‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 87 sur 138 · LIV-888 , LIV-468 p · texte numérisé non relu

LIV-888 , LIV-468 p

Ces 2 volâmes forment les tomes 8 et 9 de la Bibliothèque aXlemande, dont le RoUwagenbûehlein forme le 7* volume ; YÉêope, de Barkhard WaldiB, les !•' et %*>, et les œavres de Jean- Jacob- Christophe de Grimmelshausen , les volâmes 3 i 6. Le l^** volume des œavres de Fischart contient : Naeht E<»b oder Nebel Kràh. Der Bar/ÛMêer Seeten- und Kuttenstreit , von 8. Dominici , dea PredigermOnehê. — Le 2* volnme ; FlOh Hax , Weiber Traz, Dos GlUekhafft Sehiff von Zurich. Die Wunderlichst YnerhOriett legend und Beechreibung. Bewarung und ErkWrung deê Bra$ten gemeijnen Spriehwortê : die Otlehrten, die Verkehrten, — Le 8* volnme, qui n'a pas encore parn, contiendra les petits pofimes.

185. A. Chékusl. L'Âncienno Univorsitë et rÂcadëmio moderno de Strasbourg. Strasbourg, typog. Huder, 1866 ; ia*8<^, 28 p.

Discours prononcé à la rentrée des facultés de l'Académie de Strasbourg t 1® ^^ novembre 1866.

136. D. Fischer. Lo Tribunal civil de Saverno. Colmar, 1866 ; in>8<>, 14 p.

JSxtrait de la Revue d'Alsace, Notice historique dans laquelle M. Fischer retrace , avec beaucoup d'intérêt, les efforts que firent Haguenau et Saverue pour obtenir le siège du tribunal en 1790. Cette monographie est remplie de faits curieux et de notes bio • graphiques très-Intéressantes pour l'histoire de la magistrature en Alsace.

187. Auo. Stcibbb. Jôrg Wickram , Volksschriftsteller und Stifter

der Colmarer Meistersûngerschule im I6ten Jahrhundort und

dcsson vorzfiglichste Schriflon. 2« ddition, revue et augmentée.

Mulhouse, 1866; pet. in-8^ 67 p.

Cette étude , trôs-compléte , sur l'un des écrivains les plus populaires du XVI* siècle , a paru, pour la première fols, dans le Elêâeêiêchen Sawutagêblatt , à l'occasion de la publication de la Jolie édition du RoUtcagenbûchlcin faite par M. Henri Kurk , il y a deux ans environ. Cette brochure dénote, de la part de l'auteur, une grande érudition et la profonde connaissance des œuvres littéraires allemandes des siècles passés.

138. Abthub Dimaux. Les Sociétés badines, bachiques , chantantes et littéraires ; leur histoire et leurs travaux. Ouvrage posthume, revu et classé par M. Gustave Brunet, avec un portrait dessiné et gravé à l'eau-forte par G. Staal. Paris, BacheUn-Deflorenne , 1867; S vol. in-8*, 458 et 410 p. — 14 fr.

Un répertoire den pins cnrieux de tontes les sociétés plus on moins littéraires qnl ont existé jnsqn'à ce jonr. Ce travail, qne tons les bibliophiles attendaient' avec impatience depuis le 23 juillet 1865, époqne à laquelle il fut annoncé par une question aux lecteurs de l'Intermédiaire (t. II, p. 424), contient cependant certaines omissions qu'il eût été facile à M. O. Brunet d'éviter. Les sociétés littéraires et gastronomiques de la Pomme-de'Pin et du Barbeau n'ont, dans l'ouvrage de M. Dinanx, aucune mention. Cependant nous avons donné, en réponse à la question de VlnterinédicUre, des renseignements assez étendus sur ces deux sociétés (p. 504). h* Académie du dimane?te de Colmar et la Société théfttrale de la Grenouille verte, qui a monté à Strasbourg, avec le plus grand succès, uAe tragédie antique avec chœurs: le Veapilion adultère on le Triomphe de l'innocence , n'y sont non plus citées. Malgré ces omissions, l'ouvrage de M. Dinaux n'en restera pas moins une œuvre très-originale et d'un grand intérêt pour l'histoire littéraire de l'Europe.

