, ou la Chanson populaire en Allemagne , avec une centaine de traductions en vers et sept mélodies. Paris, 1868; in-i8, 540 p. — 3 fr.

La valeur de ce volume ne consiste pas seulement dans la partie historique et esthétique de l'œuvre. M. Scburé est également poëte, et comme tel , il était, plus qu'un autre, appelé i faire connaître à ses compatriotes les beauté» du Lied allemand. M. Schuré est un disciple du savant professeur de -littératuro

allemande, M. Â. Qrfln, dont les travaux sont très-estimes et dont les conférences, faites, il y a quelques années, A l'Hôtel de ville de Strasbourg, ont eu le plus grand succès.

341. ScnLEiNiNOER. Nouvollo antliologio , ou Manuel rie la llttë* rature allemande, contenant près de 500 morcoaux-modôles en prose et en vers, avec les notices biographiques et bibliographiques do 200 autours allemands anciens et modernes. Strasbourg, Saloman, éditeur; typog. Leroux; in-i2, 715 p.

342. Fr. Waltkr. Recueil de poésies, dédie à la jeunesse chrétienne. 4« édition. Strasbourg ftypog, V^ Derger-LevrauU; in-i2f 295 p. — 1 fr. 60 c.

343. M°)e CousTARD DR NsRROKKB. Récréation des adolescents. Dialogues, proverbes, fables, contes, etc. Paris, 1867; Strasbourg, Salomon; typog. Silbermann; in-i2, 148 p. — 8 fr.

344. J. BoRHST. La Banqueroute; comédie en deux actes, en vers. Strasbourg, typog, Silbermann; in -8», 46 p.

Théâtre de l'Avenir. M. Bornet s'intitule le trouvère du XIX« siècle!!

345. Die Frau Veltcn. Zweite Kunkelstube. (Poéaio.) Strasbourg , typog. V' Berger-Levrault, 1867; in-8^ 13 p.

346. K. Berdellâ. Im Hirtejerri sin verborjener Schatz; Komedio in 1 Act , in nidderelsûsser Sprôch , nôch ero Verzûhlung : «le Trésor de Biaise », von Ëug. Mûller. Prisz: 25 c. Mulhouse f typog. Rissler^ tSCl; in- 12, 24 p.

Bxtrait du Samstagsblatt.

347. Â. Kbktzel. Muscn - Knospen. Strasbourg, typog. Silbermann; in-12, 131 p.

348. K. Staub. Poctische Versucho. Mulhouse, typog. Rissler, 1867; iu-16, 12 p.

3 19. Dahlbn. Dorlishcim und seine Umgegend. Gedichte. Strasbourg, typog'. Silbermann, 1867; in-8o, 35 p.

Recueil de poésies. — Dorligheim. — Unaere "Welnberge. — Unsere Wlesen und Weidg&nge. — Unscre Waldnngen, etc.

350. G. SoMifBRvooBL. Duc Correspoudance pendant l'émigration (1792-1797). 48 lettres inédites de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, du duc de Berry et du duc d'Ënghien.

Parts, Douniol, 1867; in-S®, 54 p.

Bxtrait des Étvde* religietueê, hittorignet et littiraire»^

Supplément à l'Hittoire des trois derniers princes de la maison de Condé, par M. Crétineau-Joly.

L'autenr n'a pas publié daus son entière intégrité la correspondance du duc de Berry.

• On doit un grand respect à ceux qui ne sont plus, a-t-il dit,

• feurtont quand il s'agit de pénétrer, sans leur aven , dans Plnti-

• mité de leurs confidences. ■ Mais cette réflexion a valu au P. Sommeryogel une réponse assez Juste de M. de Oerminy. (Voir le Correspondant du 25 juillet 1867.) t Mais lorsque, excitant

• ma curiosité, on me permet de regarder par le trou de la ser-

• rnre, je ne vois pas quelle raison de ne pas m'onvrlr la porte

• toute grande.!

351. Ravkrez. Histoire du cardinal François de Sourdis, du titre de Saint-Praxôde , archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, abbé de Maulëon et d'Oyrvaux. Parité 1867; in-8<*, XI-669 p.

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