C. F, Schmidt, libraire; in-i2, 223 p. — l fr. 60 c
Roman dont la plupart des scènes se passent À Strasbourg et dans les Vosges i l'époque du premier Empire et de la Restauration.
318. A. Robert. Le Lord de l'amirauté. Roman, ^rasbourg, typog. Christophe, 1867 j pet. in-8o, 270 p.
Roman paru en fenilleton dans l'Impartial du Rhin. (Tirage à part.)
319.^ H. KuBz. Johann Fischart's siimmtliche Dichtungen. Dritter
TheU. Leipzig, 1867; Strasbourg, C. F. Schmidt, — lOfr.
C'est le 10« volume de la collection de la Deutache Bibïiothek et s.le dernier des Œuvres de Fischart.
320. Jules Ebokmanv. Le Père de la Vendée. Paris, Mansart, 1868; Strasbourg, Noirieh in -18, 234 p. — 2 fr. 50 c.
Tableau des atrocités que certains princes allemands cominettaient avant la Révolution française dans cette partie de la contrée qui appartenait aux ducs de Deux-Ponts et qui a été répartie par la Convention entre les départements de la MoseHe , de la Meurthe et du Bas-Rhin.
321. Ebckmank-Ghatbian. Le Blocus. Épisode de la fin de l'Empire. Paris, Hetzel, 1867; in-i8, 336 p. — 3 fr.
La scène se passe à Pbalsbourg. Un des meilleurs romans de ces deux auteurs.
322. Idem. Histoire d'un paysan. Paris, Hetzel, 1868; in-i8. — 3 fr.
L'action se passe en partie en Alsace et à Pbalsbourg.
Histoire de l'état du peuple sous l'ancienne monarchie française , racontée par un vieux paysan , pour faire voir par quels cataclysmes un pauvre serf d'avant 1789 peut dire aujourd'hui :
J'ai monpetit-fila Jacques à V École polytechnique ; j'ai ma petitefilU- Christine mariée avec l'inspecteur des forêts Martin, un homme rempli de bon sens ; mon autre petite-fXle Juliette est mariée avec le commandant du génie Forhin; et le dernier, Michel, celui que j'aime pour ainsi dire le plus , parce qu'il est le dernier f veut être médecin. H s'est déjà fait recevoir bachelier l'année dernière à Nancy; pourvu qu'il travaille, tout ira bien.
Tout cela, je le dois à la Révolution. Avant 1789, je n'aurais rien eu; j'aurais travaillé toute ma vie pour le seigneur et le couvent,
« De pareils livres , a dit , avec raison , M. Siebecker, feront plus pour Favenir de la patrie et de l'humanité que toutes les tartines des faiseurs de phrases; c'est que le peuple y sentira palpiter son âme à lui, et qu'il verra qu'il ne doit pas, sons peine de lâcheté et de déshonneur, laisser aliéner l'héritage que ses ancêtres lui ont conquis au prix d'un fleuve de larmes et de sang* < Nous ne voulons pas terminer sans prévenir le public contre une confusion dans laquelle certains individus pourraient avoir intérêt & l'entretenir.
• Depuis quelque temps, on aperçoit ohes les libraires des ouvrages d'un M. Jules Erckmann , et, par suite de bruits étranges, auxquels nous voulons bien croire que ce monsieur soit resté étranger, beaucoup de personnes ont la persuasion que la maison littéraire Brckmann>Ghatrian est disloquée. Il suffirait de lire un de ces livres pour s'apercevoir bien vite que les auteurs du Conscrit de 1818 n'y sont absolument pour rien.
• Cependant une certaine teinte de chauvinisme et une grande admiration pour Napoléon pourraient amener, avec cette ana* logie de nom, une erreur fort désagréable pour M. Emile Erckmann , le collaborateur de M. Chatrian. -^
< U est donc de notre devoir de prévenir le public que les auteurs des Contes populaires et des Romans nationaux ne sont pas prés de briser une collaboration , qui dure depuis pins de quinze ans, à laquelle ils doivent leurs succès, et que tous leurs livres sont signés : Erekmann-Chatrian.
