‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 56 sur 138 · L'ANCIEN PALAIS ÉPISCOPAL DE STRASBOURG · texte numérisé non relu

L'ANCIEN PALAIS ÉPISCOPAL DE STRASBOURG

£n conformité de vos désirs , je m^empresse de vous réunir, en toute hâte, les données principales que je possède sur la construction du château, ci -devant palms épùcopal.

Cet édifice somptueux, à mon avis le plus heau de ce sfyle que nous ayons à Strasbourg, a été construit par le

1. Lettre de M. L. Schnéegans, ancien archlyiBte de U ville de Strasbourg, découverte dans les papiers de M. Massé, en son vivant conservateur du musée de Strasbourg.

( 85 ) cardinal de Bohan, évêque de Strasbourg, de 1727 à 1742, comme vous le feront voir les dates suivantes.

Dès Tannée 1727 , le cardinal de Rohan avait obtenu des lettres patentes, qui lui accordèrent une imposition sur les habitants de révêcbé , pour la construction du palais épiscopal.

Toutefois les travaux ne semblent pas avoir été commencés immédiatement. Plusieurs années paraissent même s^être écoulées entre l'obtention des lettres patentes et le commencement des constructions. Ces dernières, néanmoins , étaient en train en 1732 et en pleine activité en 1734. C'est pour cela aussi que Ton indique cette année comme ayant été celle de la construction. La terrasse régnant au-devant de la grande façade méridionale, le long de la rivière , ne fut établie qu'en 1742. Cette date paraît donc avoir été celle de l'achèvement des travaux.

Le nouveau palais épiscopal fut élevé sous la direction du sieur Massol , architecte du cardinal de Bohan. Je vois néanmoins , par le procès- verbal de la séance des XŒ du 13 mars 1738, que cet artiste n'eut, en cette occasion , que la direction des travaux de construction , et qu'il ùe fit, qu'exécuter des plans conçus et dessinés par un autre artiste. Le préteur royal de Klinglin le dit dans les termes les plus exprès, dans la délibération que je viens d'alléguer. Si je ne me trompe , je crois me rappeler d'avoir lu quelque part que ce fat un artiste parisien , ou du moins firançais , qui traça le plan du palais.

J'espère que ces renseignements , quelque sommaires qu'ils soient , suffiront pour le moment.

Quant aux lettres patentes de 1727, j^ajoute encore qu'elles accordèrent au cardinal une imposition de 12,000 livres par an sur les justiciables de Tëvêché , pendant douze ans , et un emprunt de 200,000 livres pour la conêtructton du palais épiêcopal, ainsi que je Tai dit.

Tout à la hâte.

Votre dévoué ,

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