M. Lepage, les Communes de la Meitrthe, t. I, p
il nous montre l'antagonisme des divers agents du pouvoir seigneurial que la religion divisait et « qui apportaient au sein du conseil les haines de leurs maîtres et leurs jalousies personnelles». Les élections avaient ordinairement lieu le vingtième jour, c'est-à-dire le 13 janvier, qui était ainsi nommé, parce que Tannée commençait jadis à Noël * ; c'est pour cette raison que le registre «relatant tous les ans, de 1599 à 1726, le nom des fonc-
< tionnaires précédés de l'indication de la charge qu'ils « avaient à remplir » , est appelé par M. Benoît le livre du vingtième jour*. Le seul personnage remarquable dont le nom soit inscrit sur les pages de cette espèce de nobiliaire démocratique , c'est celui du bailli Moscherosch
< que les hasards d'une vie agitée avaient fait parvenir « aux fonctions d'édile de Fén étrange » et qui se fit connaître dans la suite par ses compositions littéraires. L'auteur trace « l'esquisse de la physionomie particulière de
< chacun des fonctionnaires municipaux depuis ceux d'un « ordre supérieur jusqu'aux agents subalternes » et nous fait assister à la déchéance politique de la ville de Fénétrange. « La transformation , dit-il , qui devait faire d'une « vUle libre de l'empire germanique une cité lorraine , ne « s'opéra pas sans des secousses violentes qui préparèrent