« A bon entendeur salut! *
323. Th. HAuiiiN. Raoul, sire de Cre'qui; prétendu poème inédit* du Xllle siècle. Étude critique. Strasbourg, lypog. V^ Befger- Levraultj 1867; in-s^, 24 p.
Extrait du Bulletin de la Société littéraire de Strasbourg.
Monographie curieuse et spirituellement écrite. Elle a trait à un soi-disant poëme du XIII« siècle qu'un savant archéologue alsacien, M.Max, de Ring, crut publier pour la première fois dans le Messager des sciences historiques de Belgique en 1851 d'après une copie manuscrite trouvée dans les papiers de Dalayrac et que possédait M. Matter. Ce poëme, qui n'était, du reste, qu*un mauvais pastiche du XVIII« siècle attribué au Père Daire , avait été publié en 1775 par d'Arnaud de Baculard à la fin d'une de ses Nouvelles historiques.
Ce qu'il y a de piquant dans la monographie de M. Raulin, c'est de voir un inspecteur général des bibliothèques, M. Matter, et rérudit M. Gtënin, se tromper tous deux. Ce dernier, dont on se rappelle la polémique ardente, croit le pastiche l'œuvre de MM. de Ring et Matter, et il veut y reconnaître « les tournures et les idiotismes du XIX« siècle , le langage d'une habitante du quartier Bréda > ; et l'autre a la certitude de posséder au moins an manuscrit remontant au XYII' siècle.
Le travail de M. Raulin est très-intéressant et iVy a déployé beaucoup de verve et un grand talent critique.
324. Emile Gbucker. Discours pronçncé à l'ouverture du cours de littérature étrangère. (2e sem. 1867-1868.) Poitiers, 1868 ; in-80, 27 p.
LiUtératare allemande «n XVIII« siècle. — iQflaeooe de U littérature française. — Bôle de Lessing.
M. Emile Qrncker, professeur de philosophie an Gymnase protestant de Strasbourg, agrégé de philosophie et de langues étrangères, ancien secrétaire de Cousin , a été appelé récemment à la chaire de littérature étrangère de Poitiers.
325. Louis Batissonnb. Auteurs et livres. Variétés littéraires. Paris, Amyotf 1868; in-18, 339 p. — 3 fr. 50 c.
Réunion d'articles qui ont paru dans les Débats.
On y trouve un remarquable essai sur M. Louis Yenillot. M.Ra* tisbonne a rencontré un mot charmant pour définir le rédacteur en chef de VUnivera, et c'est M. Veuillot lai-même qui le lui a fourni : il l'appelle le houlevardier de Rome.
326. A. Ghuqdbt. Gulyas Eus. Strasbourg, typog, F» Berger- LevrauU, 1868; in-l2, 23 p. avec gravures. ■
JÈdition tirée à petit nombre sur papier chamois.
• Un plat historico>culinaire » , dédié aux amis de l'auteur.
Le Chilyas Huê, ou GolUuéh, ou viande des bouviers, est un mets particulier à la cuisine hongroise.
Cette curiosité littéraire a été publiée à l'occasion de l'ouverture récente, à Strasbourg, d'un estaminet-restaurant viennois qui a mis à la mode un plat désigné par les amateurs sous le nom de Paprika.
Paprika est le nom que les Hongrois donnent au poivre d'Espagne on de Cayenne.
La brochure de M. Chuquet est publiée avec beaucoup de goût ; c'est une petite plaquette qui fait honneur à la typographie strasbourgeoise. L'auteur nous promet toute une série de petits volumes : le Cimetière des vivants, Ouvre-Vail et le Wagonneur.
327. GiHis. Le XIX<» Siècle comparé aux époques de Périclès,' d'Auguste et de Louis XIY. Paris, Hachette; Haguenau, typog. Edler, 1867; in-12, 362 p.
828. Davibl. Promenade burlesque dans le quartier de cavalerie de Colmar (vers), par Daniel, porte-étendard du 3« régiment de lanciers. Colmar, aiUog. Million; in-8°, 16 p.
329. Ed. Fbbybbl. A sainte Cécile, patronne des chanteurs. A la Chorale de Strasbourg. (Poésie.) Strasbourg, typog. Fe Berger-LevrauU , 30 novembre 1867; in-s®, 4 p.