139. L. Spach. Augusta Rauracoruin(Augst); son fondateur et ses ruines. Typog. K« Berger-LevrauU ; gr. in-8°, 12 p.

Extrait du Bulletin de la Société deê monument» historiquee.

La peuplade celtique qui portait ee nom occupait une partie du Haut-Rhin (le Sundgau) et une partie des cantons actuels de BAle et de Berne. Leur petite capitale était située à l'est de Bile, à une distance de quelques kilomètres.

140. NAPOLioK NiCKLÈs. Le Moulin de Sand. Paru, 1867 ; gr. in-8o, 4 p.

Extrait du Journal d^ agriculture pratique du 10 Janvier 1867. N*2.

Ce moulin est l'un des plus anciens de l'Alsace. On connaît un titre de 1363 qui en fait déjà mention. Propriété de M. Louis Albrecht depuis 1840; réduit en cendres, en 1860; reconstruit d'après le système américain. Aujourd'hui il a 5 turbines d'une force de 20 chevaux chacune; 4 turbines font mouvoir 16 paires de meules qui , en 24 heures, convertissent de 250 à 800 quintaux métriques de blé en farine. La &" turbine est louée à la maison Tœlcker, qui l'emploie pour motidre de la chicorée.

141. Dr Faudbl. Note sur la découverte d'ossements fossiles humains dans le lehm de la vallée du Rhin à Êguisheim , près

fe

Colmar, suivie de recherches chimiques sur lesdits ossements, par M. Schourer-Kestner. Colmar, typog. Decker, 1867; in-8«, 42 p. et 1 pi.

Extrait du Bulletin de la Soeiité d'histoire naturelle de Colmar. D'après les recherches chimiques qui ont été faites par M. Scheurer, on pourrait conclure que les débris dont M. Faudel a donné une description très-intéressante, seraient non-seulement trèsanciens, mais même contemporains des animaux quaternaires trouTés dans le même terrain , et, par conséquent, fossiles comme eux.

142. A. Pbnot. Les Institutions privées du Haut-Rhin. Notes remises au comité départemental pour l'Exposition universelle de 1867. Mulhouse, typog. Bader; gr. in-8°, 102 p. — i fr. 50 c.

Mémoire très-complet et très-intéressant sur toutes les institutions de prévoyance fondées par les fabricants du Haut-Rhin dans le but d'améliorer et de relever la condition physique et morale de la population ouvrière. Ces diverses créations, fondées par l'initiative individuelle , en dehors de l'action administrative, sont décrites, avec le soin le plus minutieux, par un économiste distingué qui s'est toujours occupé , avec beaucoup de sollicitude, de toutes les questions touchant à l'amélioration du sort des ouvriers.

Ce travail ne sera pas seulement lu avec intérêt par les hommes spéciaux, mais par tons ceux qui comprennent, — et souhaitons qu'ils soient nombreux en Alsace, — qu'aider au développement moral des populations déshéritées, de ces masses laborieuses, est le plus saint devoir des classes privilégiées.

148. A. DcBBAu. Notes bihliographiques pour servir à Tétude de

riiidtoire et do l'archéologie, i'» année, 1863. Paris, Joubertf

décembre 1866 ; in-i8, 276 p. — 3 fr.

Ce volume, destiné aux amis des études historiques, contient l'indication de tous les ouvrages, brochures, plaquettes, mémoires, notes, articles de journaux publiés, pendant l'année 1863, sur l'histoire et l'archéologie (antiquités, inscriptions, numismatique). Il est divisé en cinq parties : 1* ouvrages imprimés en France, 800 articles; 2* travaux divers insérés dans les mémoires et bulletins de 130 sociétés savantes de France; 3* articles divers publiés dans^lns de 100 journaux français; 4* livres et brochures imprimés à l'étranger; 5* travaux insérés dans des journaux de 120 sociétés savantes de l'étranger. On trouve, en outre, dans ce volume , une table alphabétique des 3,370 articles qui y sont mentionnés et dont plusieurs sont de MM. Bockenmeyer, Caxeaux, Moesmann , Stranb, de Ring, H. Bardy, Ingold, StolTel, de Mor-

let, L. Spach. Dacheux, Ouerbor, Mary, Huot, de Neyremand, A. StoBber, Hananer, Spindlori Taintarier, etc.