330. Ph. Eb. Fête de famille de Schiltigheim , le 23 juin 1867. Strasbourg, typog. Silbermann; in-s®, 4 p.
331. Hélène à la solitude. Roman épistolaire. Paris, Tardieu, 1866; Mulhouse, typog. Bader in-18, 215 p.
3SS. Dblcasso. L'École normale supérieure en 1816. Épftre à Victor Cousin. Strasbourg, typog. r« Berger-LevraiM ; in-S», 8 p-
333. Idbm. Les Sirènes, d'après George Kastner. Strasbourg, typog. V* Berger-LevrauU ; in-8°, 10 p.
334. EscHavAUBB. La Patience ; poésie d'après le poète allemand Spitta. Strasbourg, typog, F» Berger-LevrauU; in-s», 2 p.
335. L. Spach. Le Moine Lamprecht et son poème d'Alexandre le Grand. Strasbourg , typog. F« Berger-Levrault ; in-8o, 84 p.
Lamprecht est an moine néerlandais qui la yécn an xni« siècle et qni s'est fait le biographe d'Alexandre le Grand.
M. Spach I en éradit savant , suit, dans son analyse du poSme de Lamprecht, le développement du mythe d'Alexandre en Orient et en Occident, sans négliger les traditions persanes et talmadlqnes, et il fait ressortir avec talent le fond réellement historique de ce pofime.
836. Idbm. Euloge Schneider comme poète et écrivain. Strasbourg, typog. K« Berger-LevrauU; in-8o, 25 p.
Cette sinistre flgnre de notre histoire révolationnaire est étudiée sons un aspect tout nouveau. Cet homme ambitieux , dévoré de passions ardentes , et dans la vie duquel la religion , la poésie et la politique ont tour à tour joué un grand rôle, a été étudié par M. Spach avec un rare bonheur.
Les cinq numéros oi-dessus sont des tirages à part du BuUêHn de la Société littéraire de Straàbourg, i
337. Idbm. Hamlet. Metz, typog. Rousseau-PaUez ; in>8^ 86 p. Tirage à part de la JB«v«e de VEêt, janvier et février 1868. Conférence tenue à Strasbourg, i l'âôtel de ville, en janvier 1867.
338. Gh. Dubois. Marguerite. Nouvelle strasbourgeoise (1789).
Strasbourg, typog. Christophe; in-8o, 74 p.
Tirage à part de Vlndicateur du Bas-Rhin.
339. loBM. Un vieux conte. Strasbourg, typog, Christophe; pet. in-80, 60 p.
Extrait de Vlndicateur du Bat-Rhin.
340. Éd. Schubé. Histoire du Lied, ou la Chanson populaire en Allemagne , avec une centaine de traductions en vers et sept mélodies. Paris, 1868; in-l8, 540 p. — 3 fr.
La valeur de ce volume ne consiste pas seulement dans la partie historique et esthétique de l'œuvre. M. Schuré est également poëte, et comme tel, il était, plus 'qu'un autre, appelé à faire connaître à ses compatriotes les beautés du lAed allemand. M. Schuré est un disciple du savant profe&seur de littérature
allemande, M. A. Grtln, dont les travaux sont très-estimés et dont les conférences, faiteii, il y a quelques années, & l'Hôtel de ville de Strasbourg, ont eu le plus grand succès.
341.. ScHLEiKiiroBH. Nouvello anthologie, ou Manuel de la litte'rature allemande, contenant près de 500 morceaux-modèles en prose et en vers, avec les notices biographiques et biblio^ graphiques de 200 auteurs allemands anciens et modernes. Strasbourg, ScUomon, éditeur; typog. Leroux; in-l2, 715 p.
348. Fb. Waltxr. Recueil de poésies, dëdië à la jeunesse chrétienne. 4« édition. Strasbourg, typog. V^Berger'LevrauU; in-i2, 295 p. — 1 fr. 60 c.
343. Mme Goustabd db Nbrbornb. Récréation des adolescents. Dialogues, proverbes, fables, contes, etc. Paris, 1867; Strasbourg, Salomon; typog, Silbermann; in-i2, 148 p-.— s fr.
344. J. BoBVBT. La Banqueroute; comédie en deux acte^, en vers. Strasbourg, typog, Silbemumn; in-8°, 46 p.
Théâtre de l'Avenir. M. Bornet s'intitule le trouvère du XIX« siècle!!
345. Die Frau Velten. Zweite Eunkelstube. (Poésie.) Strasbourg, typog. V^ Berger 'LevrauU, 1867; in-8°, 13 p.
346. K. BbbdbllA. Im Hirtejerri sin verboijener Schatz; Komedie in i Act , in nidderelsûsser Sprôch , nôch ère Verzâhlung : «le Trésor de Biaise » , von Ëug. Mùller. Prisz : 25 c, Mulhouse, typog, Rissler, 1867; in-l2, 24 p.
Bxtrait du Safnstagsblatt.
347. A. Çbhtzel. Musen - Knospen. Strasbourg, typog, Silbermann; in- 12, 131 p.
848. E. Staub. Poetische Versuche. Mulhouse, typog, Rissler, 1867; in-16, 12 p.
349. Dahlbmt. Dorlisheim unti seine Umgegend. Gedichte. Strasbourg, typog, Silbermann, 1867; in-8®, 35 p.
Recueil de poésies. — Dorlisheim. — Unsere Weinberge. — Unsere Wiesen und Weidg&nge. — Unsere Waldungen, etc.
350. G. SoMMBBvoGBL. Uue Correspondance pendant l'émigration (1792-1797). 48 lettres inédites de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, du duc de Berry et du duc d'Enghien.
Paris, Douniol, 1867; in -8°, 64 p.
Extrait des Études religienseê, hiêtoriques et littéraires.
{Supplément à VHûtoire des troh dernière prince» de la maieon de Condéf par H. Crétinean-Joly.
li'antenr n'a pas publié dans son entière intégrité la correspondance du duc de Berry.
• On doit nn grand respect i ceux qui ne sont pins , a-t-il dit, I surtout quand il s'agit de pénétrer, sans leur aven , dans Pinti- « mité de leurs confidences. > Mais cette réflexion a valu an P. Sommerrogel une réponse assez juste de M. de Germiny. (Voir le Correspondant du 25 Juillet 1867.) • Mais lorsque, excitant ■ ma curiosité) on me permet de regarder par le trou de la ser- • rure, Je ne vois pas quelle raison de ne pas m'ouvrir la porte • • toute grande. ■
351. Ravbvkz. Histoiredu cardinal François de Sourdis, du titre de Saint-Praxôde , archevôque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, abbé de Maulëon et d'Oyrvaux. Paris, 1867; m-s®, XI-569 p..
352. Bbbomaitn. De Tlnfluence exercée par les Slaves sur les Scandinaves dans l'antiquité. Colmar, typog, Decker, 1867 > in-80, 18 p.
Extrait de la Bévue d* Alsace.
353. Comte Paul de Leussb. Souvenirs d'un aspirant de marine . Paris, Dentu, 1S67 ; Strasbourg, typog. Christophe ;in-is, 274 p., frontispice dessiné par M. B... — 8 fr.
Ces souvenirs ont paru en feuilleton dans VImpartial du Bhin. I On y trouve, a dit avec*beancoup d'à-propos M.'Klenck, le critique de l'Industriel alsacien, toute la fraîcheur du Jeune âge , une certaine naïveté d'imagination et parfois môme la gaminerie du collégien émancipé. >
Un des principaux mérites de ce petit livre , c'est d'être écrit sans prétention.
354. Ch. de Lobbach. Saint- Émilion, son histoire, ses mo.numents, ses vins; avec illustrations de Gh. Lallemand. Strasbourg, typog. Silbermann; in-4o, 44 p.
Beau volume.
355. De Lobbach et Ch. ][jAi.i.emand. Les Richesses gastronomiques de France. Les vins de Bordeaux^ i^e partie : Crus classés. Strasbourg, typog. Silbermann; in-40, 164 p.
Splendide volume illustré de 57 gravures sur bois, dont un grand nombre tirées sur chine.