L'Annuaire de M.Dnrean sera bientôt suivi de celui de 1864, et 1865 paraîtra encore avant la fin de cotte année. Nous ne saurions assez recommander cette utile publication à tous les érudits et collectionneurs de notre province.

Ii4. Voiv WisKowATOPF. Jacol) Wiinpholing, sein Lebon und seine Schriften. Ein Boitrag zur Geschichto der deutschcn Humanisten. Berlin, 1867; Strasbourg, Ubrairiet C, F, Schmidt et Noiriel; in-8o, 238 p. — 4 fr. 80 c.

Btude consacrée à un savant théologien, historien et philologue , et l'un des principaux restaurateurs des lettres en Alsace. Wimpheling a publié un grand nombre d'écrits et certains opuscules trés-ourieux et aujourd'hui très-rares.

Oe volume comble une lacune dans l'histoire littéraire des XY" et XVI* siècles. Aussi M. de Wiskowatoff a-t-il droit, pour son excellent travail biographique et critique, à la reconnaissance de tous les érudits et de ceux de l'Alsace en particulier. Wimpheling est né à Schlestadt, le 27 juillet 1450; il a fait ses études à Fribourg, a été recteur de l'Université de Heidelberg, prédicateur à Spire; il a ensuite séjourné à Strasbourg, oA il a eu des différends très-vifs avec Murner; appelé à Bile, par l'évoque Christophe d'Uttenheim , il quitte Strasbourg en 1508. Ses écrits, souvent très-agressifs, lui ont suscité de nombreuses querelles avec les moines. Vers 1520, âgé de 70 ans, fatigué , souffrant beaucoup de la goutte, ainsi que le constate une lettre très-spirituelle qu'il écrivit à Érasme, il se retire à Schlestadt, ohes sa sœur, et meurt lo 17 novembre 1528.

145. Mkkok. Notice sur deux autels votifs découverts à Kœnigsboffen. Strasbourg, typog,V^ Berger-Levrault, 1867; in-i2, 10 p. avec 2 grav.

Oes deux autels ont été trouvés dans les caves de MM. Gruber et Reeb.

146. QuiQUBRBz. Le Château de la fiurg. Strasbourg, typog. F» Berger-Levrault; gr. in-8°, 1 pi.

147. A. SiFFSB. Antiquités du moyen ftge et de Tépoque gallo-romaine. Strasbourg, typog. V* Berger-Levrault; gr. in-8o, 16 p., i pi.

Les numéros 145, 146 et 147 sont extraits du Bulletin des monument» hiêtoriqueê tVAUace,

148. ViBOH-RiviLLB. Le Régime colonger en Alsace , d'aprôs les derniers documents. Metz, typog, Housseau-Pallez ; in-8o, 96 p.

Extrait de la Revue de VEat, Voir l'article de notre collaborateur, M. Mossmann , page 153, consacré à cette excellente étude.

149. Marrtat. Histoire des poteries, fù'ences et porcelaines. Ouvrage traduit de l'anglais sur la 2« édition et accompagne de notes et additions par MM. le comte d'Armaillë et Salvetat, avec une prdface de M. Riocreux. Paris, F» Renotiard, 1866; Strasbourg, Noiriel; 2 vol. in-8o, XVI-436-480 p. — 20 fr.

Ces deux volumes sont illustrés d'un grand nombre de bois. Oa trouve, dans le chapitre VI consacré aux additions sur les faTenoes firançaises, des renseignements sur Haguenau et Strasbourg, empruntés à l'étude de M- Tainturicr. L'ouvrage est terminé par le tableau des marques et monogrammes des peintres-décorateurs et doreurs attachés à la manufacture de Qévres de 1753 à 1800.

150. Bruch. Les Bibliothùqucs publiques à Strasbourg. Note. iStrof-

bourg, typog, Heilz, 1867; in-8°, 15 p.

Cette note, faite en séance du Séminaire du 21 Janvier 1867, reproduit la plupart des documents publiés déjà en 1844 dans la Notice 9ur l'origine des bibliothèques publiques dans la ville de Strasbourg, attribuée à M. Jung. Elle est divisée en trois parties : lo L'historique qui relate la convention du 6 vendémiaire an XII, conclue entre le président du Consistoire général et la ville de Strasbourg, et pa)r laquelle l'Académie protestante cède à la commune l'usage gratuit du chœur du Temple-Neuf pour y placer la bibliothèque de la ci-devant Ecole centrale du département, à condition qu'aucun changement ne pourra être fait aux murs du bâtiment, sans le consentement de ladite Académie. 2* Les chargea de la ville et celles du Séminaire relativement à la séance du conseil municipal du 17 décembre 1866, où il a été question des travaux i exécuter à la bibliothèque. So Rapport de la commission du budget touchant la séparation à faire entre la bibliothèque de la ville et celle du Séminaire qui , aujourd'hui, ne forment, pour ainsi dire, qu'une pièce. M. Bruch pense que, si quelques habitants se sont faits. Jusqu'à ce Jour, les échos d'erreurs répandues dans le public, ii n'y a plus lieu de parler désormais « de Vaffaire delà

• Bibliothèque, comme s'il y avait là une affaire, un litige ou même « une simple difficulté. Le Séminaire, du moins, ne parvient pas à

• découvrir en quoi ses vues diffèrent de celles des représentants t de la ville.» Le Séminaire ne demande qu'une chose, c'est de ne pas être blâmé s'il entend garder la nue propriété du bâtiment et d'être consulté pour les travaux à y entreprendre.

151. Otto Lorbnz. Catalogue gênerai de la librairie française

pendant vingt-cinq ans (1840-1865). 3^ livraison. Strasbourg,

typog. l'c Berger-LevrauU, 1867; p. 805-464. — 5 fr.

Cette 3« livraison comprend la bibliographie d'un grand nombre d'auteurs appartenant à l'Alsace :

BouMingault, Boateron , Th. Braun , Bréal , Bremond , Bmiére (A. Sohnéegans), Buob, Th. de Biuaierre, do Batret, Campaux.

158. Oblbob ot J. KfxcHiiiv-ScHLuiiBSROBB. Descriptlon géologique et minéralogique du déparlement du Haut-Rhin , publiée sous les auspices du Conseil général du département. Mulhome, E, Perrin, éditeur; Colmar, typog. Decker; s vol. gr. in-8°, XXIII-484 et 547 p. Stratbourg, librairie Salomon, — 80 fr.

Une carte géologique du département, à l'échelle Vmnm» P^i* 1®" mêmes auteurs , chromo-lithographlée en 43 couleurs , par les presses de E. Simon , de Strasbourg , plus 4 grandes planches de coupes, en parties coloriées, accompagnent cet important ouvrage.

Cet ouvrage, bien qu'il contienne seulement la description géologique et minéralogique du Haut-Rhin, n'en est pas moins d'un intérêt général pour HM. les ingénieurs et pour toutes les personnes qui s'occupent, par goût on par état, d'études géologiques, parce que le département du Haut-Rhin, grâce k ses nombreux accidents de terrain , à la variété de ses roches et à l'Importance des travaux dont il a été l'objet , constitue , au point de vue géologique , une des régions classiques de la France.

153. A. F. Les Ombres. Strasbourg, typog. Simon; in-8o, 8 p. 88 strophes datées de Strasbourg. Juillet 1866.

154. A. DK Lappabkmt. Conseils à un jeune amateur de géologie. Poème didactique composé à l'occasion des courses géologiques de l'école des mines. Paris, 1867; Streubourg, typog. V« Berger- LevrauU; il p.

«Naguère un grand poète, oubliant ses colères. Mettait Pégase au vert* ; allons encor plus loin : A ce vaillant coursier faisons manger des pierres; C'est plus noble, à mes yeux, que de le mettre au foin! •

155. Th. fiBAUB. La Fiancée de Messine, de Schiller, traduite en

vers, Strasbourg, typog. Silbermann; gr. in-8o, Vni-i6i p.

M. Braun vient de clore, avec cette tragédie, ta traduction en vers français des œuvres dramatiques que Schiller a lui-même écrites en vers. Cette traduction est la seule complète et est de beaucoup supérieure à tons les essais de traduction tentés Jusqu'à ce Jour. Il ne reste plus à M. Braun qu'à réunir en nne édition uniforme ses précédents volumes.

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